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Résumé Le Provencal

du 14 août 1976

 O.M. : REVEILLE-TOI !

3 à 0 : lourde défaite

des Olympiens à Nantes

(D'un de nos envoyés spéciaux Maurice FABREGUETTES)

NANTES - Il n'y aura pas eu de miracle José Arribas, hier soir, à Nantes.

Sur la valeur actuelle et sans qu'il est franchement démérité, l'O.M. a été nettement et normalement battu par une équipe nantaise qui lui était incontestablement supérieure.

Sans doute les Olympiens ont-ils précipité leur chute en faisant cadeau aux Nantais du premier but de la partie.

Mais, outre que le jeu, comme on le dit, n'ait fait que de faute, il faut bien reconnaître que sur l'ensemble de la rencontre, la victoire de Nantes n'est nullement usurpée.

Disons que l'addition est plutôt lourde, mais la défaite de l'O.M. méritée.

Au cours de cette rencontre qui, surtout en première mi-temps, fut d'un bon niveau, on a pu faire une remarque instructive sur la suite de la saison : l'O.M. avait essentiellement basé son jeu sur le contre : or, il faut se rendre à l'évidence, l'O.M. actuelle n'est plus une équipe de contre-attaques. Bereta et Yazalde, en particulier, n'ont plus la vitesse et la spontanéité qui permettent la réussite des actions de commando.

La preuve contraire nous fut d'ailleurs administrée par le fait que les quelquefois ou la défense nantaise fut bousculée, c'est quand Zlataric, Noguès et Trésor entrèrent dans le vif du sujet, avec la vivacité qui caractérise le premier et la force de percussion des deux autres.

Entre nous, mais surtout ne le répétez pas, malgré l'arrivée de l'Argentin Alonso, le moment n'est peut-être pas venu de céder Buigues, qui représente encore une des forces vives de l'équipe.

UN CADEAU ROYAL

La première mi-temps avait été, pour reprendre l'expression de l'un de nos voisins, plaisante.

Nantes, comme on s'y attendait, menait généralement le jeu (8 corners à 1), mais l'O.M., appuyé sur sa forte défense, faisait figure très honorable.

Le premier vrai tir du match fut d'ailleurs l'oeuvre de Zlataric : une feinte à droite suivie d'un tir immédiat et violent du gauche. Desrousseaux ne peut que dévier le ballon très difficilement, en corner.

Un peu plus tard, sur coup franc pour Nantes, Pecout obligeait Migeon à réussir le même exploit.

Ce furent les deux actions les plus tranchantes de cette première mi-temps.

On se dirigeait donc vers le un 0 à 0 à la pause, quand se produisit un véritable coup de théâtre, ou plutôt un numéro de cirque complètement raté : balle d'attaque perdue pour les Nantais : Buigues passe en retrait à Victor Zvunka, celui-ci pousse gentiment le même ballon, toujours en retrait, vers Trésor. Que se passe-t-il alors ? Ce qui est certain, c'est que Trésor et Migeon se regardèrent surpris alors que Rampillon, venant de l'arrière, logeait la balle dans la cage. La faute est évidemment collective.

Ce petit but à la mi-temps fit le plus grand plaisir au nombreux public du stade Marcel Saupin.

QUELQUES BAROUDS

D'HONNEUR

En deuxième mi-temps, la domination nantaise fut encore plus manifeste.

Rampillon marqua un but dès la reprise et Michel donna un coup de poignard à l'O.M. emportant la marque à 3 à 0 à la suite d'un coup franc.

Tout à fait en fin de partie, les Nantais se payèrent même le luxe de rater un penalty.

Mais au cours de cette deuxième mi-temps, l'O.M. avait eu tout de même quelque bonne réaction. Trésor, qui voulait se racheter de sa faute en première mi-temps, se porta plusieurs fois à l'attaque, surtout sur corner et il faillit bien, à plusieurs reprises m'en marquer un but. Noguès, lui aussi dont les qualités de vitesse sont bien connues, faillit surprendre la défense nantaise, ainsi que Zlataric et Buigues en fin de partie.

