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Article om.fr

du 25 janvier 2020

L'OM tenu en échec

 

Tenu en échec face à Angers, l'OM enchaîne tout de même un 12e match sans défaite malgré les absences de Payet, Kamara et Sarr.

Le onze de départ

Privé de trois de ses joueurs, tous suspendus (Payet, Sarr, Kamara), André Villas-Boas aligne, face à Angers, un 4-3-3 avec plusieurs changements. Sans surprise, Steve Mandanda, le capitaine marseillais, garde la cage marseillaise. La défense olympienne est composée de Sakai, Caleta-Car, Alvaro Gonzalez et Amavi. Strootman au poste de sentinelle est accompagné au milieu de terrain par Rongier et Sanson. Enfin l'attaque olympienne est composée Lopez, Radonjic et Benedetto à la pointe. Le coup d'envoi fictif de la rencontre a été donné par Jean Djorkaeff et Jean-Paul Escale.

La 250e pour Mandanda

Non, Steve Mandanda ne dispute pas son 250e match avec l'OM. Cela fait bien longtemps qu'il a dépassé ce cap. En revanche, face à Angers, le gardien olympien porte le brassard pour la 250e fois de sa carrière avec l'OM. Le joueur le plus capé de toute l'histoire olympienne n'en finit plus de battre des records.

La première mi-temps

Mis à part une puissante frappe à ras-de-terre de Nemanja Radonjic, qui n'a pas trouvé le cadre, la première mi-temps entre l'OM et Angers a été très pauvre en terme d'occasions. Face à une équipe regroupée en défense, les Olympiens ont eu du mal à s'immiscer dans le camp opposé. Pourtant Jordan Amavi prenait régulièrement ses adversaires de vitesse et adressait plusieurs centres qui ne trouvaient pas preneurs. Les Olympiens auraient pu être surpris par une frappe de Thioub mais celle-ci était détournée en corner. À la pause, les deux équipes regagnaient le vestiaire sur le score de 0-0.

À l'image de la première, la seconde période n'offrait guère plus de situations. Les Olympiens ont eu la possession du ballon, mais n'ont pu inquiéter Ludovic Butelle. Ils ont tenté de loin par l'intermédiaire de Rongier, et de Khaoui, entré en cours de match, mais ces dernières étaient trop écrasées. Sur coup de pied arrêté, Khaoui trouvait la tête de Strootman sans danger.

Les deux équipes n'ont finalement pas pu se départager. L'OM se contente d'un point, conforte sa place de dauphin et garde son avance de 5 points sur son poursuivant : Rennes.

Rendez-vous en coupe de France

La prochaine échéance arrive très vite pour les Olympiens puisque dès mercredi prochain (29 janvier), ils ont rendez-vous pour leur huitième de finale. Enfin, ils joueront à domicile avec la réception de Strasbourg à l'Orange Vélodrome. En championnat, la prochaine journée se déroulera à Bordeaux dimanche 2 février en clôture de la 22e journée de Ligue 1 Conforama.

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Article de La Provence

du 26 janvier 2020

 

 

L'OM stérilisé

Privés de trois cadres et annihilés par le bloc bas du SCO, les protégés de Villas-Boas n'ont pu faire mieux qu'un nul peu flatteur (0-0)

Esseulé à la pointe de l'attaque, rarement servi dans des bonnes conditions, Dario Benedetto n'a pas trouvé le moyen de créer le danger dans la surface angevine. S'il est sans conséquence au classement, ce nul concédé au stade Vélodrome est un bon avertissement.

Esseulé à la pointe de l'attaque, rarement servi dans des bonnes conditions, Dario Benedetto n'a pas trouvé le moyen de créer le danger dans la surface angevine. S'il est sans conséquence au classement, ce nul concédé au stade Vélodrome est un bon avertissement. Photo Fred Speich

La bronca a dévalé les tribunes du stade Vélodrome, hier, sitôt le coup de sifflet final donné. Un bon indicateur pour mesurer le niveau de purge proposé par les joueurs de l'OM, tenus en échec par le SCO Angers (0-0) au terme d'un match qui a longtemps semblé interminable. Un score nul et vierge qui étire toutefois la série d'invincibilité des hommes d'André Villas-Boas à douze matches (toutes compétitions confondues), eux qui n'ont plus perdu depuis le périple à Monaco en coupe de la Ligue. Ce matin, donc, l'OM reste confortablement installé dans son fauteuil de dauphin du PSG, à 7 points des Parisiens et 5 longueurs devant les Rennais, troisièmes après le nul à Nice.

Ce sont surtout les absents qui ont coûté cher à cet OM. Privé de Dimitri Payet, Boubacar Kamara et Bouna Sarr, tous trois suspendus après une accumulation de cartons, l'entraîneur portugais n'a pas souhaité rejeter la faute sur l'absence du Réunionnais, véritable chef d'orchestre, pour expliquer la disette offensive de son équipe. "Barcelone est Messi-dépendant, la Juventus est Cristiano-dépendante, si on est Payet-dépendant, ça ne m'inquiète pas. Tous les bons joueurs font la différence. Je n'ai pas de problème pour assumer cela. Il nous manque car il peut trouver le but, mais il était suspendu, et les gars qui ont joué ont fait preuve de patience et de courage. On a pris un point, on y était préparé. C'est pragmatique et fataliste, mais on doit être intelligent parfois", s'est contenté de dire le technicien lusitanien. C'est pourtant le symbole des limites de l'effectif marseillais cette saison.

