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Le Petit Provencal

du 22 novembre 1937

 

Jouant avec autorité, l'attaque marseillaise

surclassa le défense messine

Marseille : 2 - Metz : 1

Metz, 21 Novembre.

Huit mille personnes assiègent le stade Saint Symphorien lorsque les équipes pénètrent sur le ground détrempé.

La formation marseillaise s'aligne dans l'ordre suivant : Pardigon ; Ben Bouali, Conchy ; Bastien, Gonzalès, Granier ; Weiskopf, Olej, Zatelli, Donenfield, Kohut.

L'équipe messine se présente cille suit ; Kappe ; Nock, Zehren ; Hibst, Fosset, Marchal ; Rohrbacher, Muller, Esse, Hes, Roger.

Metz engage et déjà Roger s'échappe, mais Bastien intervient et transmet à son attaque. Kohut botte durement un coup franc obtenu sur hands de Hibst. Le jeu s'anime. Marseille attaque fougueusement. Tandis que Metz cherche le beau football et perd un temps précieux à vouloir construire. Kohut et Nock sont continuellement aux prises dans leur coin et mordent la boue, si l'on peut dire, à tour de rôle.

L'attaque olympienne part à fond et menace sérieusement. Kohut oblige Nock à mettre en corner. Décidément ces deux acteurs vont jouer un rôle prépondérant. Le corner, supérieurement botté par l'ailier gauche sudiste, ricoche sur le pied de Nock et pénètre dans le but. Kappe étant surpris par la maladresse du défenseur messin. Il y a vingt-trois minutes que l'on joue et Marseille mène par 1 but à 0.

Les joueurs sont nerveux, surtout du coté messin, et perdent un peu de leur belle précision du début. Les attaques fulgurantes des Méridionaux, surtout menées par les ailes, leur donnent un avantage territorial certain, auquel Metz cherche à se soustraire par de rudes coups de collier. C'est sur l'une de ces offensives que Esse s'empare du cuir, transmet à Rohrbacher, qui centre, Muller charge Pardigon, qui ne peut réceptionner, et Hess expédie en force le ballon au fond des filets, à la 41e minute.

Après le repos, le jeu reprend, plus ralenti, semble-t-il qu'au début. Kohut est très chanceux dans son combat avec Nock et démontre ses brillantes qualités de fin technicien en réussissant plusieurs centres de grand style. Tour à toue les équipes prennent l'avantage. Les attaques surclassent nettement les défenses. Pardigon sauve en toute dernière extrémité.

La cadence s'est à nouveau accélérée et devient fébrile. A la vingtième minutes, Weiskopf, lancé par Olej, marque le second but marseillais, la parade de Kappe restant vaine.

Le premier moment de Consternation passé, Metz se lance à l'attaque. La défense sudiste est sur les dents, mais rien ne passe et Marseille conservera son avantage jusqu'à la fin

La victoire des Sudistes est la juste récompense d'effets soutenus et d'une classe incontestable des éléments formant la grande équipe méridionale. Sa vitesse et son cran furent des obstacles insurmontables pour les locaux, trop attardés par la recherche d'un jeu pondéré et classique.

Le tort de Metz fut de pratiquer un jeu trop en l'air, où Marseille excelle et dans le jeu de tête les blancs s'assurent toujours l'avantage. La seule chance existant pour Metz, était de jouer ras de terre, sur le ground mouille. Les quelques essais tentés dans ce but restèrent infructueux par l'imprécision des passes des attaquants locaux

Avec Kohut et Donnenfeld, l'Olympique de Marseille possède une aile des plus dangereuse. Le premier est un joueur de tout premier plan, au jeu fin et souple, vite, étudié par rapport à celui de l'adversaire. Nock, malgré son courage et son ardeur, ne put tenir e échec le prestigieux Hongrois Donnenfeld, vite et scientifique lui aussi, se signala par un travail inlassable, aussi bien en défense qu'en attaque.

Zatelli, barré par Fosset ne put exploiter sa pointe de vitesse et placer ses shoots. Olej, très actifs, lança souvent le très dangereux ailier Weiskopf ; celui-ci, quoique surveillé, trompa souvent Marchal et Zehren, et une superbe action lui permit de donner la victoire à Marseille.

De la ligne intermédiaire, détruisant et servant sans relâche, souvent en force, surtout Gonzales et l'impétueux Bastien, émergèrent plus particulièrement. La défense, Ben Bouali, Conchy fut Intraitable et Pardigon téméraire, n'eut rien à envier d'un Vasconcellos.

 

TRONIK

 

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 Résumé du Petit Marseillais

du 22 novembre 1937

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 Résumé de l'Est Républicain

du 22 novembre 1937

 

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 Résumé le Lorrain

du 22 novembre 1937

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