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Résumé du Petit Provencal

du 13 mars 1939

MARSEILLE : 2

FIVES : 0

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Antibes, 5 Mars.

Devant son public habituel, l'Olympique de Marseille a battu, hier, au stade Vélodrome, le S.C. de Fives par 2 buts à zéro.

Les Marseillais a cette occasion avaient quelque peu modifié leur équipe, Gonzalès opérant à l 'arrière. Carasco en demi, et G. Dard et Asnar occupaient les places de Zermani et Heiss.

Deux buts furent marqués, un à chaque mi-temps. Le premier acquis à la suite d'un mauvais blocage de Cros, sur un shoot de Asnar par Angles, intervenu "in-extremis". Le deuxième, sur corner, Max Conchy, au milieu d'un paquet de joueurs, place la balla au fond des filets.

Dans l'ensemble, les Olympiens ont eu l'avantage. Ils eurent, cependant, au cours de la deuxième mi-temps, un bon quart d'heure de fléchissement durant lequel, ils durent mettre tout en oeuvre pour éviter le shot égalisateur. Cet instant de défaillance passé, ils se mirent à nouveau au diapason de leurs adversaires, et par Georges Dard amorcèrent alors des attaques dangereuses.

Le jeu ne fut pas cependant très relevé. Le premier but marqué ne nous donna point par la suite des phases reluisantes. Ce fut un échange continu de pieds au petit bonheur, un marquage étroit des hommes, une physionomie guère attrayante.

Les Olympiens, dont la défense ne permit aucune incursion vraiment dangereuse, opérèrent en attaque dune façon assez décousue. Kohut étroitement marque par Bourbotte n'eut jamais l'occasion de s'employer avantageusement. Asnar n'effectuant aucun service précis et suffisamment adroit pour autoriser l'ailier local à déployer ses déboulés si dangereux.

Le jeune Dard de son coté, mieux servi par Ben Barek, tenta bien quelques attaques. Cependant, il s'avéra trop impulsif dans ses actions et ses dribbles beaucoup trop long, trouvèrent souvent un adversaire pour l'enrayer.

Au milieu de ce quintette pauvre en tactique et aux actions trop désordonnées, Angles actif au possible quoique manquant d'acclimatation eut cependant le don d'harceler de façon constante la défense fivoise. Mieux armée, l'attaque locale eut pu obtenir une meilleure concrétisation.

Les fivois exécutèrent de leur coté des offensives sérieuses, mais non seulement leurs qualités réalisatrices ne furent jamais mises en évidence, mais aussi ils ne furent pas suffisamment épaulés, tant par les inters que les demis-ailes, qui se confinèrent par trop dans la surveillance défensive. Seul Bourbotte, lorsqu'il en eut l'occasion se porta au secours de son attaque, appui insuffisant en présence des défenseurs locaux toujours renforcée par Max Conchy.

Les Nordistes, il est bon se l'indiquer se présentèrent handicapés de Dutilleul et Waggi. L'absence de ces deux joueurs influa évidemment sur le rendement de l'équipe.

Quoiqu'il en soit, les Olympiens ont mérité leur victoire. Ils eussent mieux fait avec un meilleur rendement du quintette, et des actions plus directes et aussi plus diverses des inters.

Par cette victoire, nos représentants consolident leur position dans le groupe de tête de la division nationale, position qui peut leur permettre d'attendre une défaillance toujours possible de leurs adversaires.

  

 

 

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