Car avec il aura fallu attendre après l'heure de jeu pour voir le premier tir cadré, une passe au gardien de Valentin Rongier (63), imité onze minutes plus tard par Saïf-Eddine Khaoui (74). Et c'est à peu près tout (pour huit tirs au total), même si Nemanja Radonjic aurait pu être plus inspiré, juste avant la pause, sur un service millimétré de Dario Benedetto dans le dos de Pierrick Capelle. Preuve des difficultés marseillaises, l'OM n'a déclenché aucun tir dans les trente premières minutes. Une première depuis le 22 décembre 2018, déjà contre... Angers ! Les protégés de Stéphane Moulin ont quant à eux récité leur partition avec leurs armes, à savoir un bloc compact et bas, prêt à partir en contre au moindre relâchement.

"Si on avait accéléré, on aurait perdu", a même affirmé "AVB", "pas insatisfait" de récupérer le point du nul. Pas sûr que les 55 761 supporters qui ont pris place dans les travées du Vélodrome hier aient apprécié le spectacle affligeant proposé par les Marseillais, le déchet technique au-dessus de la moyenne, les centres qui n'arrivent pas et les tirs qui ne viennent pas.

Le capitaine Steve Mandanda, qui portait le brassard pour la 250e fois de son immense carrière à l'OM, préférait lui aussi voir le verre à moitié plein. "Il ne faut pas dramatiser les choses, on est deuxième, on a cinq points d'avance. On est encore là ! Certes, ça va être compliqué car on a encore beaucoup de rencontres et des gros matches à l'extérieur, mais on est là, on n'a pas perdu et on continue d'avancer. Il faut récupérer et enchaîner pour le match de coupe de France mercredi." Effectivement, le calendrier est chargé avec un huitième de finale contre Strasbourg qui promet, avant deux déplacements dangereux à Bordeaux, dimanche prochain, puis à Saint-Étienne, trois jours plus tard.

Des matches pour lesquels l'OM et Villas-Boas pourront compter sur le retour des trois suspendus. Ils ne seront pas de trop pour continuer à rêver de la Ligue des champions.

Par Jean-Claude Leblois

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Un effectif face à ses limites

Sans Payet, Sarr et Kamara, l'OM n'avait pas de ressources. Logique, tant le banc manque de profondeur

Il fallait s'y attendre. Lors de la précédente absence de Dimitri Payet, suspendu quatre matches après son expulsion face à Montpellier (1-1, le 21 septembre 2019), l'OM n'avait pris que cinq points sur douze possibles. En concédant le nul à Dijon (0-0) puis face à Rennes au Vélodrome (1-1), avant de perdre à Amiens (3-1) et de se rattraper devant Strasbourg à domicile (2-0), les Olympiens n'étaient pas parvenus à faire oublier que leur leader offensif était indisponible. Bis repetita hier...

Puni par la commission de discipline pour avoir récolté trois avertissements en moins de dix rencontres, l'international de 32 ans a suivi la piètre prestation de ses partenaires depuis la tribune présidentielle de l'enceinte du boulevard Michelet. Une chance pour Angers, qui en a profité pour ériger un mur à double armature devant la cage de Butelle. Résultat : Radonjic, Lopez et consorts se sont fracassés dessus sans jamais trouver la solution pour le contourner. "Il est évident que si Payet avait été présent, il aurait sorti un truc de son chapeau", a d'ailleurs admis Stéphane Moulin, le coach du Sco.

"C'est sûr que Dim est un joueur important pour le groupe, mais il faut savoir faire sans, a insisté Jordan Amavi. On a essayé. Tout le monde a été au niveau." Le discours bienveillant du Varois ne suffira pas à masquer les limites de l'effectif marseillais et l'absence de solutions. "Le jeu passe beaucoup par lui quand il est là, reconnaissait toutefois le latéral gauche de l'OM. C'est vrai qu'il nous fait du bien, il sera présent lors du prochain match (Strasbourg en coupe de France, mercredi) pour nous apporter sa technique."

Hier, l'ex-Hammer n'était, en outre, pas le seul sur le flanc... Florian Thauvin (cheville) manquait à l'appel, bien sûr. Mais Bouna Sarr et Boubacar Kamara étaient eux aussi indisponibles puisque également sanctionnés par la LFP. "Ça se ressent. Dès que nous avons des absences, le collectif est touché. On essaye de les pallier, mais ce n'est pas toujours facile", a confié Morgan Sanson. Cette saison, l'OM développe un style de jeu qui lui fait courir le risque d'accumuler les biscottes. L'escouade d'"AVB" caracole d'ailleurs en tête du classement des avertissements. Le hic, c'est que l'OM ne dispose pas de suffisamment de joueurs pour combler les manques lorsque les absences s'accumulent. "L'état d'esprit et l'intensité que nous mettons sur le terrain nous pénalisent, a souligné l'ex-Montpelliérain. On doit éviter les cartons pour contestation. Mais avoir des suspendus, ça fait partie d'une saison."

Certes. Sauf que l'effectif marseillais n'a pas été bâti pour supporter cela. Et qu'il manque au moins un élément par ligne pour être davantage serein. Si (à moins d'un phénomène tombé du ciel) personne ne peut évidemment remplacer sur la durée un Payet ou un Thauvin, un poil plus de talent ne ferait pas de mal sur le banc. "Un joueur comme Dim' peut faire la dernière passe et débloquer les situations dans les petits espaces, a rappelé Steve Mandanda. Il nous a manqué."

Reste une question : déjà dépourvu de suppléants ces temps-ci, comment l'OM pourra-t-il s'en sortir dans quelques mois si les départs s'accumulent, contraintes économiques et fair-play financier obligent ? Les limites sont criardes et c'est loin d'être une nouveauté.

 

Par Alexandre Jacquin

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