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.Article de om.net

du 05 décembre 2018

 

Deux fois devant au score, les Olympiens se sont finalement inclinés au Stade de la Beaujoire lors de la 16e journée de Ligue 1 Conforama.

Une défense inédite

Rudi Garcia avait initié une défense à trois lors du déplacement à Rome au début du mois de novembre, en Europa League. Un dispositif reconduit contre Dijon, Amiens puis Francfort. Renouvelée lors de la dernière journée contre Reims, la charnière centrale était passée de trois à quatre éléments au bout de dix minutes de jeu. Ce soir, l'entraîneur olympien a aligné une défense à quatre. Hiroki Sakai blessé au genou, c'est Boubacar Kamara qui a occupé le flanc gauche. Une première pour le jeune Olympien cette saison.

Une première mi-temps en effet miroir

Les quarante-cinq premières minutes ont accouché de quatre buts dans une confrontation équilibrée. A la pause, les statistiques affichaient le même total pour l'OM et Nantes : 7 tirs, 3 cadrés, 2 buts. Des données qui reflètent l'impression laissée sur la pelouse. L'OM s'est fait rattraper au score à deux reprises. Emiliano Sala a égalisé à la 28e minute, soit 180 secondes après l'ouverture du score de Morgan Sanson. Ensuite, si Florian Thauvin a permis de passer devant sur penalty à la 36e minute, Abdoulaye Touré a renvoyé les équipes dos à dos juste avant la pause.

Saint-Étienne dimanche

5e après la défaite à la Beaujoire, l'OM se déplacera à Geoffroy Guichard pour la 17e journée dimanche. Un duel attendu face à un concurrent direct qui est intraitable à domicile. Les Stéphanois n'ont pas perdu en huit réceptions, ils ont un bilan de six victoires et deux nuls. Soit un total de 20 points sur 24 possibles. Ce soir, Rudi Garcia et ses joueurs comptent 1 point d'avance sur ce prochain adversaire.

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Article de La Provence

du 06 décembre 2018

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Encore du gâchis

L'OM a perdu à Nantes, sans le mériter, après avoir mené deux fois au score. Un gaspillage idiot qui complique un peu plus la situation

Lyon battu à domicile, Montpellier battu à domicile, Saint-Étienne défait à Bordeaux, seul Lille a donc gagné. Il faut quand même en avoir une sacrée couche, pour aussi mal se débrouiller et ne pas en profiter pour grappiller du terrain et se rapprocher du podium. Surtout après avoir mené deux fois au score à la Beaujoire et donner souvent l'impression, lors de la première période, de se diriger vers une victoire convaincante.

Mais voilà, l'OM, cette saison, en a bien une couche. Rudi Garcia appelle cela de la stupidité. On pourra qualifier cela d'inconsistance, d'inconséquence, de dilettantisme, de légèreté, de manque de sérieux. Et aujourd'hui, une équipe qui a perdu six fois en Ligue 1 (et quatre fois sur cinq en Ligue Europa), et a encaissé cinq fois trois buts lors de ses échecs en championnat, ne peut plus être considérée comme une bonne équipe, qui a connu des pépins ayant perturbé son début de saison pour diverses raisons.

80 buts en Ligue 1 et 120 toutes compétitions confondues

Elle est loin la coupe du monde, elles sont loin les hésitations sur la charnière centrale, les blessures, ils sont terminés les retours difficiles. Tout le monde est là, bien là. Mais pas tout le temps avec la même concentration, pas tout le temps avec la même détermination.

C'est l'OM. Et l'OM, finaliste de la Ligue Europa la saison dernière, auteur de 80 buts en Ligue 1 et 120 toutes compétitions confondues, devait simplement faire mieux contre les gros pour accéder à la Ligue des champions. Mais voilà, l'OM fait toujours aussi mal et fait surtout pire face à des équipes plus modestes. Parce qu'il lui manque ce soupçon de volonté pour éviter d'encaisser un but (comme le retour de Kamara enfin de match sur Moutoussamy empêchant le Nantais d'en marquer un quatrième ou comme Bouna Sarr l'avait fait sur Balotelli à Nice). Il manque cette rage défensive qui a permis aux Nantais d'égaliser à 2-2 dans le temps additionnel de la première période alors que Boschilia avait tiré un coup franc sur la transversale et que, sur le deuxième temps, Sala a eu le temps de contrôler dos au but, puis Touré s'est retrouvé tout seul pour frapper de vingt mètres. Le péno du 2-1 de Florian Thauvin n'était peut-être pas suffisamment digéré ?