Bref, quelques barouds d'honneur qui n'eurent aucun aucune influence sur le déroulement du jeu.

UNE BONNE EQUIPE NANTAISE

Bien que fortement rajeunie, équipe de Nantes a produit une excellente impression. On remarqua plus particulièrement en défense le jeune gardien Desrousseaux absolument irréprochable. Bargas, bien entendu et le grand Bossis, lequel, sous l'oeil de Michel hidalgo a du prendre une option pour l'équipe de France. Le jeune Amisse, comme toujours, fut un véritable poison pour la défense de l'O.M. et Rampillon le plus opportuniste du lot.

Bref, une jeune et sympathique équipe qui sans doute n'a pas fini de faire parler d'elle.

L'O.M., on serait tenté de l'écrire, a fait un match habituel, ce qui est tout de même un peu vexant pour elle.

On relèvera toutefois la très grande partie de Migeon qui, s'il fut un peu coupable sur le premier but de Nantes, s'est largement racheté par la suite. Trésor s'est montré aussi, malgré sa bévue, en grande forme.

Citons toujours Noguès, absolument indispensable en ce moment, et par instant, Buigues. Le reste de l'équipe a joué en demi-teinte. Le mot de la fin : O.M. réveillé toi.

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ARRIBAS : "Du pain sur la planche"

(D'un de nos envoyés spéciaux Jean FERRARA)

Vous vous doutez sans doute que l'ambiance dans les vestiaires marseillais était loin d'être euphorique.

Après le coup de sifflet final de l'arbitre, le président Meric, visiblement sous le coup d'une intense émotion, se refusa tout d'abord à tout commentaire : "Voyez Arribas, nous dit simplement le président, c'est à lui que vous devez vous adresser pour avoir ses impressions..."

Comme vous le voyez, l'affaire se présentait plutôt mal pour les journalistes. Mais le président revint quelques minutes plus tard à de meilleurs sentiments.

"Oui, je pense que nous n'avons tout de même pas eu beaucoup de chance au cours de cette rencontre. Nous avons encaissé un but "fada" comme on le dit populairement, et ensuite toute équipe s'est déconcentrée. Mais, enfin, ce n'est pas une catastrophe. Nos joueurs ont tous de même prouvé tout au long de la rencontre qu'ils avaient pas mal d'arguments à faire valoir. Il suffit, comme je vous le disais, tout à l'heure, de continuer le travail commencé."

Nous avons ensuite demandé à M. Meric des précisions sur le transfert d'Alonso à l'O.M. qu'une dépêche d'agence en provenance de Buenos-Aires considérait déjà comme traité.

"Non ! nous a répondu M. Meric, je n'ai encore rien signé du tout avec Alonso. Je vous confirme simplement que j'ai rendez-vous à Paris demain matin (ce matin pour nos lecteurs) avec Alonso et son imprésario. C'est seulement à la suite de ces discussions que je serais en mesure de vous dire si oui ou non le joueur argentin renforcera bientôt les rangs de l'O.M".

JOSÉ ARRIBAS : "NANTES ÉTAIT

UN REDOUTABLE ADVERSAIRE"

Nous sommes ensuite allés trouver José Arribas, qui devait ressentir pas mal d'émotions, lui aussi, à la fin de cette rencontre.

- Déçu ? Avons nous demandé à l'entraîneur olympien.

- "Oui, bien sûr, dans la mesure où il est toujours difficile de digérer une sévère défaite comme celle que vient de nous infliger Nantes. Mais, vous savez, j'étais déjà conscient de la force de cette équipe nantaise, que je connais bien.

