OM1899.com

 .Article de om.net

du 05 décembre 2010

Nice fait le casse du siècle (1-0)

S'il a toujours eu l'emprise sur le match, l'OM n'a jamais su faire la différence. A l'inverse de Niçois inoffensifs qui raflaient la victoire dans le temps additionnel.

Un tir cadré dans les arrêts de jeu, un but et trois points dans la poche. Albert Spaggiari aurait eu de quoi être fier de ces Niçois. Ce fut le casse parfait. Et l'OM de pleurer les multiples occasions qu'il s'est procuré dans la partie sans jamais trouver la faille. Mais il n'y eut finalement jamais l'opportunité idéale, l'occasion manquée ou l'arrêt exceptionnel du gardien adverse. "Du gâchis" regrettait ainsi José Anigo dans les couloirs du Ray. Les Olympiens désormais quatrièmes (à deux points du leader) ne peuvent s'en vouloir qu'à eux-mêmes ce dimanche alors que la réussite niçoise fut totale. Le scenario est très cruel car la partition marseillaise fut dans l'ensemble maîtrisée. Dans les derniers instants, le match nul qui se dessinait aurait même été source de frustration. Alors que dire de la défaite. C'est le genre de scenario qui arrive dans une saison. L'OM n'a jamais su se mettre à l'abri et paie le prix fort dans un match où Mandanda n'avait jusqu'au cruel dénouement qu'à capter les projectiles de supporters locaux toujours aussi accueillants.

Car cette équipe légèrement remaniée (N'Diaye au milieu et Rémy sur le banc) a toujours eu la mainmise sur la partie. Un premier quart d'heure niçois à la volonté (tête de Mouloungui au-dessus, 11e, ou Taiwo devant Coulibaly, 14e) et les Olympiens de prendre le contrôle des manettes. Efficaces dans les transmissions, ils développaient leur jeu à un rythme "pépère" en donnant l'impression que le but allait arriver à tout moment. Et il y eut pas mal de situations dans cette première période où l'OM centra beaucoup et Ospina intercepta à peu près tout.

Aussi, après un bon travail de Valbuena, la reprise de Cheyrou était contrée in extremis par Civelli (24e) tandis que Lucho ne parvenait pas à maîtriser un ballon dans la surface sur lequel le gardien colombien surgissait comme un puma (30e). Et si la frappe de Brandao était encore captée (42e), les quelques saillies niçoises restaient timides. Mouloungui la jouait trop perso (45e+1) et la tête de Gace n'était pas cadrée (45e+2). Histoire pour les Aiglons de montrer quelques bonnes intentions à la maison.

Une fin de mi-temps qui donnait quand même des idées aux locaux. Résultat : Plus d'espace, plus de rythme et le ballon de circuler d'un but à l'autre après la pause. Mais voilà, aucun tir cadré niçois à l'heure de jeu malgré un net regain en deuxième période. Et c'était la main oubliée de Gace dans la surface (51e), le retourné de Valbuena (59e) et surtout le but de la tête d'Ayew refusé pour hors-jeu (68e) qui animaient vraiment les débats. D'autant qu'à force de ne pas approcher des buts de Mandanda, la perspective d'un match nul convenait à Nice qui n'a plus fait que défendre. L'entrée de Rémy côté OM amenait de la vitesse mais il y avait à chaque fois un brin de maladresse, jamais le geste juste. Bref, l'art de tuer le match que les Olympiens cultivent depuis déjà de nombreux mois.

Puis Mounier s'est faufilé pour mettre Faé sur orbite (1-0, 90e+3). Dur, vraiment dur. Après l'intermède Chelsea de mercredi, les trois derniers matches de l'année vaudront désormais encore un peu plus cher.

Auteur : Emmanuel Jean

 

 

Article de laprovence.com

du 05 décembre 2010

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L'OM gaspille

 Le club olympien s'est incliné contre l'OGC Nice, ce dimanche au stade du Ray, à l'occasion de la 16e journée de Ligue 1.

Nice-OM : 1-0. L'OM s'est pris les pieds dans le tapis. En déplacement à Nice, ce dimanche, les hommes de Didier Deschamps n'imaginaient pas s'incliner en toute fin de rencontre (1-0). Une issue incompréhensible pour le champion de France en titre, opposé à un mal classé du championnat. Car cette rencontre de la 16e journée de Ligue 1 restera comme une véritable purge !

Imprécisions, approximations techniques, manque d'inspiration, fautes à gogo -23 fois pris la patrouille!-, tirs hors cadre... L'OM a compilé la plupart des écueils du football moderne pour perdre face aux Aiglons. Un cocktail explosif qui va leur donner une sacrée gueule de bois. Car les Olympiens ne devaient faire qu'une bouchée des Aiglons. Au lieu de ça, ils ont buté 90 minutes durant sur une formation homogène et solidaire, bien que limitée techniquement.

Kaboré indigent, Brandao inoffensif

Si la formation de Steve Mandanda s'est contentée du nul contre Rennes, elle a néanmoins fait preuve d'allant offensif. Ce dimanche, sur la pelouse du Ray, elle n'est jamais parvenue à trouver la faille (9 tirs cadrés sur 16 tentés, 40 centres, ndlr). A l'image de Charles Kaboré, à la peine sur son couloir droit face à la vivacité de Mounier. L'international burkinabé a lutté en défense sans jamais peser en attaque. Et quand il y est enfin arrivé, à quelques minutes du coup de sifflet final, ses partenaires croquaient la feuille de match.

Idem pour Brandao. Transparent, le buteur brésilien s'est révélé inoffensif pour Sablé et compagnie. Au final, l'OM peut nourrir des regrets car il s'est montré dominateur (53% de possession de balle). C'est dire le niveau de la rencontre... Mais il paie cash une erreur que tout Nice attendait. Sur le plan comptable, c'est surtout une très mauvaise opération pour les Olympiens, qui perdent la place de leader du championnat et se retrouvent en quatrième position derrière Lille, le PSG et Rennes.

Auteur : Jean-Claude Leblois

 

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