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Résumé du Petit Provencal

du 06 novembre 1933

O.M. : 3

ANTIBES : 2

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Nous avons prévu une difficile victoire hier au stade Fernand Bouisson. O. M. ou Antibes, mais par un seul but d'écart. Les événements nous ont donné raison et le score quasi égal eut bien pu être inversé.

Le terrain lourd est détrempé fut la cause de nombreux accrochages dont il ne faut pas entièrement chargé de l'arbitre dont la tâche était plutôt difficile dans ces conditions délicates.

L'O.M. avait fort bien débuté pendant le premier quart d'heure ; son jeu incisif imposé par Bruhin bien autoritaire, avait quelque peu démoli les belles prétentions d'Antibes qui, vous l'avez vu sans doute en seconde mi-temps, était bien convaincu de conquérir une victoire à Marseille.

Tout alla bien pendant un quart d'heure ; puis l'O.M. grâce à Boyer qui combina avec Zermani, Kohut ouvrit le score d'un but magnifique.

Dès lors Pohan n'eut d'autre souci que de surveiller très étroitement Kohut. Deux fois ce dernier subit des charges trop brutales et dans cette bagarre, après que Kohut eut rendu oeil pour oeil, dent pour dent ses arriérés au demi-centre hongrois, ce fut finalement Bruhin qui se fit accrocher et dû quitter le terrain pour ne plus revenir.

Mais Massait, arrière gauche d'Antibes, fut aussi blessé est lui aussi ne revint plus.

L'O.M. continuait toujours à mener la danse et Antibes a quaque fois était battu par la rapidité des balles que les joueurs ne conservaient que difficilement.

Un second but vient récompenser l'O.M. ; il fut obtenu bien à propos par Boyer reprenant une balle lâchée en plongeant par Suchs, est amené sur un très joli centre de Zermani.

C'est alors qu'Antibes se mit tout à coup dans le bain et domina à son tour. Sur un coup franc contre Eisenhoffer, sifflé sur un lessivage en règle et même méritée contre Pohan. Antibes tira ce coup franc par Klima et Di Lorto fut battu juste dans le coin opposé, à la Crut.

Deux à un, tel était donc le score à la mi-temps.

Dès la reprise Antibes domina manifestement, grâce à un jeu d'une incorrection rare.

Peu s'en fallut que cette méthode, facilitée par un arbitrage trop paternel ne provoquât l'explosion et aussi la défaite des locaux.

Les marseillais concédèrent d'ailleurs un second but à 10 minutes de la reprise ; il est vrai que Pepito passé demi-centre, n'était pas très heureux et que pendant un quart d'heure, Kurka flotta d'une façon irritante ; c'est ainsi que ce second but égalisateur fut obtenu, après un centre de Belko repoussée en plongeant par Di Lorto est repris par Kowacks.

Mais devant le danger, l'O.M. aussi se mit à profiter des largesses de l'arbitre et prit Antibes à son propre piège.

Quelques coups de butoirs répétés de l'arrière-garde et les forwards marseillais, ramenèrent un peu d'espoir et empêchèrent Antibes de jouer la touche pour conserver ce match nul.

Et ce fut, cinq minutes avant la fin, que Charbit, dont la partie fut en tous points remarquable, permis, grâce à un centre tiré avec réflexion dans cette bagarre, permit, dis-je, à Kohut, de réussir ce troisième but qui devait calmer définitivement Antibes, son jeu dur et les grimaces de Pohan, toujours à terre, feintant assez mal la faute, dans le dessein d'obtenir un coup franc.

L'ardeur de la lutte provoqua chez les spectateurs des vociférations qui, entendues du champ de course du Parc Borelli, firent frémir les non initiés venu voir courir le Grand Prix.

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