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Résumé du Petit Provencal

du 11 mai 1934

 

Le C.A. de Paris

bat l'Olympique de Marseille

par 3 à 1

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L'ambiance évidemment n'est pas tout à fait la même que dimanche dernier. À 2h. 15 précise, le leader du championnat de France, l'Olympique de Marseille, fait son entrée sur le terrain pour se mesurer au C.A.P.

Le match débute ardemment. Les marseillais bénéficient visite d'un coup franc que Boyer tire dehors. Puis à la troisième de jeu, Weber, d'une belle tête, réussi à traduire. C.A.P., 1 ; O.M., zéro.

Mayer se distingue, il est chargé par Boyer, mais il conserve la balle et peut reprendre son poste. Les capistes sont ardents. Ils prennent la direction des opérations et Di Lorto et maintes fois alerté. Marseille se dégage enfin, il bénéficie d'un corner sans résultat et le jeu se poursuit très mobile. Un joli shoot de Sterne frise la barre, puis Mayer, par un plongeon habile, sauve ses buts.

Maintenant les phocéens dominent, et Mayer bloque un beau shoot de Kohut. Le C.A.P., se réveille brutalement et l'aile gauche parisienne attaque, mais Di Loroto plonge dans les jambes de Damour et sauve ses filets.

Les marseillais ont repris le commandement. Ils dominent manifestement, est à la 40e minute, sur corner, Boyer réussi à égaliser. O.M., 1 ; C.A.P., 1.

Les Marseillais sont dangereux à la reprise. Ils attaquent vigoureusement et les capistes sont refoulés sur leurs buts. Les parisiens se dégagent et opèrent à leur tour dans le camp adverse. Guimbard est fauché à la ligne des dix-huit mètres, et l'arbitre accorde un penalty sévère. Stern le tire et Di Lorto arrête le ballon, mais l'arbitre le fait recommencer, est cette fois Di Lorto est battu. C.A.P., 2 ; O.M., 1.

Une échappée de Kohut. Le centre est repris par Boyer, mais Mayer chançard reprend la balle du pied. Les Marseillais égalisent par Kohut, mais l'arbitre a sifflé hors jeu et le point est refusé. Les Parisiens sont toujours très ardent. Stern s'échappe, tandis que les arrières marseillais hésitent à réagir, et Stern réussit son shoot, battant irrésistiblement Di Lorto C.A.P., 3 ; O.M., 1.

CONSIDERATIONS

La deuxième mi-temps fut encore moins émotionnante que la première. Marseille manquait évidemment de conviction, quant aux capistes ils auraient bien voulu, mais il leur manquait les moyens. L'arbitre leur passa les siens et, grâce à eux, le C.A.P. prit la tête. Cela eut le don d'énerver les joueurs et aussi de les animer. Ce ne fut plus alors que charges, accrochages, chutes tout ce qui contribue à faire du mauvais football. Dans tout cela le seul Boyer essayait bien de mettre un peu d'ordre et de trouver l'obscurité, mais que pouvait-il bien faire seul contre tous ?

Nous nous abstiendrons de citer qui que ce soit à part lui, car il fut sur le terrain le seul footballeur digne de ce nom. Quelques minutes avant la fin, Marseille s'offre le luxe inouï de manquer deux buts tout faits, puis il finit par un marqué un, mais il était écrit que l'arbitre ne serait jamais d'accord. Il refusa d'homologuer l'exploit du jeune Kohut. Le match se continua sous un beau chahut, qui se termina dans une tempête de bravos lorsque Stern eut doté les parisiens d'un troisième but.

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 Résumé du Petit Marseillais

du 11 mai 1934

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