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Résumé Le Provencal

du 21 décembre 1970

 

A BOUT DE SOUFFLE !

CHAMPION QUAND MÊME

Sombre dimanche pour l'O.M.

Impuissant devant le RED STAR

La trêve arrive, comme un cadeau du ciel, pour interrompre le processus de liquéfaction qui a fait rapidement de l'O.M., flamboyant de l'automne, une équipe comme les autres...

Ce qui frappe, dans son cas, c'est cette impuissance collective, remarquée aussi bien à Bordeaux qu'hier après-midi au Stade Vélodrome, dans des conditions différentes.

Il y a huit jours, l'O.M. avait été impitoyablement balayé par les Girondins.

Il ne le fut pas, certes, par le Red Star, pour la bonne raison que les Parisiens, ayant marqué dès la première escarmouche, songèrent beaucoup plus à se défendre qu'à attaquer.

On frémira d'envisager ce qui serait arrivé si, conscients des faiblesses olympiennes ils avaient manoeuvré avec plus d'audace...

Au lieu de cela, ils jouèrent jusqu'au bout avec le feu, et qu'ils soient parvenus à leurs fins ne changent rien au public. L'O.M. d'hier était bon à prendre !

 Sombres dimanches !

Certains, qui n'étaient, hâtons-nous de le préciser, ni joueurs ni dirigeants, poussèrent des cris de joie en apprenant que Saint-Étienne n'avait pas gagné à Ajaccio, l'O.M. était de ce fait, champion d'automne, au bénéfice de la différence des buts... C'était se satisfaire de peu, l'ultime journée ne lui ayant pas été le moins du monde favorable : un point perdu à domicile... un autre gagné par les champions à Timizzolo, voilà bien en vérité le passif de ce malheureux dimanche !

En fait, O.M., cette semaine, a compromis une situation jusqu'alors très solide.

Le football connaît de ses renversements de situation et les comptes se font au bout de la route !

 Impuissance

Comme à Bordeaux, la défaillance fut collective ! La rude défense marseillaise donna des signes d'imprudence et d'erreur qui se traduisirent notamment à l'occasion du but parisien : Ferreira, délaissé par Jules, on ne sait trop pourquoi, se débarrassa de Kula, et décocha un tir qui ne put être contrôlé par Escale.

Le gardien marseillais et Lopez se débrouillèrent ensemble si mal que le petit Pintenat réussit à marquer alors que Hodoul était resté sur la ligne de but...

Compter bien ! Vous constaterez que les cinq défenseurs y allèrent de leurs petites erreurs, qui aboutit à une grosse, sans que personne ne parvienne à "rattraper le coup". Ce sont des signes qui ne trompent pas !

Ajoutons qu'il y eut comme à Bordeaux, pléthore de passes manquées et que l'attaque évolua en permanence dans le camp visiteur sans parvenir à inquiéter sérieusement, nous disons bien sérieusement, le gardien adverse, et vous aurez un tableau d'ensemble assez fidèle.

 Un très honnête Red Star.

La valeur de l'adversaire fit le reste. Si nous nous contentions d'écrire que l'O.M. ne fut pas bon, ce ne serait pas très gentil pour le très honnête Red Star.

Si l'attaque marseillaise, dite de feu, ne fit pas justement feu de quatre fers, ce fut aussi parce que l'opposition était sérieuse, de l'excellent gardien Laudu, sur, élégant dans ses attitudes et toujours bien placé, au petit ailier gauche Pintenat.

Ce furent, on le conçoit, les défenseurs audoniens qui construisirent ce nul, faisant du Red Star, l'équipe depuis le plus longtemps invaincue de la compétition.

Mouthon ne se laissa pratiquement jamais déborder par Loubet, en bonne forme physique. Garrigues se comporta très bien devant Magnusson et le tandem Monnin - Ferrié ne laissa guère les coudées franches à Skoblar, tandis que Bacquet surveillait Couecou.

Résultat : si de nombreuses balles généralement captées en douceur par Laudu, croisèrent devant la cage parisienne, ce dernier n'eut à réaliser, sur coup de tête de Couecou, qu'une seule parade de grand style...

 Quelques raisons

Il y a certes, la saturation éprouvée par un effectif de douze joueurs, appartenant, circonstance aggravante, à l'équipe en vue, au club à recettes, en quelques mots, à l'équipe à battre.

Ce mal, on le sait, est celui qui, cette saison, amoindrit St-Étienne dont l'expérience est pourtant plus grande et le jeu plus économique. Fatigue à la fois physique et morale, qui a posé à Mario Zatelli un problème de préparation délicat à résoudre.

Il serait trop facile d'écrire que l'O.M. n'est peut-être pas, après tout la très bonne équipe que nous avions vu naître avec un vif plaisir. Il convient de lui faire crédit, et de ne pas renier dès les premières déconvenues ceux qui nous avaient conquis.

