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Résumé du Petit Provencal

du 27 août 1934

O. Alès : 1

MARSEILLE : 0

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ALES - Beaucoup de monde au Stade de la Prairie, foule estimée à 4 ou 5.000 personnes. Le temps était aussi de la partie, car le soleil parfois gênant pour ce genre de sport, était caché par un épais rideau de nuages.

Les Marseillais paraissent les premiers sur le terrain et sont justement applaudis, puis ce sont les Alésiens qui eux aussi reçoivent un accueil chaleureux.

Le jeu est engagé par l'Olympique de Marseille qui attaque vivement et conserve un premier avantage. Puis c'est le tour des Alésiens qui réussissent le premier but de la partie au bout de 20 minutes. La première mi-temps est jouée très correctement et à vive allure avec un léger avantage pour Alès.

La deuxième mi-temps fut très heurtée et de nombreuses fautes furent sanctionnées par l'arbitre. Les Marseillais beaucoup plus lourds abusèrent par trop de coups irréguliers. Cette deuxième partie du jeu fut à l'avantage de l'O.M. dont les éléments firent tous leur possible pour enlever le gain de ce match, mais leurs efforts furent inutiles devant la fougue cévenole.

Finalement les deux précieux points, enjeu de ce match revienne à l'O. Alésien en battant l'Olympique de Marseille par 1 but à 0.

Chez les Marseillais, la défense joua fort bien. Les frères Conchy forment à Di Lorto une barrière solide ou Max se distingua particulièrement.

Tous deux protégèrent efficacement Di Lorto qui ne pouvait absolument rien contre le but qui lui fut marqué.

Les deux demi-ailes marseillaise, Charbit et Rabih, firent un bon match.

Chloupek opéra avec beaucoup de finesse, trop peut-être pour un match de la sorte, mais il souffrit de la grande activité de Sallles.

Kohut, étroitement marqué, put jouer comme à son habitude ; cependant, il eut quelques jolis départs terminés par des shoots dangereux qui dénotent de sa classe.

Zermani, à l'aile droite, fut beaucoup plus utile que lui et se distingua davantage.

Alcazar et Eisenhoffer firent de jolies choses, sans briller toutefois d'une façon particulière.

Roviglione ne fit pas l'impression qu'on attendait. Personnellement, nous croyons que Boyer aurait certainement mieux fait, car sa grande habitude de ces rencontres de grande importance.

Il n'y a rien à reprocher à l'arbitrage de M. Cousin, qui fut impeccable.

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