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Résumé du Petit Provencal

du 23 septembre 1935

MARSEILLE : 4

ANTIBES : 1

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Un public moins nombreux que lors de la venue des Messins, assistait, hier au match Antibes-Olympique. Si la facture du jeu, fourni par les teams en présence, ne fut pas toujours de grande classe il n'en reste pas moins que la rencontre fut palpitante en ce sens qu'elle resta longtemps indécise. Ce n'est en effet que dans le dernier quart d'heure que les Olympiens eurent la partie en mains ; jusque-là le score était de 1 à 1, et n'offrait pas de très grandes garanties pour les Marseillais.

Cette rencontre, qui débuta assez rapidement, s'avéra parfois un peu heurtée, en raison du mauvais esprit de certains. Les locaux, beaucoup moins heureux que lors de leur précédent match, eurent à faire à un onze volontaire, rapide et dont la défense se mit particulièrement en évidence. Les lignes arrières, en effet, eurent à supporter le poids de la plupart des offensives marseillaises. Disons tout de suite qu'elles s'en tirèrent fort bien et, a ce jeu, Euchs intervint souventes fois avec bonheur, mais aussi avec beaucoup de précision.

Grâce à un magnifique débouché de Zermani , légèrement rabattu vers le centre, Janin, d'un shoot très bien ajusté, ouvrit la marque, laquelle ne subit aucune modification, lorsque le repos intervint.

En seconde mi-temps, on se demanda longtemps si les olympiens parviendraient à vaincre. Leurs demis faiblirent visiblement, ce qui donna aux attaquants visiteurs quelques vellités, alors que de leur coté, les fouvards marseillais, peu soutenus ne parvenaient jamais à s'imposer. Grâce à la ténacité de Fecchino, les Antibois parvinrent, cependant, à égaliser, aggravant ainsi de singulière façon , la situation de nos représentants.

La lutte devint alors très dure. Le match fut émafilé de quelques irrégularités. Son indécision augmenta l'attrait de la partie, à défaut de belles phases de jeu.

Enfin, voici que sur une échappée de Zermani, Roviglione intercepte le centre, sert Alcazar, beaucoup mieux placé que lui, et ce dernier obtient ainsi le deuxième but pour son équipe.

Cet exploit semble être le point de départ du succès olympien. En effet, peu après, le même Roviglione, harcelant comme à son habitude la défense adverse, reçoit une bacu d'Alcazar et bat une nouvelle fois Euchs.

Dès lors, les Antibois sont découragés et sentent très bien que tout effort est voué à l'insuccès, Alcazar, dans un bel effort, ajoute un quatrième but à la marque, et la fin est sifflée quelques instants après sur le score de 4 à 1, en faveur des Marseillais.

Le onze d'Antibes n'est pas apparu comme un team de grande classe. Certes, il tint la dragée haute à son adversaire mais ce résultat fut surtout acquis grâce à l'extrême mobilité de ses éléments et à son trio défensif, qui se montra supérieur aux autres lignes.

L'attaque volontaire au possible n'eut que cette qualité, et ne sut jamais construire un jeu susceptible de prendre en défaut les backs marseillais. Des demis seul Semeria fit une partie méritoire, et il avait à faire à dure partie. Euchs dans les buts, malgré qu'il dut concéder quatre buts, remplit très bien son rôle. Il eut de tès heureuses interventions.

Dans le clan olympien, le rouage ne parut pas aussi beau que lors du match conte Metz. La ligne intermédiaire ne tint pas entièrement la partie et se confirma étant donnée la difficulté qu'elle avait de suivre dans un rôle strictement défensif. De ce fait, l'attaque ne fut pas soutenue comme il aurait convenu. Zermani parut très bien ; Alcazar améliore son jeu ; Janni donna l'impression d'être une recrue très utile pour le team, alors que Kohut parut quelque peu fatigué. Quant à Roviglione, il eut quelques décisions malheureuses ; il conviendrait qu'il ce montre plus hardi et moins timide au milieu de ses camarades. Malgré ce, dans le dernier quart d'heure, il se retrouva comme nous voudrions qu'il fut tout au long de la partie. Il permit à Alcazar de marquer le second but et obtint lui-même le troisième.

Dans l'ensemble comme nous le disions plus haut, les joueurs parurent fatigués ; ne serait ce pas le fruit d'un entraînement trop activement poussé ? Peut-être. Il conviendrait de le mieux modérer en vue des rencontres futures.

Quant à l'arbitre, il ne se montra pas toujours clairvoyant, et parut un peu faible dans l'ensemble.

Georges DARBOS

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