Louis DUPIC

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 La peur au ventre

Lorsque à la suite d'un sombre cafouillage, le jeune Pintenat propulsa dans la cage marseillaise un ballon qui, avouons-le, n'aurait jamais dû prendre direction, les milliers de spectateurs ceinturant la pelouse du Stade Vélodrome furent soudain accablés.

Pensez donc, c'était à la 2e minute et les événements se précipitaient...

Bien sûr, Skoblar, toujours lui, rétablissait l'équilibre stupidement détruit, mais la machine connaissait des ratés, des grincements se faisaient entendre dans les rouages.

Alors, un de nos confrères parisiens, assis à nos côtés, à la tribune de presse eut ce mot : "Ils ont la peur au ventre..."

Oui, peur de mal faire, de ne pas contenter ce fidèle public ne demandant qu'à s'enthousiasmer. Peur d'une nouvelle défaite au goût amer comme celle de Bordeaux.

La deuxième mi-temps ne nous apprît rien que nous savions déjà : les Marseillais ont surtout à l'heure actuelle besoin de vacances.

Quelques-uns d'entre eux, et non des moindres accusant les fatigues de longs mois de compétition. Une compétition exigeante avec les responsabilités qui incombent à un leader au mieux ou mieux à une équipe jouant le titre.

À ce propos, bien qu'officieux, celui de "champion d'automne" est tombé dans l'escarcelle de Jules Zwunka et de ses compagnons.

Il n'est donc pas question d'accabler ici les garçons d'une rare conscience professionnelle et dans l'avenir - malgré ce nouveau faux pas et suite aux autres événements de la journée - n'est nullement obscurci.

Allez l'O.M., quand même...

Gérard PUECH

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 Ils disent

Vive les vacances : un cri unanime

Il ne fallait pas s'attendre à voir une équipe marseillaise sauter de joie à son arrivée aux vestiaires. Visages crispés, allure plutôt désabusée, tels nous sont apparus les Olympiens marqués davantage par la déception que par la fatigue.

Les premières paroles, après un long silence, furent autant interrogations lancées par toutes les bouches.

"Saint-Étienne ? Saint-Étienne ?"

Oui, on s'inquiétait du sort des champions de France. En apprenant le match nul d'Ajaccio que Mario Zatelli s'empressa de communiquer, l'atmosphère se détendit quelque peu. Rennes avait perdu. Metz lui aussi avait partagé les points. L'O.M. était champion d'automne.

Après tout, la nouvelle méritée bien le champagne. Et dans la vapeur pétillante on oublia le Red Star et la mésaventure du jour.

Désormais, l'air était aux vacances.

Escale, tout à l'heure assez désolé, retrouvait une meilleure mine. Nous lui avons demandé des précisions sur le but surprise des Parisiens.

"Eh bien, nous a dit Jean-Paul, c'est tout simplement une mésentente avec Lopez. Jean-Pierre avait la balle au pied, je pensais qu'il allait me la donner. Lui a cru que j'allais la reprendre. Pentenat est survenu. Et voilà !... Dans l'histoire j'ai même récolté un coup de Ferreira dans la figure. Bref, la poisse complète..."

Lopez, tout à côté, se déshabille, l'esprit manifestement ailleurs.

"Nous avons perdu un point. Comment voulez-vous ne pas être déçu. Enfin on tachera d'oublier touts ça..."

Diego n'a pas le coeur de nous en dire plus. Son ami Hodoul, lui aussi, et peut enclin à faire des confidences.

"Je crois qu'il n'y a pas grand-chose à ajouter, nous confie-t-il avec une certaine amertume. Maintenant que l'on ne vienne plus me parler de football avant un mois..."

Zwunka, lui, est déjà aux prises avec son savon à barbe et son rasoir. Devant la glace, le capitaine n'a pas encore oublié sa rude bataille avec Ferreira.

"Ah ! ce n'est pas possible de tomber sur un joueur de cette espèce. Je sais bien que je ne suis pas un agneau. Mais tout de même... Enfin, cela n'est pas le plus grave. L'important, dans l'affaire, c'est ce point bêtement gaspillé. Pourtant, je croyais bien qu'on allait faire la différence. Nous reparlerons de tout cela en 1971, j'espère alors que tout ira mieux."

Kula, le Parisien de l'O.M. n'est pas mécontent de sa partie. Mais il reconnaît que le Red Star fut un adversaire difficile.

"Oui, ils avaient un bon gardien et de plus ils ont joué tout le match avec pratiquement huit défenseurs. Je crois qu'ils ont bien réussi leur coup. Nous nous étions fatigués et ma foi, les vacances maintenant vont nous faire du bien".

Une opinion que Jacky Novi partage volontiers, en s'en doute.

