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NE PAS PRENDRE LES CHOSES A LA LEGERE |
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Il ne faut jamais prendre les choses à la légère : telle est la conclusion qui s'impose à la suite de la rencontre gagnée, aujourd'hui par Marseille aux dépens d'Excelsior (2-1). Une victoire plutôt nette des Méridionaux paraissait assurée lors du changement de camp. Non pas que les Nordistes aient outrageusement dominé jusqu'alors, loin de là, mais Excelsior n'avait rien tiré des occasions qu'il s'était créées, et Marseille, au contraire, avait non seulement marqué par deux fois, mais donné l'impression de réussir ses efforts au but comme et quand il le voulait. La facilité dans le succès n'est pas un stimulant à l'activité. On s'en aperçut bien au cours de la seconde moitié du match. Paraissant assurés du résultat, les Marseillais oublièrent leurs qualités essentielles, la vitesse, la simplicité, la netteté. |
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Ils crurent pouvoir se contenter de vivre sur leur avance, et décomposèrent en quelque sorte leurs mouvements offensifs. L'intérêt qui avait paru s'émousser, revint s'imposa, s'amplifia quand il n'y eut plus qu'un but d'écart à la marque entre les deux adversaires. Dès lors et jusqu'au coup de sifflet final, un match nul apparut possible. Marseille n'en était plus à chercher l'élégance dans la victoire. Défenseurs, demis, intérieurs tous repliés, ne visaient qu'à éloigner le péril et la balle, à grands coups de botte. Excelsior ne jouait plus en club acceptant une défaite inévitable, voire peut-être la relégation qui le menace toujours, mais en grande équipe, assoiffée d'honneurs et de succès. Ce renversement de situation, que la marque ne traduit pas complètement , fut d'autant plus impressionnant que le début de la rencontre avait montré Marseille sous son meilleur aspect. |
Sans doute, les dégagements des arrières et les déplacements de jeu des demis manquaient-ils de précision ; mais derrière eux veillait le souple et "spectaculaire", Vasconcellos. Sortant à bon escient considérant la limite de réparation comme son territoire propre, quitte même à la dépasser et à se faire pénaliser de ce fait, le Brésilien donnait une impression d'invulnérabilité parfaite. Ses partenaires de la défense montraient, eux, plus de vigueur que de finesse, plus de promptitude que de réflexion plus d'enthousiasme que de sûreté tactique. |
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Mais quelle belle démonstration ils ont fournie, au cours de toute la première mi-temps, de ce que doit être leur rôle !Les passes précises du Marocain et les actions plus appuyées de l'ancien légionnaire créaient le danger à tout instant. On vit en une occasion de courageurs Desrousseaux, le type même du demi travailleur, un entêté des Flandres, avoir un geste de découragement en constatant l'inutilité de ses efforts. Deux buts furent alors marqués, inévitables dans leur réalisation au point de paraître faciles. Sur une passe venant de la droite et sous la responsabilité d'Angles, Kohut reçut la balle et la plaça irrésistiblement dans les filets. Ce fut, ensuite, d'une erreur de Desrousseaux que Zermani surgissant à toute allure, parvint à tirer tout le parti possible. |
Entre temps, Excelsior n'avait pas été confiné au rôle de simple spectateur. Mais ses avants prenant trop leur temps, s'étaient vus bousculer ou avaient accepté l'emprise des défenseurs méridionaux. Une certaine impression de manque d'efficacité s'affirmait. D'où sans doute la façon désinvolte dont les joueurs marseillais, à leur tour parurent considérer les choses après le repos. Ben Barek alors s'attardait à des fioritures inutiles, évoluait au petit trot. |
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Mais ses avants prenant trop leur temps, s'étaient vus bousculer ou avaient accepté l'emprise des défenseurs méridonaux. Une certaine impression de manque d'efficacité s'affirmait. D'où sans doute la façon désinvolte dont les joueurs marseillais, à leur tour parurent considérer les choses après le repos. Ben Barek alors s'attardait à des fioritures inutiles, évoluait au petit trot. |