Lutter pour arracher un tour préliminaire de Ligue Europa

Mais ça avait commencé par le pseudo-duel d'Ocampos avec Touré, laissant le Nantais avancer dans le camp marseillais et centrer pour Sala tout seul. Les Olympiens devaient encore se rejouer l'ouverture du score dans leur tête, peut-être. Belle ouverture au demeurant, avec cette sortie de Rolando, cette passe magnifique, le débordement d'école et le centre parfait d'Ocampos pour une reprise du plat du pied aussi impeccable de Sanson. Mais après, fallait pas rêver... Encore moins à la reprise, quand Sarr s'est fait avoir par Lima, passeur décisif sur le 3-2.

Comme il n'y a plus non plus cette énergie de fin de rencontre qui avait permis de renverser la situation à Monaco ou, comme la saison dernière à Troyes et à Toulouse dans le temps additionnel, les Olympiens se retrouvent tout couillons avec leurs regrets.

Bref, l'OM a l'art de compliquer sa tâche, de gaspiller ses chances. Et ce gâchis a un coût. Pour l'heure, il n'est pas encore très élevé parce que les autres ne sont pas plus brillants, ni réguliers. Mais à force de se dire que l'espoir est permis, cette équipe va finir par lutter pour arracher un tour préliminaire de Ligue Europa.

Et là, ce sera un échec.

Auteur : Mario Albano

 

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La défense se noie encore

De terribles erreurs défensives sont de nouveau venues gâcher l'avance prise par l'OM

Deux minutes montre en main sans douche ni cigarette. Rudi Garcia ne s'est pas éternisé en conférence de presse, hier soir, à l'issue de la nouvelle débâcle de l'OM, cette fois à Nantes (3-2). Le temps, quand même, de maintenir sous l'eau la tête d'une défense de nouveau submergée et qui frôle la noyade.

"On n'est pas loin d'avoir la palme de la stupidité", a grincé le technicien olympien, faisant référence à des séquences défensives travaillées à l'entraînement et bafouées en match. Comme si ses élèves, appliqués lors des nombreux cours du soir, étaient tête en l'air et jouaient les étourdis, voire les cancres, lorsque l'interro se présente. Des moments d'égarement fatals dont ont profité les Canaris, trois buts pour quatre tirs cadrés.

Un vrai running gag

Garcia n'est pas le seul à ne pas décolérer. En tribune, ses adjoints semblaient abasourdis, tout comme les joueurs, par autant de naïveté, de passivité et de fébrilité. Un cocktail inquiétant qui, depuis les trois coups de la saison, devient une sorte de marque de fabrique côté olympien, un running gag qui fait bien rire ses différents adversaires. Ceux-ci se font un malin plaisir de profiter de ces faiblesses récurrentes. Car ce n'est pas la première fois que de telles défaillances éclatent au grand jour. C'est bien le problème, jusqu'ici insoluble. Garcia a beau se triturer les méninges, multiplier les formules ou changer les hommes, rien n'y fait, il se cogne à une réalité glaçante. Les filets tremblent toujours autant, son arrière-garde continue à se distinguer par une porosité chronique qui la fait figurer parmi les pires de l'élite hexagonale avec déjà 25 buts encaissés en 16 sorties et cinq revers avec au moins trois buts concédés.

Ces carences ont pourtant été identifiées dès la fin du précédent exercice. Garcia a ainsi réclamé du renfort et il l'a obtenu, même si l'effectif se révèle bancal avec, par exemple, aucun remplaçant de métier pour épauler un Jordan Amavi à la peine. L'OM a cassé sa tirelire pour attirer dans ses filets le colosse Duje Caleta Car. 19 millions d'euros pour un jeune défenseur qui passe la majeure partie de son temps à regarder ses nouveaux partenaires prendre la foudre. De retour à la compétition à Amiens, Rolando a fait croire qu'il incarnait la solution miracle. Trois matches plus tard, ces promesses ont été douchées par des Nantais opportunistes.

Les prochains jours promettent d'être chauds du côté de La Commanderie, tandis que le déplacement à Saint-Étienne se profile déjà. "Il faut trouver les solutions collectivement pour encaisser moins de buts", insiste un Florian Thauvin aux yeux rougis par ce nouveau revers. "On est une équipe, tout le monde perd et pas seulement la défense. C'est toujours les mêmes situations, on n'arrive pas à changer les choses", déplore de son côté Luiz Gustavo, avec sa retenue habituelle même si on comprend entre les lignes qu'il n'en pense pas moins et que la situation l'agace.

Alors que la trêve hivernale approche, le chantier de la défense est plus que jamais ouvert. Six mois presque pour rien. Les prochaines semaines doivent y remédier, apporter de vraies solutions. Avant qu'il ne soit vraiment trop tard.

Auteur : Fabrice Lamperti

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