"Le Red Star a eu une occasion et l'a transformé en but. Vous avouerez que pour l'O.M. ce n'était pas de chance. D'autant que Jean Paul Escale, par la suite, n'a plus rien eu à affaire. Et puis, maintenant, toutes les équipes qui viennent au stade vélodrome sont littéralement déchaînées. Alors, bien sûr, nous avons du pain sur la planche".

Bonnel, son côté, tente d'analyser la rencontre. Il fait la moue.

"Que dire ? C'est difficile, vous savez, de voir clair après une telle partie. Le Red Star a eu une seule occasion, nous en avons eu au moins 50. Et le tout se solde par un match nul. C'est le football. Mais je reconnais la bonne qualité des Parisiens, équipe sérieuse et qui s'accroche. Nous avions pourtant la place de gagner. C'est dommage !"

Et Magnusson, que pense-t-il de tout cela ? Apparemment il ne fallait ne fait pas un drame de la situation.

"Nous sommes premiers, nous dit-il. Que voulez-vous de plus à la fin des matchs aller ? Après 19 rencontres l'O.M. est en tête. Maintenant c'est fini. On ne parle plus de rien. Nous allons nous reposer et nous verrons bien après la vacance. Moi, je suis content de mon titre de champion d'automne. Surtout pour M. Zatelli".

Couecou, quant à lui, nous fait part de sa malchance.

"Sans commentaires, sourit tristement le brave Didier. Ça ne veut pas rentrait. Il n'y a rien à faire, j'aurais tant aimé marquer un but. Bon ! Maintenant nous avons un mois d'arrêt, nous allons, après deux ans, prendre un repos bien gagné. Vous verrez, à la reprise, nous repartirons du bon pied".

Malgré son 21e but Skoblar n'est pas content.

"Et non ! Ce n'est pas de cette façon que je voulais terminer l'année. L'O.M. a perdu un point à cause de la fatigue générale. Pour le dernier match il fallait offrir une victoire à notre public".

Loubet, enfin, met en cause le mauvais départ de l'O.M.

Nous avons pris un but d'entrée. Pour le moral c'était un coup terrible. Et le Red Star bien entendu, s'est mis à confiance. Vous l'avez vu, nous avons dominé, mais en pure perte".

Le fin mot de l'histoire, nous laisserons à Mario Zatelli et à Marcel Leclerc.

L'entraîneur a dit : "Nous sommes champions. Alors bravo l'O.M."

Quant au président, avec le plus large sourire, et s'est écrié : "Vive les vacances !".

Le mieux est donc de laisser le petit olympien goûter à son repos. Somme toute, il l'a mérité...

Jean FERRARA

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  Les questions que vous vous posez

 FAUT-IL S'INQUIÉTER DE LA BAISSE DE RÉGIME OLYMPIENNE ?

Après avoir subi une défaite sans appel, à Bordeaux, l'O.M. vient encore de concéder un point.

Cela pourrait s'avérer alarmant.

Pourtant, deux raisons nous incitent à penser le contraire.

- Tout d'abord le fait que Saint-Étienne ne fait pas mieux et n'a pas réussi, malgré ces deux contre-performances, à s'assurer seul le commandement.

- Ensuite, la fatigue évidente manifestée par les joueurs marseillais - sans considérer le cas de Novi et Loubet, retenus régulièrement en équipe de France, il faut reconnaître que tout les Olympiens ont le plus grand besoin de repos : après les vacances très courtes, ils ont enchaîné la Coupe d'Eté, le championnat et la Coupe d'Europe ; de rudes épreuves surtout avec un effectif réduit.

Nous serons le 31 janvier, à Ajaccio, si la trêve a eu un effet bénéfique sur les joueurs.

 QUE DEVIENT L' "OISEAU RARE" ?

Depuis plus d'un mois, tout Marseille attend le fameux "Monsieur X" qui doit venir renforcer l'effectif olympien.

Les divers contacts pris par M. Leclerc ne se sont pas avérés payants jusqu'à présent, on le sait.

Le président de l'O.M. a cependant annoncé qu'il tiendrait aujourd'hui au Super-Club une conférence de presse, au cours de laquelle il statuerait définitivement sur cette question. Aux dernières nouvelles on parlait, non pas d'une super-vedette mais d'un joueur moyen venant comme N.12 ou 13, renforcer l'équipe en cas de besoin.

Une solution de sagesse pour parer aux éventuels coups dur d'un championnat qui est encore long.

 POURQUOI N'AVONS-NOUS PAS VU LE GRAND MAGNUSSON ?

Sans toutefois démériter, Roger n'a pas été comme à son habitude, au-dessus du lot. Pour un joueur de sa classe, le match qu'il a livré doit être qualifié seulement de moyens.