"Avant le départ de Marseille, je m'attendais déjà à ce que la réception soit chaude. Cependant, voyez-vous, j'estime que le score est plutôt lourd pour les Marseillais, qui ont encaissé un but stupide juste avant la fin de la première mi-temps. Il n'en reste pas moins que nous devons encore travailler".

C'est alors qu'un confrère de la radio a demandé à José Arribas s'il entendait changer quelque chose dans son plan de préparation.

"Que voulez-vous que je change ? Il suffit, comme je le disais tout à l'heure, de poursuivre notre préparation avec la meilleure assiduité possible. De toute façon, vous savez pour recueillir les fruits de tout travail, et notamment en football, il faut un certain temps. J'espère que l'O.M. très bientôt saura montrer la preuve de ces progrès".

Nous avons ensuite interrogé Arribas sur l'équipe nantaise qu'il connaît bien.

"Je ne suis pas surpris du tout d'avoir vu cette formation aussi fringante ce soir. Je savais que tous les jeunes avaient de grandes qualités et, en quelque sorte, ils viennent d'en faire l'éclatante démonstration. Vous verrez, en tout cas, que Nantes sera cette année dangereuse pour les meilleures".

MARIUS TRÉSOR :

"UNE MÉSENTENTE"

Voyons rapidement pour finir, le point de vue des joueurs. En premier lieu, Marius Trésor qui fut le héros malheureux à l'origine du premier but nantais.

"Je croyais que Migeon, nous a dit le capitaine, allait s'emparer de la balle. Quand soudain notre gardien m'a crié de dégager ; mais, hélas, il était trop tard. Je crois que ce premier but a été pour nous catastrophique. Sans lui, je ne prétends pas que nous aurions pu gagner, mais tout au moins l'O.M. aurait fait certainement meilleure contenance."

Migeon, lui aussi été désolé de la tournure des événements.

"3 à 0 c'est véritablement difficile à digérer pour l'O.M., nous a déclaré le gardien. D'autant que nos joueurs, dans l'ensemble, n'ont pas effectué un mauvais match devant le public nantais.

Interrogé à son tour, Zlataric s'est montré à la fois satisfait et aussi un peu surpris d'avoir dû céder sa place en cours de deuxième mi-temps.

À ce sujet, José Arribas nous avait déclaré que le jeune Yougoslave, auteur d'une très bonne première mi-temps, avait baissé quelque peu de pied en seconde. En faisant rentrer Albert Emon il pensait donner à son équipe une impulsion nouvelle.

Nous laisserons la conclusion à Jules Zvunka :

"Le premier but encaissé par notre défense a jeté le désarroi parmi tous nos joueurs. Nous avons été obligés d'aller les chercher au lieu d'attendre les Nantais. Et nos adversaires, vous le savez comme moi, ne sont jamais autant à l'aise que lorsque l'équipe d'en face se dégarnit".

Ajoutons pour conclure que José Arribas se rendra aujourd'hui à Londres pour voir à l'oeuvre l'équipe de Southampton..

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Vincent "un résultat sensationnel"

Jean Vincent : un résultat exceptionnel.

C'était, évidemment, la joie, dans les vestiaires nantais. Une joie qui contrastait, bien sûr, avec la tristesse des vestiaires olympiens. Jean Vincent, le nouvel entraîneur des "canaris" se montrait, évidemment, comblé, par le résultat.

"C'est d'autant plus satisfaisant, devait-il déclarer, qu'avant le match, nous n'étions pas sûr du tout, de battre l'O.M., avec un tel écart à la marque. Ce succès confirme, en quelque sorte, notre première victoire acquise à Metz, lors de la première journée de championnat. J'espère que mon équipe saura confirmer ses excellentes dispositions actuelles".

Nous avons interrogé, ensuite, Henri Michel, le capitaine nantais, lui-même, ravi à cette belle victoire.

"L'important, ppour nous, nous dit-il, était d'inscrire le premier but est d'obliger l'O.M. a, peut-être, manquer de chance. Mais, je ne pense pas que la victoire puisse être contestée".

