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La série catastrophique

OM-Dijon 15 mars 2012 : Quatre jours après s'être qualifié à Milan, pour les quarts de finale de a Ligue des champions, l'équipe subit sa cinquième défaite d'affilée en L1.

 

Drôle de période. L'OM, après une phase de poule terminée par l'ébouriffante victoire à Dortmund, vient d'éliminer l'Inter de Milan en huitièmes de finale de la Ligue des champions ; d'abord, grâce à la victoire 1-0 à domicile, ensuite, à la faveur d'une défaite à San Siro (2-1), qui qualifie le club olympien pour les quarts de finale, grâce à un but de Brandao, signé après un contrôle inattendu, du bas du dos.

Depuis 1993, l'OM n'est jamais allé et n'ira jamais aussi loin dans l'épreuve reine des coupes d'Europe. Et pourtant, le climat est en train de pourrir autour de l'équipe, qui a déjà perdu quatre rencontres d'affilée en L1 (à Brest, Évian Thonon-Gaillard, devant Toulouse et à Ajaccio). Le match de Milan a même été la cinquième défaite consécutive, toutes compétitions confondues. Et contre Dijon, ça va faire cinq en L1, ce qui n'était plus arrivé depuis 1976.

"On sentait bien qu'ils n'étaient pas sereins, on a essayé d'appuyer là-dessus, on les a pris au bon moment", rappelle Abdoulaye Méité, alors capitaine d'un Dijon FCO guère plus en joie. "Il y avait des problèmes internes, entre le président et l'entraîneur. Cette saison où nous sommes finalement descendus ne reste pas un bon souvenir pour moi. À l'exception évidemment de cette victoire inattendue à Marseille, qui, pour moi qui étais capitaine et avais joué six ans à l'OM, avait une saveur particulière."

 

 

Méité : une transversale de quarante mètres

Un succès d'autant plus inattendu que l'OM a bien démarré, obtenant rapidement un penalty, pour une faute de Méité, qui touche du bras un centre de Cesar Azpilicueta. Loïc Rémy applique la sanction et l'OM semble sur la lancée de sa qualification en Lombardie. Or, moins d'un quart d'heure plus tard, Abdoulaye Méité se rattrape en initiant une surprenante action d'égalisation. "Je mets une longue transversale vers Guerbert depuis mon propre camp, une passe d'environ quarante mètres et sur le centre, c'est Sankharé qui grille tout le monde pour marquer. Dans la lutte pour le maintien, un simple nul, ça nous faisait du bien. Mais alors, gagner, c'était une surprise ! Je crois que même aujourd'hui, ce succès est inscrit dans l'histoire du club". Et surtout dans la mémoire des 262 supporters bourguignons présents à Marseille parmi les 40 455 spectateurs, un chiffre tenant compte des abonnés de l'OM dont beaucoup n'avaient pas daigné venir au stade.

Quelques minutes plus tard, le défenseur ivoirien est encore capital : il dégage sur sa ligne une reprise de la tête signée Azpilicueta, sur un long centre de Mathieu Valbuena. En seconde période, c'est Baptiste Reynet, le gardien dijonnais, qui sauve son équipe, sur un contrôle trop long de Brandao, un tir de Rémy, puis une nouvelle tentative du Brésilien, d'une tête puissante. Jusqu'au final surprenant.

 

Kakuta, le petit prodige

À dix minutes de la fin, Koné part en contre et Nicolas Nkoulou n'a rien d'autre à faire que le ceinturer. Carton rouge et penalty transformé par Gaël Kakuta. "Kakuta, c'était un petit prodige, rappelle Abdou Méité. Il était très doué, il n'a pas fait la carrière qu'il aurait dû accomplir."

Prêté à Dijon, après des passages infructueux à Fulham et Bolton, le jeune garçon formé à Lens, parti pour Chelsea à 18 ans, entamait une longue errance de clubs en clubs, le menant à Vitesse Arnhem, à la Lazio, au Rayo Vallecano, à Séville, China Fortune, La Corogne, Amiens, de nouveau Vallecano puis Amiens, avant de briller cette saison avec Lens, boucle bouclée.

Il n'allait pas suffire à sauver Dijon. Mais l'OM, en dépit d'une troisième et dernière coupe de la Ligue remportée face à Lyon, allait mal finir sa saison, à l'image du match suivant cette défaite contre Dijon : une élimination en coupe de France contre Quevilly ! Septième revers de suite, toutes compétitions confondues.

Mario Albano

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Lien vers la rencontre >>>

 

 

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