OM1899.com

 .Article de om.net

du 10 décembre 2016

 

Le soleil revient en Bourgogne

L'OM poursuit sa remontée en s'imposant en Côte-d'Or au terme d'un match où son réalisme lui a permis de contrarier une deuxième période compliquée.

Il était légitime pour Rudi Garcia de présenter le onze vainqueur de Nancy, par respect pour la prestation et le contenu produit par ses joueurs voici six jours, par cohérence aussi afin de stabiliser les relations techniques. Le succès de l'OM à Dijon, au terme d'un match prenant, rythmé, dans des conditions difficiles eu égard à un terrain en partie gelé et à une visibilité altérée au fil des minutes, ne met pas seulement fin à la série d'invincibilité dijonnaise à domicile de sept matches. Il marque deux premières dans la saison olympienne :

1. La première victoire à l'extérieur, la première depuis plus de six mois en Ligue 1, la dernière datant du 1er mai à Angers.

2. Pour la première fois de l'exercice, l'OM parvient à s'imposer deux fois d'affilée.

Les deux statistiques s'inscrivent dans une progression globale de la courbe de résultats de la formation de Rudi Garcia, soulignent la progression en cours et perturbent, surtout, le regard général sur le rendez-vous de ce samedi après-midi.

A une première période assez bien maitrisée, avec des temps de possession conséquents, une capacité à conserver le ballon, malgré le pressing initial dijonnais, l'OM a subi méchamment après le repos. Dans un premier temps, au-delà du but de Lopez, fruit d'un appel réalisé dans le bon tempo et d'une passe de Thauvin dans un timing idéal, l'OM a mené au score mais aussi aux poings en raison de nombreuses situations non converties. On pense à la supériorité numérique sur un contre où deux sauvetages dijonnais sur leur ligne ont annihilé le 2 contre 4 initial. C'est vrai, Dijon a eu par intermittence des possibilités mais l'OM aurait dû tuer la rencontre.

Le regret a été présent à l'heure de l'égalisation adverse. Elle a été somme toute logique, car elle a récompensé l'investissement local au retour du vestiaire. Plus d'engagement, une présence victorieuse dans les duels, un bloc capable d'évoluer haut et de gêner l'OM dans sa mise en place. Les Olympiens ont subi, plié devant un long temps fort dijonnais. Des pertes de balle trop rapides après la récupération, une difficulté à mettre de la propreté dans les phases de conservation et de progression ont exposé l'équipe : plus de fautes, plus d'efforts, plus de souffrance. Forcément, l'OM a redoublé de concentration en défense. Le pressing de Dijon a apporté de la densité dans la surface olympienne, des situations chaudes sans pour autant parler de nombreuses occasions.

SI l'OM l'a emporté, ce n'est pas pour avoir maitrisé la deuxième période, on l'a vu, mais pour avoir frappé sur l'une des rares opportunités en seconde période. Un but de Gomis, le 8e de la saison, redonne le sourire et met en avant l'opportunisme bienvenu de cette fin d'après-midi.

Malgré le brouillard, invité permanent à cette période de l'année sur Dijon, le soleil est revenu en Bourgogne. Pour l'OM...

 Auteur : Thierry Muratelle

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Article de laprovence.com

du 10 décembre 2016

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L'OM remporte son premier match à l'extérieur

de la saison en Ligue 1 à Dijon (1-2)

Grâce notamment à un but de Gomis inscrit en fin de match, les Olympiens ont empoché les trois points en déplacement pour la première fois de la saison en Ligue 1

Les supporters de l'OM attendaient cette victoire depuis longtemps. Tout simplement depuis le mois de mai et un succès à Angers (0-1). C'est désormais chose faite. Les Olympiens ont remporté face au Dijon FCO leur premier match de la saison en Ligue 1 à l'extérieur (1-2). Un succès acquis dans la difficulté, car les joueurs de Rudi Garcia auraient pu se mettre à l'abri en première période. Malgré tout, les coéquipiers de Bafétimbi Gomis engrangent une deuxième victoire consécutive en Ligue 1 pour la première fois de la saison, après le succès de dimanche dernier au Vélodrome face à Nancy (3-0). Mieux, ils restent sur trois matches sans défaite.

