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Résumé du Petit Provencal

du 13 avril 1934

OLYMPIQUE DE MARSEILLE

bat Antibes par 3 à 1

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Antibes, 12 Avril.

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Cette rencontre s'est disputée cet après-midi au Fort Carré, en présence d'une bonne assistance. Elle comporta de jolies phases de jeu, surtout du côté des Marseillais qui firent montre dans toutes leurs lignes d'une supériorité plus grande et d'une technicité bien meilleure que leurs adversaires. Il convient de regretter cependant, quel ait été émaillé de quelques irrégularités et que Drucker en supporta les conséquences.

Dès le début du match le jeu est rapidement mené par le quintette olympien lesquels se heurte à une défense serrée des locaux. Alcazar et Eisenhoffer lancent à plusieurs reprises leurs ailiers, sans cependant obtenir une conclusion heureuse tant Antibes joue en retrait.

Sur les tentatives locales, Kurka joue long à suivre de même que Drucker effectue de remarquables services, mais Ehms, le portier antibois, bien protégé, ne laisse rien passer.

Antibes se reprend un instant et se porte délibérément en attaque, mais ne peut réussir et le jeu revient en territoire local. Auvergne et Masset, ne quittent guère Boyer et Eisenhoffer. C'est étroite surveillance, ne permet pas aux Marseillais d'arriver à leurs fins. Sur une contre-attaque azuréenne, Belko manque une belle occasion et sur le renvoi, Rabih sert Kohut qui, en une feinte fort belle, trompe la défense d'Antibes et peut ainsi à la 35e minute battre Ehms pour la première fois.

Toujours très en verve, les avants olympiens obligent les backs locaux à s'employer à fond. Ceux-ci y parviennent d'ailleurs avec une décision remarquable et une fougue sans borne.

En seconde mi-temps l'ardeur des défenseurs Antibois est telle que Boyer évite le choc. Deux shoots d'Alcazar sont arrêtés par le keeper local. Le jeu est heurté, parfois même, un peu dur. Max Conchy et dans son milieu, mais à ce rythme Drucker est touché et quitte le terrain. Pepito, malgré-ce, redouble de valliance et sur un centre de Kohut ne permet aucun espoir à Ehms. C'est le second but.

Le centre demi reprend sa place, mais ne peut tenir utilement son poste qui est occupé par Eisenhoffer. Les efforts de Boyer et d'Alcazar se multiplient sans résultat. Au contraire sur attaque d'Antibes, Belko centre, la défense olympienne n'intercepte à et Kodriguez obtient le premier but pour son équipe.

À la reprise, Di Lorto doit stopper une balle du même Rodriguez. Ehms quitte ses buts. Max s'en aperçoit, shoote à distance et marque ainsi le troisième point. Plus rien n'est réussit par la suite et M. Oliva siffle la fin sur le score de trois buts à un en faveur des Marseillais.

À l'Olympique, le team a fait une bonne impression. Jeu beaucoup plus coordonné, ensemble meilleur. Les joueurs tinrent très convenablement leur place. Citant entre autres, Charbit, Alcazar et Eisenhoffer.

Chez les locaux, les joueurs firent preuve de cran, d'ardeur et de bonne volonté, mais leur jeu fut beaucoup moins régulier, un peu heurté. La ligne intermédiaire s'avéra faible et ne soutint pas comme il convenait le quintette dans ses offensives.

Ainsi par cette victoire l'Olympique consolide sérieusement sa place de leader de la compétition professionnelle. Souhaitant cependant que Drucker ne se ressente pas trop de sa blessure et que ces matchs successifs ne fatiguent pas outre mesure, les joueurs marseillais.

 

R.T.

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