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Résumé Le Provencal

du 13 septembre 1951

 

LE DERBY O.M. - SETE JOUE SOUS UNE PLUIE DILUVIENNE

s'est terminé par un score nul (2-2)

Le match O.M. - Sète qui s'est joué hier après-midi au Stade Vélodrome, a été contrarié par une pluie diluvienne, qui n'a cessé de tomber sur la pelouse.

Devant la fureur de l'ondée céleste, ont pu craindre même, un instant, que M. Dufossé soit obligé de renvoyer la rencontre.

Et c'est finalement en présence de 4.000 spectateurs, que cette partie de style "aquatique" a débuté.

Le jeu évidemment, dès les premières minutes, n'eut pas une grande tenue, les joueurs ne cessant de glisser.

À la 10e minute, David effectua un excellent tir qui fut bien bloqué par Pons ! trois minutes plus tard, Andersson échappa à Broccolichi et envoya un bolide qui pouvait se transformer en but, mais la barre sauva le gardien sétois.

À la 18e minute, David tenta encore sa chance. Pons bloqua mal la sphère, mais aucun olympien ne suivit l'action.

Enfin, à la 22e minute, Nekkache ayant servi de façon remarquable Andersson, ce dernier fonça avec décision dans le "trou" et expédia un tir à ras de terre ; Pons plongea sans résultat, la balle heurta le poteau droit puis pénétra à l'intérieur des bois.

Neuf minutes plus tard Fontaine s'échappa, nul défenseur olympien ne lui barrant la route, il centra avec aisance vers le centre du terrain ; Johansson et Singier se précipitèrent ensemble ; le Sétois fut plus prompt dans son intervention et, à bout portant, logea la sphère dans les filets olympiens.

Deux minutes plus tard, Salem ne commit une grave faute. Il hésita à dégager une balle qui lui revenait, il voulut la passer à Morand. Singier, très opportuniste, surgit en trombe et scora un second but.

À la 40e minute, l'arbitre accorda un penalty mérité à l'O.M. Andersson, en possession de la balle, avait été fauché de façon manifestèrent par Renko.

Après quelques palabres, Andersson fut chargé de "l'exécution". Il tira avec vigueur dans le coin droit. Les deux équipes étaient à égalité.

Alain DELCROIX

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Avec un peu de chance

ANDERSSON pouvait

Battre le F.C. de SETE

Sur la patinoire du boulevard Michelet, nous ne pouvions espérer assister à une rencontre de grande classe.

Évidemment, les deux équipes furent très handicapées, elles ne parvinrent pas à effectuer des mouvements offensifs amples et profonds, leurs actions furent spasmodiques, elles manquèrent de finition, nous n'avons pas assisté à des attaques massives mais à des raids isolés.

Il est incontestable que les joueurs de chaque camp ont droit à des circonstances atténuantes, il était très malaisé dans le cloaque du Stade-Vélodrome de conserver un équilibre parfait et de réussir des shoots et des passes précises.

Le team de Tomazover connu dix minutes d'euphorie durant lesquelles il manqua "le coche". En scorant deux fois en trois minutes, il avait le vent en poupe, mais en seconde mi-temps il subit la loi des Phocéens et put s'estimer heureux de terminer en arrachant un point.

Pons en grande forme

Du côté "Dauphin" la palme revient incontestablement à Pons qui, en grande forme, réussit de magnifiques arrêts : il détourna, en particulier, du poing un bolide d'Abder qui devait pénétrer dans sa cage.

Singer opéra dans l'attaque en véritable "feu follet". Il sema la panique dans la défense marseillaise et se joua de Salem : c'est un joueur rapide qui a du coup d'oeil et du nerf.

Derrière Laborde et Antonio fournir une prestation honorable.

Ah ! cette barre !

L'attaque phocéenne, une fois encore, apparut très incomplète. Elle souffrit contre Sète de la tenue assez médiocre de ses ailiers : Gérard, qui fut débordé devant l'intraitable Mihoubi, et David qui a le tort de ne jamais poursuivre ses actions qu'il entreprend.

Andersson, une fois de plus, s'imposa comme l'unique réalisateur de cette ligne. Il prit un net ascendant sur Broccolichi qui se défendit avec vaillance.

Il n'eut pas là de chance dans ses tirs dont deux s'écrasèrent sur la barre !

Nekkache a accompli des progrès ; il oeuvra avec zèle, c'est passes furent bien assurées, mais il manqua de rapidité. En défense l'absence du "régulateur" Scotti se fit sentir. Perez a couru avec un coeur admirable, il n'a pas peur du travail celui-là !

Rossi s'est montré trop lymphatique. Johansson et Salem ne se sont pas accommodés du terrain glissant. Abderahmane s'est déchaîné avec bonheur en seconde mi-temps ; en attaque, il poussa des pointes dangereuses.

Morand s'améliore à chacune de ses sorties ; il prend confiance en ses moyens.

L'O.M. joue toujours avec courage et volonté, et ceci est le principal.

A.D.

 

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