Deux raisons pourraient expliquer cette (demi) contre-performance :

- Le Suédois n'apprécie pas particulièrement les matches où les jambent traînent et où les coups volent bas. Il n'aime pas s'engager physiquement et préfère des adversaires plus "techniques".

- Durant toute la semaine, il a tenté, en vain, de perdre les quelques kilos en trop qu'il accusait sur la balance. N'y étant pas parvenu, il s'est résolu, en désespoir de cause, à faire la grève de la faim. Résultat : il a perdu ses kilos, mais n'est peut-être pas entré sur le terrain avec tout le tonus nécessaire !

 SKOBLAR ET MAGNUSSON ÉTAIENT-ILS DÉJÀ EN VACANCES ?

C'est du moins ce qu'un dirigeant olympien leur a reproché après le match.

Il est certain que la perspective des vacances toutes proches avait peut-être quelque peu déconcentré les deux hommes.

Mais on ne peut pas non plus tenir le Yougoslave et le Suédois comme responsable du point concédé. Le football se jouant à onze, on ne peut en aucun cas les incriminer plus que leurs camarades.

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  La prédiction de LAUDU s'est vérifiée !

 Christian Laudu, c'est un gardien qui monte, il n'a pas encore atteint son maximum. Il pense qu'il l'obtiendra l'année prochaine. En attendant, il a claironné après le nul obtenu contre Angoulême : "Nous ferons match nul à Marseille, ainsi nous ne mettrons pas un terme à notre belle série qui dure depuis le 15 octobre dernier !"

Laudu était donc décidé à faire un malheur devant les "terrifio" attaquants marseillais. Il y parvint et en ce qui concerne sa prédiction celle-ci s'est vérifiée.

Laudu peut s'installer comme voyante"...

 Les dirigeants audoniens savent bien qu'en achetant le Lusitanien Walter Ferreira, ils ne prenaient pas Euseblio, mais celui-ci tardait à s'affirmer. À Marseille, il a montré le bout de l'oreille puisqu'il fut à l'origine du Knock down asséné à l'O.M. dès la première du jeu.

Ce Portugais avait donc des raisons d'être gai comme le dit si bien la chanson !

 Les journalistes marseillais et leurs invités de l'extérieur finiront par être obligés de venir au stade vélodrome en blue-jeans ou salopettes tellement la tribune réservée à la presse est sale et poussiéreuse. Les journalistes savent travailler dans des conditions difficiles, mais tout de même !

 Roger Magnusson avait parié que le dernier match du championnat d'automne n'attirerait pas plus de 17 à 18.000 spectateurs. Dès le coup d'envoi, on pouvait constater qu'il s'était trompé ; "grosso modo" on pouvait évaluer l'assistance à 25.000 personnes.

 Ce n'est pas sans une certaine nostalgie que Jacky Simon, le cerveau des Audoniens, a foulé la pelouse du stade vélodrome. Il se souvenait que la saison dernière, après avoir quitté Nantes, il n'avait pas voulu signer à l'O.M. qui l'avait pourtant contacté. Il s'estimait trop vieux. Il se sous-estimait, car à 30 ans, il demeure un "cerveau" très clairvoyant. Nous avons pu le constater en le voyant adresser des balles merveilleuses de précision à ses partenaires !

 Mario Zatelli pensait avec juste raison que le plus beau cadeau de Noël que l'on pouvait offrir à lui-même et aux olympiens, ce serait le titre de champion d'automne. C'est fait, mais il a eu chaud, ses hommes aussi !

 Le Red Star est sans doute le "mal-aimé" de la capitale. Les amateurs de ballon rond lui ont toujours préféré le Racing club de Paris, le Stade Français, ce qui est une marque profonde d'injustice, car si on consulte le palmarès de la Coupe de France, on constate que le Red Star arrive brillant second avec cinq victoires à égalité avec le R.C. Paris et Lille et derrière l'O.M., bon premier avec sept triomphes !

 Le Red Star, qui n'a jamais réussi de grandes performances en championnat, eut son dernier titre de gloire en 1942, il y a donc de 28 ans ! Ce n'est pas hier. Cette année-là, il battit Sète en finale de Coupe et dans les rangs figuraient d'authentiques étoiles comme le gardien Da Rui, les arrières Herrera et Roessler, Aston et Simonye !

 Le fameux hongrois Kocsis avait été surnommé "Tête-d'or", Skoblar, d'habitude, n'utilise pas sa tête pour marquer des buts, mais hier, on peut dire que sa tête a valu de l'or !

 À la fin de la rencontre, les coussins ont voltigé sur la pelouse. Les spectateurs manifestaient ainsi leur mécontentement. Cette bronca était sans doute justifiée, mais les supporters auraient-ils oublié tous les magnifiques efforts déployés par leurs favoris depuis le commencement de la saison ?

Alain DELCROIX

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