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Résumé du Petit Provencal

du 21 mai 1936

L'O.M. a causé une agréable surprise

en tenant le Racing en échec

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R.C. Paris : 2. - O. MARSEILLE : 2

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Paris, 21 Mai.

Malgré le vent violent qui balayé le terrain dans le sens de la longueur, les équipes fournirent une partie très acceptable dans l'ensemble, mieux même à certains moments le niveau du jeu fut très relevé.

Tout d'abord la rencontre débuta sous le signe de la rapidité, favorisé par le vent, le Racing s'imposa nettement pour, au bout de deux minutes, traduire une supériorité passagère. En effet, la surprise passée, l'O.M. S'organisa et essaya de lutter victorieusement contre ses deux adversaires, dont l'un : le vent, s'avérait plus redoutable. Il s'agissait pour Marseille d'atteindre la mi-temps ave un score avantageux. Entendez par là qu'il acceptait certes la domination territoriale de son rival en mettant tout en oeuvre pour limiter la marque à une afible marge. Non seulement il parvint au résultat escompté, mais encore il atteignit la pause sur un score nul, deux buts de part et d'autre, ayant départagé justement la qualité du jeu des eux onze.

 De sorte que par la suite, bénéficiant de l'appoint généreux du vent la victoire marseillaise était entrevue. De fait, pendant les deux tiers de la seconde mi-temps l'O.M. traita sévèrement son rival. Kohut par des shoots puissants faillit souvent donner l'avantage à son équipe. Zatelli constamment sur la balle harcelant, sans cesse la défense, obligea Roux à des sorties aventureuses, mais chaque fois couronnées de succès.

Alcazar, d'une grande activité, épaula sérieusement le trio intermédiaire où Bastien se signala comme à son habitude.

Devant la stérilité de leurs efforts offensifs et défensifs, les joueurs oublièrent quelque peu les lois du jeu correct. Il s'ensuivit des coups francs qui, dès l'abord, ne ralentirent pas l'ardeur belliqueuse des adversaires.

Puis l'O.M. accusa la fatigue et d'attaquant depuis attaqué. Le Racing alors entrevit le succès. Kurka, dont la première mi-temps avait été franchement mauvaise, se retrouva heureusement et parvint, aidé par Bastien, à endiguer les offensives parisiennes, portées en majeure partie sur Veinante. Le match nul sanctionna équitablement cette rencontre, où, tour à tour, les deux onze eurent la victoire en mains.

L'O.M. a accompli à demi la tâche qui lui était dévolue. Il convient de le féliciter de ce résultat acquis face au redoutable onze parisien. N'ayant rien à gagner, accordons lui sans réserve les louanges qu'il mérite. L'impression produite par l'O.M. a été excellente ; sa belle tenue a démontré qu'il pouvait jouer comme auparavant un rôle de tout premier plan.

Kohut, Zatelli, Meister et Bastien se sont distingués particulièrement.

Au Racing, Zivcovicht, Couard, Veinante et Roux méritent les honneurs de la citation. Grâce à l'O.M. le championnat demeure indécis. Voici quelles étaient les équipes :

R.C. Paris : Roux, Dupuis, Diagne, Banide, Jordan, Delfour, Mathe, Kennedy, Couard, Ziviovitch, Veinante.

O.M. : Di Lorto, Kurka, H. Conchy, Bastien, Mesiter, Durand, Zermani, Alcazar, Zatelli, Kohut, Janin.

 M. RAFFAELLI

LA PARTIE

Il faisait froid et la partie a débuté à Colombes devant une assistance très clairsemée. Cependant les joueurs ont tout de suite montré une belle activité et la partie a pris dès le coup d'envoi une allure vive et très spectaculaire.

D'emblée en action les Parisiens au bout de trois minutes obtiennent leur premier but à la suite d'une très belle combinaison entre Veinante, Couard, Zivgovitch et Kennedy.

Racing 1, Marseille 0.

Aussitôt Kennedy reprend de volée un centre de Veinante et met la balle à côté. Les Marseillais qui jusque là avaient été légèrement dominés, réagissent et Diagne doit dévier un shoot de Kohut.

Accentuant leur pression, Les Marseillais mettent Roux plusieurs fois en danger et bientôt à la suite d'un centre de Zermani, Dupuis laisse échapper Kohut qui, à ras de terre, bat le gardien de Paris : Racing 1, Marseille 1.

Roux pare du poing un shot de Jeannin. Le Racing qui joue avec le vent, réagit et c'est au tour de Di Lorto d'être attaqué ; Il pare difficilement un shoot de Zircovitch, mais il est obligé de s'avouer battu su un shoot de Couard, consécutif à un corner bien tiré par Kennedy et après que soient intervenus Jordan, Veinante et Zivcovitch.

Racing,2 ; Marseille, 1.

La partie s'équilibre ; le jeu est large et ouvert. La fin de la mi-temps voit Marseille dominer assez nettement. Zatelli place à côté un shoot "retourné" puis réussit à égaliser sur passe de Zermani.

Racing, 2 ; Marseille, 1.

Et la mi-temps survient sur ce résultat.

LA DEUXIEME MI-TEMPS

Pendant le repos, le vent a augmenté d'intensité et il souffle maintenant en rafales. Les Marseillais, ravis de posséder avec eux cet appoint, dominent nettement, mais ils utilisent mal les éléments si bien que leurs shoots ne sont guère dangereux.

Le vent tombe enfin et il nous est possible maintenant de voir jouer au football.

La défense de Marseille doit intervenir fréquemment car les Parisiens se maintiennent dans la moitié du terrain de leurs adversaires et elle le fait parfois avec une énergie excessive moyennant quoi elle réussit cependant à empêcher le Racing de marquer.

Et la fin survient sur le résultat nul : 2 buts à 2

Tous les buts furent marqués en première mi-temps. Ils furent signés Kennedy, Kohut, Couard et Zatelli.

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