Dès l'entame de match, les Olympiens ont ouvert le score par l'intermédiaire de Maxime Lopez, auteur de son premier but en Ligue 1. Servi dans la profondeur par Thauvin, il a placé un plat du pied pour tromper Reynet, le gardien dijonnais (0-1, 6). Dans une rencontre rythmée et ponctuée par de nombreuses occasions de but, les joueurs de Rudi Garcia ont raté deux belles opportunités de doubler la mise en première période. Mais Gomis a manqué de justesse technique (28, 41). A la pause, l'OM était devant au tableau d'affichage (0-1) mais toujours sous la menace d'un retour dijonnais.

En deuxième mi-temps, le rythme de la rencontre était très soutenu. Mais ce sont bien les Dijonnais qui sont revenus avec les meilleurs intentions. Sakai a notamment réussi un retour salvateur dans les pieds de Sammaritano dès le début de la deuxième période (46). Avec des conditions climatiques qui se sont détériorées au fur et à mesure, le jeu devenait de moins en moins visible à l'heure de jeu. Et à force de subir, les Olympiens ont concédé l'égalisation sur un coup franc d'Abeid aux 25 mètres (1-1, 78). Le brouillard permanent n'a certainement pas aidé Yohann Pelé sur le coup. Mais les coéquipiers de Bafétimbi Gomis ont eu le mérite de continuer à y croire. Et, ils ont été justement récompensé. Servi par Bouna Sarr au coeur de la surface de réparation, le meilleur buteur olympien, auteur de sa huitième réalisation en Ligue 1 cet après-midi, a trompé Reynet de près (1-2, 87). Un véritable soulagement.

L'OM remporte sa première victoire de la saison à l'extérieur en Ligue 1 et signe un deuxième succès consécutif. Au classement, les Olympiens comptent désormais 24 points après 17 journées disputées et pointent à la huitième place. Il reste deux matches avant la trêve hivernale pour tenter d'atteindre la barre des 30 points. Mais avant les deux derniers rendez-vous de l'année face à Lille et Bastia, les joueurs de Rudi Garcia ont rendez-vous mardi soir avec les huitièmes de finale de la coupe de la Ligue à Sochaux (21h). En attendant, ce succès va certainement donner confiance et offrir un peu plus de sérénité aux Olympiens.

Auteur : Pierre-Antoine Trossero

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La délivrance dans la brume

Une bonne chose de faite. Voilà l'OM débarrassé du fardeau de ces sept mois sans victoire à l'extérieur en Ligue 1

Une bonne chose de faite. Voilà l'OM débarrassé du fardeau de ces sept mois sans victoire à l'extérieur en Ligue 1. Là et quand on l'attendait. Face à un promu particulièrement pugnace et offensif, mais pas du niveau de Monaco évidemment, et après un bon nul à Saint-Étienne et un succès enfin probant devant Nancy. La série, ou du moins un début de série, idéale pour espérer mieux, en termes de résultats, de jeu, de confiance.

"Première victoire à l'extérieur, deuxième victoire d'affilée, c'est comme cela qu'on remontera au classement", disait d'ailleurs Rudi Garcia juste après le match. Remontée qui se matérialise par une huitième place provisoire avant les matches du jour, indiquant le chemin à suivre. Celui du progrès. Il passera par une plus grande efficacité, une plus grande maîtrise des situations. Quand on domine comme l'OM l'a fait en première période, il faut que cela se traduise au tableau d'affichage.

"Nous aurions dû largement plier le match en première période et rentrer à la pause avec au moins deux buts d'écart, sinon trois, reconnaît l'entraîneur olympien. Quand on ne le fait pas, on s'expose à un retour de l'équipe adverse, grâce à sa qualité, parce que cette équipe de Dijon, offensivement, a de très très bons joueurs ; nous n'étions pas à l'abri d'un coup de pied arrêté comme on l'a pris et d'un combat imposé par l'adversaire."

Lors de son unique rencontre à Dijon en L1 en octobre 2011, l'OM n'avait mis que 19 secondes pour ouvrir la marque par Loïc Rémy. Hier, 5 minutes et 40 secondes, mais au terme d'une action superbe, notamment dans sa conclusion : une passe millimétrée de Florian Thauvin pour Maxime Lopez et le premier but du petit en L1, du bout du pied gauche.

Il aurait fallu, une vingtaine de minutes plus tard, que le contre amorcé par Thauvin, prolongé par le centre en retrait de Lopez, aille au bout ; mais d'abord la reprise de William Vainqueur, ensuite celle de Bafé Gomis à bout portant, ont été repoussées sur la ligne par Reynet puis Lang.

