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du 20 mars 2011

L'OM largue Paris (2-1)

L'OM a remporté le Clasico, battant Paris grâce à des buts de Heinze et Ayew, et à une belle grinta.

Le public marseillais a vécu une de ces soirées dont on repart du stade la voix fracassée, le sourire aux lèvres, et la garantie de le garder un bon moment. Battre Paris à l'envie, dans un rendez-vous à six points pour la suite du championnat, restera comme un des temps forts d'une saison pour l'instant un peu chiche en émotions fortes. Mais en l'emportant, les chances d'en vivre d'autres sont nettement plus grandes.

Pour les supporters parisiens, dont certains n'ont pas pu s'empêcher de gloser sur la victoire mancunienne cette semaine sur le net, le réveil sera beaucoup plus difficile ce lundi matin.

L'OM ne s'est d'ailleurs pas spécialement " vengé " sur son rival de son élimination européenne, mais a tourné la page en construisant un succès dans la lignée de celui conquis à Rennes. Le tout en reléguant à six longueurs son visiteur du soir, et en l'écartant vraisemblablement de la course au titre (10 pts).

L'adrénaline s'est déchargée dès le quart d'heure de jeu, quand Heinze a laissé Coupet les bras ballants après l'avoir aligné sur coup-franc (1-0). Un Argentin hargneux à souhait et qui se fit un plaisir d'aller fêter ça avec son compatriote Lucho, remplaçant au coup d'envoi après son agression survenue dans la nuit de jeudi à vendredi.

Ce but eut le grand mérite de dévisser le couvercle d'un match jusqu'alors bien fermé, seulement animé par l'engagement olympien et les tentatives parisiennes de semer le trouble dans l'axe de la défense par des longs ballons aériens.

Preuves de cette " libération des moeurs " de ce Clasico 64e du nom, ce slalom aussi étourdissant que surprenant de Mbia pour perforer les lignes du PSG (17e), puis la mèche allumée par le pied droit de Gignac, au-dessus des buts (21e), et la tête plongeante de Remy (22e). A coup sûr, les permutations du quatuor offensif marseillais avaient jeté le trouble dans l'organisation francilienne.

Seul danger côté Paris, l'insaisissable (et parfois exaspérant, même pour ses partenaires) Nenê, à qui Diawara réserva un tacle bien senti mais correct pour marquer son territoire. Un peu secoué, le Brésilien ne s'en trouva pas moins à l'origine de l'égalisation de son équipe, trouvant un poteau bien intentionné à l'égard de Chantôme (1-1, 27e). Avant de "caviarder" une occasion énorme, sur une perte de balle d'un Diawara visiblement diminué physiquement depuis l'action de l'égalisation.

Heureusement pour l'OM, l'ancien girondin serra les dents et put poursuivre. Et le socle défensif, galvanisé par la grinta d'Heinze, de continuer à ne laisser sur la table que de toutes petites miettes à Hoarau, Giuly and co.

Surtout, les Olympiens ont su avoir le coup de rein pour repasser devant sur une tête d'Ayew, à la réception d'un centre appliqué de Gignac (2-1, 35e).

" Pour un joueur formé ici, c'était un rêve de marquer contre le PSG ", avouera-t-il en quittant le stade.

Mais pour que le rêve soit beau, il ne fallait plus lâcher la bride. En faisant bloc et en pressant férocement. En contrôlant moins le jeu certes, mais en additionnant en seconde période les contres et les occasions de prendre le large. Malheureusement, ni Gignac, ni Lucho et Remy n'ajustèrent Coupet, auteur d'une seule et unique parade devant Ayew.

Ce manque de réalisme a déjà coûté cher par le passé. Et pas plus tard que mardi dernier à Old Trafford. Mais Paris n'est pas Manchester, et les Marseillais n'ont cette fois pas laissé la porte entrebâillée à défaut de faire le break. Sans s'embarrasser de la manière. En éprouvant quelques difficultés à ressortir proprement le ballon, et le tenir devant. Mais sans compromettre l'issue d'un match où les trois points installent les Phocéens à la 2e place, dans la roue de Lille (4 points) mais où la victoire vaut infiniment plus encore...

 

Auteur : Laurent Oreggia

 

 

Article de laprovence.com

du 20 mars 2011

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L'OM tient la cadence

 

Les choses ont bougé lors de cette 28e journée, et plutôt dans le bon sens pour l'OM ! Lyon et Rennes, respectivement 3e et 2e au classement, se sont neutralisés hier 1-1 au stade Gerland et ont ainsi donné l'opportunité aux Olympiens de leur passer devant en cas de victoire contre le PSG. Montpellier (6e), qui avait déjà peu de chances de rentrer dans les 5 premiers au finish, ne nourrit maintenant plus beaucoup d'espoir après avoir été étrillé face à Lens (1-4). Seul point noir, et il est de taille : Lille s'est imposé à Brest et profite donc de ces faux pas pour creuser l'écart.

L'OM devait donc l'emporter face au PSG pour rester un candidat crédible au titre de champion et tenir la cadence imposée par des Lillois surprenants. Paris pour sa part devait repartir du Vélodrome avec les 3 points pour rester au contact des quatres équipes de tête, il y allait donc forcément y avoir un déçu. Ce fut le PSG.

L'OM a en effet très vite pris le jeu à son compte et c'est tout naturellement que les hommes de Didier Deschamps ont pris l'avantage. Après une faute de Chantôme sur Valbuena, les Olympiens discutent entre eux pour savoir qui va tirer le coup franc. Taiwo et Cheyrou sont volontaires mais Heinze leur grille la politesse... et inscrit un magnifique but qui laisse Coupet immobile sur sa ligne (16e).

On croit alors l'OM bien parti pour un match à sens unique mais c'est sans compter le manque de concentration ponctuel qui frappe cette équipe. Les Olympiens en font moins et Paris en profite : après une frappe de Nénê sur le poteau, Chantôme suit bien et égalise grâce au manque d'activité des défenseurs adverses (27e). Tout est à refaire.

Si l'OM ne retrouve pas son rythme de début de match, il parvient tout de même à relever le défi. Après un très bon centre du pied gauche de Gignac pour la tête d'André Ayew, le Ghanéen - un des meilleurs joueurs sur le terrain - fusille Grégory Coupet à bout portant (35e).

Le match est encore long, mais il ne se passera plus grand chose. Les deux équipes se montrent peu entreprenantes et n'ont de rares occasions qu'en profitant de grosses erreurs adverses comme lors de ce slalom d'Ayew entre quatre Parisiens inactifs (48e) ou cette frappe trop croisée de Nénê qui suivait une passe trop peu appuyée de Diawara (39e).

L'OM s'est souvent fait peur mais a assuré l'essentiel : les 3 points. A 10 journées de la fin du championnat, les hommes de Didier Deschamps sont idéalement placées... mais devront gagner en confiance et en concentration pour espérer continuer à suivre le rythme lillois.

 

Auteur : Jérémy PRIN-DERRE

 

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