OM1899.com

Résumé du Petit Provencal

du 12 octobre 1936

HIER, AU STADE FERNAND BOUISSON

l'Olympique de Marseille

a battu Antibes, mais sans éclat

  ____________________ 

O.M. : 2. - ANTIBES : 0

Le calendrier de la Division Nationale offrait, hier, l'équipe d'Antibes, en holocauste à l'Olympique de Marseille. Mais la victime expiatoire de la défaite marseillaise à Rennes ne se présenta pas pieds et poings liés sur le terrain. Elle fit preuve, au contraire, de beaucoup d'allant, surtout en première mi-temps au cours de laquelle les nombreuses vagues d'assaut des blancs se brisèrent sur une défense intraitable et chanceuse.

Ce n'est qu'à la 30e minute de jeu que l'avant centre olympien Ignace réussit enfin à percer le rideau défensif des azuréens.

Par la suite, Waggi, Kohut et même Sas tentèrent le but mais le grand Ehms s'avérait imbattable sur les balles hautes et sauvait maintes fois son camp.

A la reprise l'Olympique de Marseille conservait l'ascendant, quoiqu'à un rythme moins accéléré ; plusieurs fois le point fut à deux doigts d'être marqué, mais comme en première mi-temps un seul shoot, finalement botté par le même Ignace, devait prendre à défaut le goal antibois, après un quart d'heure de jeu.

Les visiteurs découragés et les locaux, satisfaits ne jouèrent plus par la suite qu' "à la va comme je te pousse". Seul Ignace, au centre de l'attaque se fit remarquer jusqu'à la fin par son action intelligente. Compensant son manque de puissance par beaucoup de style et d'initiative, il réussit une belle exhibition. Mais à part quelques bonnes combinaisons avec l'ailier gauche Waggi, puissant et rapide, il ne fut pas épaulé comme il aurait mérité de l'être.

Kohut exilé à l'inter, se semblait pas du tout à son affaire à ce poste. Il n'eût même pas la ressource de placer un tir au but victorieux, étroitement surveillé et ne pouvant s'envoler le long de la touche comme à son habitude. Sas, au contraire, est un inter classique ; il travaille bien en profondeur et prépare judicieusement ces attaques. Mais outre qu'il hésita à shooter, il ne fut pas secondé par son ailier Zermani, lequel parut en bien mauvaise forme et ne fut heureux ni dans ses centres ni dans ses tirs.

En résumé, attaque sans liaison, ni mordant, qui effectua un grand nombre de descentes, grâce aux services répétés de la ligne intermédiaire mais qui ne réussit à conclure que deux fois, ce qui est peu. Si les Antibois avaient eu une attaque à la hauteur, ils auraient pu prétendre au même résultat. Et cependant, l'O.M. domina par ses demis, Durand se fit applaudir maintes fois, soufflant la balle à l'adversaire et servant dans son style acrobatique Bruhin, par ses longues passes aux ailes et son jeu de tête, fut un pilier à la hauteur, bien épaulé par Bastien, excellent en défense.

La paire défensive, composée de Gonzalès et Gorelli, se révéla solide et sûre devant un Erevanian athlétique et adroit sur les quelsques shoots qu'il eut à stopper.

Les shoots antibois, en effet, furent plutôt rares par rapport à ceux des Marseillais. L'attaque parut le point faible de l'équipe. Personne ne mérita d'être noté. Par contre, un joueur ressortit nettement de la ligne intermédiaire, ce fut le demi-droit Semeria, qui allie à une excellente technique une grande intelligence de jeu. Il fit souvent figure de pilier d'attaque en suppléant à Fecchino. Celui-ci jouait la défense entre les deux arrières, Meliga et Masset qui déblayèrent vite et bien. Enfin le goal Ehms aux dégagements lointains, ne rechigna pas à l'ouvrage et fit preuve d'une plus grande sûreté sur les balles hautes.

 

 

Albert MIRANE

 

   

 

N LANG="FR">

Toute reproduction intégrale ou partielle des textes ou photos est strictement interdite.