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Résumé du Petit Provencal

du 02 janvier 1938

AU STADE VELODROME

Après une partie médiocre, l'O.M.

concède aux Nordiste un match nul

chaque équipe ayant marqué 2 buts

Malgré l'importance du match O.M.-Lens, les spectateurs n'avaient pas répondu aussi nombreux qu'à l'ordinaire. Il est vrai que la température n'était guère propice.

La rencontre ne tint pas tout ce qu'on escomptait. Le terrain glissant gêna considérablement les Olympiens, et ceux-ci alors qu'ils menaient à la mi-temps par 2 buts à 0, eurent un temps d'arrêt très net, ce qui permit à leurs adversaires d'égaliser.

Cette tenue des Olympiens surprit fortement. Durant ce laps de temps, les locaux furent nettement dominés. Jamais ils ne purent intercepter une passe, s'assurer la balle dans le jeu de tête et ne parvinrent également à contrôler la sphère qu'au seul bénéfice des Nordistes.

Leur attitude surpris d'autant plus qu'ils durent subir une domination qui n'est véritablement pas normale.

Devant la rapidité d'exécution des visiteurs, ils n'opposèrent aucune résistance et laissèrent manoeuvrer trop à son aise le tacticien lensois Weiss.

On conviendra que face à un "onze" alerte, aussi efficace, jouant avec beaucoup de technique, il fallait aux Olympiens un dynamisme égal à leurs adversaires, une volonté plus grande. Cela parut leur faire défaut.

Kohut et Zermani essayèrent bien de réagir, mais devant le manque de coordination dans les rangs marseillais, leurs tentatives furent vaines, d'autant que Mareck et Ortin se montrèrent à la hauteur de leur tâche et que François, au centre de la ligne intermédiaire, fut d'un concours précieux, tant en défense qu'en attaque.

Seuls Bastien, et parfois Ben Bouali se livrèrent avec un cran méritoire. Quant à Pardigon, il fit une bonne exhibition. Sur les deux buts qu'il concéda, il ne pouvait rien. On peut dire que son jeu s'améliore. Ses progrès seraient certainement plus nets si ses camarades jouaient avec plus de confiance en lui.

Les Olympiens ont, par leur mauvais rendement en seconde mi-temps, perdu un point précieux au classement, point qui pourrait par la suite, leur faire défaut. Ce sont des manquements regrettables.

Enfin, l'arbitrage de M. Moerk ne fut pas en tous points parfait, mais cela n'influa nullement sur l'exécution générale de la partie ; c'est fort heureux.

LA PARTIE

Dès la mise en jeu donné par Lens, Marseille intercepte et effectue une attaque terminée par un shoot d'Asnar à coté des buts. Puis Ben Bouali doit renvoyer sur un centre de l'ailier droit Melul. Le terrain très glissant, gêne les joueurs dans leurs évolutions et plus particulièrement les Olympiens.

Le jeu se poursuit à l'avantage des locaux. Un tir de Kohut et d'Asnar ne trouve pas une conclusion heureuse. Zermani, quelques instants après, n'est guère plus favorisé, la balle rencontrant la verticale.

Lens se reprend un instant et amorce quelques attaques qui mettent à contribution la défense locale, mais rien ne passe.

Cependant du milieu de terrain Weiskopf, bien placé et très bien servi s'échappe, évite Ortin et seul devant les buts, ouvre le score en faveur de l'Olympique. Peu après, les Lensois se montrent agressifs. Pardigon intervient, dégage et glisse.

La balle est à nouveau dans la surface, Stabo shoote, Pardigon quoique pris à contre pied, avec une détente remarquable, s'élance et parvient à sauver ses buts. Puis c'est au tour de Zermani de louper une belle occasion. Kohut se dépense sans compter. Le match est rapidement joué. Tour à tour, les attaques se produisent en vain.

Enfin et encore Weiskopf qui, en possession de la balle, tente un effort personnel, évite trois adversaires et Didier, le portier nordiste est à nouveau battu.

Peu après le repos intervient. Allons nous assister à une nette défaite des visiteurs ? Il n'en est rien car dès la remise en jeu, les olympiens sont sérieusement manoeuvrés, après que Weiskopf ait tenté de rééditer sans succès ses deux exploits précédents.

Très rapides dans leurs évolutions, les Lensois font merveille. A ce jeu, les locaux ne répondent nullement. Chacun d'eux joue au ralenti. Siklo et l'Autrichien Weiss qui remplace Spechtl blessé s'entendent à merveille, et le dernier nommé tire un shoot très dur en coin, sur lequel Pardigon ne peut rien malgré un beau plongeon.

Ce premier résultat stimule l'ardeur des Nordistes qui ne ralentissent nullement l'allure.

Weiss shoot aux bits, la balle frappe la verticale, Pardigon s'est élancé et alors que par cette action le keeper a ses buts à découvert, la défense marseillaise parait figer pour intervenir et Stanis marque.

Dès lors, le jeu reprend de l'intérêt. Chacun des deux onze veut s'adjuger la victoire. Lens manoeuvre avec beaucoup d'habileté. Enfin nos représentants se reprennent. Asnar, Olej puis Kohut ne sont guère heureux dans leurs tentatives.

Les Lensois sont à nouveau menaçant. Gonzales active et renvoie, et c'est au tour de Didier à être à l'ouvrage. La fin intervient sur le score de 2 à 2.

Georges DARBOS

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