MICHEL HIDALGO : "LES NANTAIS FERONT MAL"

Michel Hidalgo, le directeur de l'équipe de France, avait assisté, à ce match, il s'est comme beaucoup de témoins, montré enchanté par la prestation des nantais. "C'est ça le football, devait-il nous dire ? Les jeunes joueurs du F.C. de Nantes ont fait, ce soir, une éclatante démonstration de ce que doit être le football offensif. Moi aussi, je trouve que l'O.M. n'a pas eu beaucoup de réussite, notamment sur le premier but. Mais, en aucune façon, la victoire des nantais ne peut être mise en cause. Vous me demanderez mon avis, précisément sur l'équipe marseillaise ? Je trouve qu'elle a manqué un peu de vivacité dans certaines occasions. Parfois, aussi, j'ai trouvé les Marseillais un peu déconcentrés ce qui leur a valu d'encaisser le premier but. Mais, on voit que la formation olympienne est, tout de même, solide. À mon avis, elle ne devrait pas tarder à en appeler de ce résultat".

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Trop d'affaires en coulisses

Nous savions bien, en prenant le chemin de Nantes que l'O.M., déjà tenu en échec par Lens, ne sera pas à la fête sur le stade Marcel Saupin. Mais enfin, après avoir vu l'équipe olympienne montrer un visage plutôt séduisant pendant une grande partie de la première mi-temps, nous commencions, comme la plupart de nos confrères, à être un peu plus confiant sur les chances olympiennes. Hélas, il s'est passé ce que vous savez... Cette mésaventure entre Trésor et Migeon a permis aux Nantais d'ouvrir la marque dans des conditions pour le moins étranges. Ensuite, avec le deuxième but de Rampillon survenant dès la reprise, plus personne, parmi les quelques supporters marseillais, n'osaient se faire encore des illusions.

Le troisième but de Michel ne fut en fait qu'un coup de grâce.

Ainsi ce n'est pas sur la défaite que nous voulions apporter des commentaires, mais plutôt sur la façon dont elle fut concédée. Il est certain que les joueurs marseillais et notamment leur capitaine, qui est loin coutumier du fait, ce sont, en l'occurrence, dangereusement déconcentrés. Les raisons ? Elles peuvent être multiples, mais nous croyons pour notre part que des bruits d'arrivée et de départ, alors que la saison vient à peine de commencer ne font rien pour donner le meilleur moral à l'équipe.

N'oubliez pas qu'un club, quel qu'il soit, a besoin d'un maximum de sérénité au départ d'une composition prévue de longue haleine.

Or, l'O.M. en ce moment possède tout, on peut le dire, sauf la fameuse sérénité en question. Boubacar s'en va. Buigues va l'imiter sous peu, pour laisser la place à Alonso. Nous ne sommes pas contre ces diverses opérations à partir du moment, toutefois, où elles sont menées en temps opportun : à l'inter saison par exemple.

Comme disait l'autre, l'heure c'est l'heure, après l'heure ce n'est plus l'heure.

En attendant l'O.M., qui n'a pas fait que de mauvaises choses hier soir, nous pensons notamment à Migeon et à Zlataric, très brillant l'un et l'autre, se retrouve avec une sévère défaite dans ses bagages.

Avant la venue de Saint-Étienne au stade vélodrome, ce n'est pas très encourageant, il faut bien l'avouer en toute bonne honnêteté. Trop d'affaires en coulisse, c'est bien connu, ne sont pas faites, surtout dans le petit monde du football, pour créer le meilleur climat...

J.F.

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LES REPONSE AUX QUESTIONS QUE VOUS VOUS POSEZ

1) À qui la faute ?

