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Trois blessés en Bourgogne

DIJON-OM 31 mars 2018 : victoire acquise avec deux buts dans les dernières minutes, mais assombrie par les blessures de Mandanda, Rami et Rolando qui rateront le quart de finale européen à Leipzig

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Malgré l'absence de Mitroglou, on aurait pu parler de "victoire à la Pyrrhus", que l'attaquant grec de l'OM, alors blessé n'avait pas connu personnellement (il n'était pas né en 280 av. JC). Le genre de succès où le vainqueur laisse une partie de ses forces sur le champ de bataille. Et c'était le cas en ce début de printemps où l'OM, toujours troisième avec deux longueurs d'avance sur Lyon, et cinq de retard sur Monaco, était reparti de Dijon, conforté dans sa position sur le podium mais en laissant sur le carreau trois cadres défensifs : Steve Mandanda, Adil Rami et Rolando.

À quatre jours du quart de finale aller de Ligue Europa à Leipzig, déjà privé de Florian Thauvin, blessé lui aussi, cette victoire un peu folle n'était pas sans conséquence. "Je me suis blessé sur une passe anodine du plat du pied où mon muscle fémoral droit a lâché et malheureusement, ça me coupe dans mon élan, parce que j'étais dans une bonne période, rappelle aujourd'hui Steve Mandanda. Un coup d'arrêt et une blessure supplémentaire, quelques semaines après celle subie à Saint-Étienne, c'était très compliqué parce que je n'étais pas habitué aux blessures et en enchaîner deux ainsi, ce n'était pas simple. La coupe du monde arrivait en fin de saison, on se posait beaucoup de questions parce que c'était un objectif."

 

Deux penalties dans le temps additionnel

Au moment où Yohann Pelé remplace Steve Mandanda, l'OM mène 1-0, grâce à Valère Germain, opportuniste et inspiré sur un centre de Dimitri Payet au premier poteau. Mais l'entrée du Coréen Kwon va remettre les deux équipes à égalité et peu après, c'est Adil Rami, qui reste allongé sur la pelouse, se plaignant du mollet, permettant à Sertic d'effectuer ses premières minutes depuis octobre. Et pendant ce temps-là, Rolando joue sur un pied, car il souffre du tendon d'Achille (qui rompra trois semaines plus tard). "L'égalisation a touché l'OM, mais on n'a pas su en profiter. On est passé par pas mal d'émotions", devait dire Olivier Dall'Oglio après le match.

"Ça n'a pas été toujours très beau à voir en deuxième mi-temps, nous n'avons pas été au top de notre jeu mais il faut savoir gagner ces matches-là", reconnaissait Dimitri Payet, qui, après un deuxième but signé Lucas Ocampos (du bras collé au corps), allait manquer un penalty à la 90e, puis en marquer un autre cinq minutes plus tard dans le temps additionnel.

 

 

"On s'est arraché pour gagner"

"À 1-1, cette équipe avec du caractère était prête à aller chercher la victoire. Aller gagner 3-1 quand on se fait rejoindre 1-1 à l'extérieur, contre une équipe de Dijon qui a gagné beaucoup de matches ici, ça rehausse notre victoire", disait Rudi Garcia qui allait devoir inventer une défense avec un trio Sakai - Luiz Gustavo - Kamara à Leipzig et renouveler l'expérience au retour dans un match encore plus fou.

"Sur ce match-là à Dijon, on perd trois joueurs mais on s'est arraché pour gagner, souligne encore aujourd'hui Steve Mandanda. Même si ça a pu nous pénaliser parce qu'après on a eu des blessés, des suspendus, à Guingamp notamment. Cette saison-là, même quand ce n'était pas simple, on faisait les efforts pour prendre les points, le collectif nous a permis de faire une belle saison. Malheureusement, ça n'a pas abouti sur un trophée ou une qualification pour la Ligue des champions, mais on a vécu et fait vivre de belles émotions."

Mario Albano

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Lien vers la rencontre >>>

Fiche joueur Steve Mandanda >>>

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