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Résumé du Petit Provencal

du 13 février 1934

L'Olympique de Marseille doit s'incliner devant Rennes par 1 but à 0

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RENNES - Rennes qui fut sévèrement battu au match aller, a pris le meilleur, hier, sur les Méridionaux, mais avouons que ce ne fut que d'extrême justesse et que d'après la physionomie du jeu, un match nul, voire même une victoire marseillaise eussent été plus logiques.

En effet, si Rennes marqua un léger avantage en première mi-temps, les Marseillais ne furent jamais acculés comme le furent les Rennais durant toute la seconde période de jeu.

En un mot, victoire très chanceuse du Stade Rennais,. Les avants Marseillais manquèrent d'efficacité totale devant la cage adverse ; leurs essais innombrables étaient imprécis et sortaient presque toujours en 6 mètres ; quand ils étaient bien dirigés, ils trouvaient pour les arrêter un Collet dans le meilleur de sa forme.

Dans l'ensemble du jeu, l'attaque rennaise, quand elle se déclencha, fut plus perçante, plus dangereuse ; chez les demis, très belle production des demis rennais en première mi-temps, mais ils furent toutes deux excellentes. Sefelin chez les Rennais, et Conchy chez les Marseillais furent les meilleurs.

Les deux équipes font leur entrée sur le terrain follement ovationné.

Marseille engage et, de suite, descend en passes doublés, mais ses premiers échanges de balles ne donnent rien.

Le Stade, à son tour, rend visite à Di Lorto, qui doit parer un faible shoot de Chauvel. Le jeu passe quelque temps en territoire marseillais et Conchy doit dégager en touche ; sur celle-ci Kayser centre sur Rosé. Celui-ci crochète légèrement Kurka et de 25 mètres, place un bolide qui ne laisse aucun espoir à Di Lorto pris à contre-pied.

La galerie trépigne d'enthousiasme et applaudit longuement l'exploit de Rosét, mais ce but secoue l'apathie des Marseillais qui, pendant quelques minutes, mettent la défense rennaise à l'ouvrage.

Quelques coups franc sont distribués de part et d'autre et Rennes, par sa ligne de demis très active, prend un net ascendant sur ses adversaires, ; à la quatorzième minute, Rosé prend Kurka de vitesse, mais son shoot trouve la barre pour sauver Di Lorto qui était battu ; cependant le temps passe et rien ne rentre.

Mai voici Marseille qui descend en vitesse, la défense est passée, mais Collet arrête brillamment.

Un coup franc pour faute de Lemoal est bien botté par Drucker, mais Alcazar detourne trop faiblement la balle et Collet pare sans difficulté.

Voici de nouveau Rennes devant Di Lorto, mais Conchy renvoi se sur Zermani ; celui-ci file le long de la touche, passe Sefelin qui dégage en touche. La balle voyage très vite sur le terrain sec. À 35e minute, Marseille amorce une attaque de toute beauté, les cinq avants se passent la balle pour finalement la laisser à Kohut qui, d'un shoot superbe, la loge dans les filets.

L'arbitre de touche avait sifflé hors-jeu, ce qui a le don de provoquer dans la galerie ce qu'on appelle des mouvements divers.

Jusqu'au repos, Marseille dominent sérieusement sans pouvoir conclure.

La seconde mi-temps sera continuellement en faveur des Marseillais qui, par moments, acculeront les Rennais dans leurs buts. Ceci par de rapides échappées, viennent souvent rendre à Di Lorto des visites ; il s'en tire aisément.

Devant ce rideau humain, la science des avants blancs ne réussit pas à s'imposer et les shoots sont, soit mis à coté, soit arrêtés par Collet en grande forme.

Marseille obtient six coups francs consécutifs, puis deux corners qui sont toujours dégagés à temps, puis Kohut à la balle. Trois fois sa balle va au centre, trois fois Sefelin pare au danger ; une quatrième fois Alcazar place un shoot terrible que tout le monde voit dans les filets, mais Collet plonge et sauve miraculeusement.

Jusqu'à la fin Marseille dominera sans pouvoir conclure.

Le stade fera un ultime effort pour augmenter sa marque ; Dominique à la balle, Chauvel, son centre, trouve Rosé qui passe à Kayser, mais se fait boucler dans la toute dernière minute ; Kayser passe au centre, lance Rosé qui centre, mais Dominique ne peut conclur. La partie est jouée et malgré tous ses efforts Marseille doit s'avouer battu par une équipe, qui lui fut inférieure pendant la moitié de la partie.

Bon arbitrage de M. Jones.

Les équipes étaient ainsi constituées :

OLYPIQUE DE MARSEILLE : Di Lorto, Kurka, Conchy H., Charbit, Drucker, Conchy M., Zermany, Alcazar, Boyer, Eisehoffer et Kohut.

STADE RENNAIS : Dominique, Chauvel, Rose, Delourme, Kayser, Cahour, Schneider, Le Moal, Sefelin, Pleyer et Collet.

 

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