Réponse : Il s'agit bien entendu du premier but marqué par Nantes à l'O.M. La faute est essentiellement collective : elle peut être amputée à la fois à Buigues, à Victor Zvunka, à Trésor et à Migeon. Il faut savoir que 95% des buts environ sont marqués dans ce qu'on appelle la zone de tir. Il s'agit donc d'un point du terrain particulièrement brûlant, ou l'on ne doit pas se payer la moindre fantaisie, sauf bien sûr si l'on est un attaquant de l'équipe adverse.

Dans un cas pareil, la balle ayant été perdu par les attaquants nantais, Buigues, qui en fut le premier possesseur, aurait dû la passer directement et franchement à Migeon, sans passer par l'intermédiaire de Victor Zvunka, d'abord, et de Trésor ensuite. Victor, à son tour, au lieu de pousser le ballon d'une pichenette vers Trésor, aurait dû l'envoyer directement à Migeon et ainsi de suite.

Quant à Migeon, dont la voix est entendue souvent des tribunes, ce qui est une excellente chose, il a paru muet sur ce coup du sort. Bref, répétons-le, il s'agit d'une faute de l'ensemble, de la défense marseillaise. Il s'agit là d'un des points forts de l'équipe, mais elle devait savoir, elle ne sait sans doute, que la sobriété est toujours la meilleure arme des défenseurs. Quand on est à 60 ou 80 mètres de son but, on peut se payer toutes les fantaisies, les petits ponts, les grands ponts... et le reste.

Mais quand on se trouve devant son proche but, il faut être simple et direct. Au demeurant, on notera que la défense de l'O.M. n'est pas coutumière de ce genre de faute. On le lui pardonnera, s'il ne s'en produit aucune autre en cours de saison.

2) Et si Alonso... ?

Réponse : Si Alonso signe vraiment à l'O.M., ce que nous saurons sans doute aujourd'hui, il jouera sous le numéro 10, à la place de Noguès. Ce dernier sera, sans doute, repoussé à un poste intermédiaire, sous le numéro 8, le numéro 6 devant être porté par Fernandez ou Buigues, si toutefois ce dernier n'est pas transféré à Bordeaux.

Mais, dans ces conditions, on s'aperçoit que le trio d'attaque type sera fait de Bereta à gauche Yazalde et Emon, Zlataric étant inutilisables du fait de sa nationalité étrangère. Alors, on peut se demander à l'avance si ce trio d'attaque, fait de trois techniciens, dont deux relativement âgés, ne manquera pas un peu de ce sens de l'improvisation, de ce rien de folie qui permet aux attaquants de tromper une défense. Il s'agit là d'un point important, sur lequel les responsables de l'O.M. devraient se pencher pour la suite la saison. Maintenant, il y aura peut-être une autre solution, c'est de faire passer Noguès au poste d'avant-centre ou d'ailier droit, auquel cas il serait peut-être prématuré de laisser partir le précieux Buigues à Bordeaux.

3) Le penalty contre l'O.M. ?

Réponse : M. Wurtz a estimé que Baulier avait fait un croc-en-jambe à Amisse dans la surface de réparation. Il est parfaitement dans son droit de siffler le penalty. On peut faire remarquer qu'il restait quelques minutes à jouer, et que l'O.M. était déjà mené 3 à 0. Mais un arbitre ne doit pas entrer dans ces considérations. Une faute est toujours une faute.

Le plus intéressant, pour les gens qui connaissent les règlements est le fait que M. Wurtz ait refusé le but à Nantes. Voici comment les choses se passèrent exactement. Le jeune Samouraï prit Migeon à contre pied, mais le ballon, heurta le poteau, revient en jeu, ce qui permit à Samouraï de le loger dans la cage de l'O.M. Dans ce cas, le règlement est formel : le poteau ne compte par, Sahnoun n'avait pas le droit de toucher le ballon deux fois de suite.

Le problème eut était totalement différent si c'était Migeon qui, d'un coup de poing réflexe lui avait renvoyé le ballon. ?

M.F.

 

 

 

 

 

 

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