"Il faut aussi savoir s'adapter, à l'adversaire et à la météo"

Ou que la longue séquence de possession voyant les Olympiens déplacer le jeu de la gauche vers la droite avec une qualité technique remarquable sur un terrain gelé, ponctuée d'une nouvelle offrande de Thauvin, cette fois-ci pour Sakai, permette au Japonais de réussir une passe décisive avec son intelligent centre en retrait. Mais Gomis n'a une nouvelle fois pas conclu. Bref, de quoi se compliquer la vie inutilement, ce que les quelques interventions autoritaires et précises d'un excellent Pelé (coup franc d'Abeid, tir de Sammaritano) et les ratés de Less-Melou avaient laissé entrevoir. Car la seconde période fut d'un tout autre calibre côté dijonnais. "Nous avons subi l'impact des Dijonnais et eu plus de mal à mettre le pied sur le ballon. Mais il faut aussi savoir s'adapter, à l'adversaire et à la météo, qui ne devaient pas nous permettre de jouer tout le match de la même façon. Nous avons donc su mettre le bleu de chauffe, rester solides, même en encaissant un but", explique encore Rudi Garcia.

Sammaritano mais surtout Diony auraient pu égaliser assez vite, mais cet honneur est revenu à Abeid, qui, après deux coups francs malheureux, a mis dans le mille tandis que le terrain devenait de plus en plus envahi par le brouillard. Le mérite de l'OM étant alors d'inverser de nouveau la tendance en allant chercher la victoire, à l'image de Bouna Sarr, offrant la balle de but à Gomis, comme une délivrance dans la brume.

"Finalement, c'est peut-être une victoire plus intéressante à 2-1 , de la manière dont elle est advenue que d'avoir gagné 3-0 avec un score acquis à la pause", sourit Rudi Garcia. Comme le prévient Rod Fanni, on ne saura que dans les semaines à venir, si c'est annonciateur d'un vrai nouveau départ.

Auteur : Mario Albano

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Garcia, l'art de l'adaptation

Comme souvent depuis les trois coups de la saison, Florian Thauvin a été un danger permanent pour la défense adverse. Le pauvre Quentin Bernard a souvent vu le dos et le numéro de l'Olympien, débordé par la vivacité de celui qui a délivré un caviar pour Maxime Lopez sur l'ouverture du score. Alors, lorsque Rudi Garcia a décidé de rappeler sur le banc son feu follet, l'incompréhension a gagné les travées du stade Gaston-Gérard même si l'Orléanais avouera plus tard être moins en jambes après la pause.

Dijon faisait alors le forcing pour revenir, poussant l'OM dans ses retranchements. Le technicien olympien a préféré redistribuer les rôles afin de briser l'élan bourguignon, avec l'apport de Zinédine Machach. "Je voulais être plus solide au milieu, en faisant entrer 'Ziné', alors que nous étions en train de prendre l'eau dans ce secteur, en souffrant de l'impact de Dijon. Il fallait garder un garçon mettant le pied sur le ballon, donc Max (Lopez) est monté un cran plus haut. Je voulais garder la vitesse de Clinton et le buteur qu'est Bafé", a expliqué Garcia. Ce choix n'a pas vraiment porté ses fruits, le DFCO égalisant rapidement. Et l'entraîneur a vite révisé ses plans.

Il a sorti de sa manche un autre atout nommé Bouna Sarr, mettant un terme aux errements de Njie. L'ancien Messin, qui se contente de bouts de match depuis un mois, avait des fourmis dans les jambes et l'envie de montrer qu'il est mieux qu'un second rôle. Sur une accélération, il a laissé sur les fesses deux défenseurs dijonnais, avant de ciseler un centre parfait pour Gomis. "Le coach m'a demandé de faire la différence, d'apporter un plus. J'ai senti mon latéral fatigué. Thauvin avait bien fait le job, il m'a transmis le flambeau, se félicitait Sarr. Il y a de la concurrence. J'essaie de bien utiliser le temps de jeu qu'on me donne. J'espère en avoir davantage dans les matches à venir."

"C'est la victoire de tout un collectif", synthétisait Gomis. "Ça montre qu'on fait les résultats à 14, c'est très important pour un coach", concluait Garcia qui, mardi à Sochaux en coupe de la Ligue, va sans doute se servir de cette fin de match pour offrir du temps de jeu à des éléments peu utilisés.

Auteur : Fabrice Lamperti

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