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OM 5 - 4 (0 - 4)MONTPELLIER

 Il y a des soirs ou les dieux du football veillent sur l'enceinte Michelet et font que le Vélodrome reste un temple presque imprenable. Ce fut le cas le samedi 22 août 1998, ou le voisin Montpelliérain vient défier l'OM et ses 60 000 supporters lors de la 3ème journée du championnat de France.

Après seulement deux minutes de jeu, le cauchemar marseillais se mis en marche. L'ancien Olympien Xavier Gravelaine lance en profondeur, un futur marseillais, Ibrahima Bakayoko dans l'axe et trompe le gardien de but Stéphane Porato titularisé pour la 1ère fois à la place de Andréas Kopke. L'attaquant Héraultais se voit refuser le but pour hors-jeu. A la 14ème minute, la démonstration collective des joueurs de Loulou Nicollin finit par payer et de nouveau Bakayoko trouve de nouveau les filets des cages olympiennes. Ce fut le début de vingt minutes de cauchemars et de calvaires, Robert (19'), Sauzée (23') et de nouveau Bakayoko crucifièrent la défense Phocéenne emmenait par leur "Président" Laurent Blanc. Dans les tribunes on est abasourdi et dépité, la sortie des joueurs marseillais se fait sous une bronca de sifflets, certains quittent l'enceinte du stade, écœurés par la prestation de leurs protégés.

Dans les vestiaires, au lieu de raller et d'hurler après ses joueurs, le coach marseillais Rolland Courbis dédramatise la situation et leur dit : "A la pétanque, on voit bien des équipes être menée 0-12 et s'imposer finalement 13-12, à condition bien sur de ne pas jeter les boules pour aller boire l'apéro".

De retour sur la pelouse Rolland croise Loulou Nicollin et Michel Mésy et leur annonce qu'il va gagner. Les 55 000 personnes encore présentes dans le stade font entendre leur mécontentement.

Les joueurs olympiens montrent un autre visage, mais les Montpelliérains bien organisés font bloc et serrent les lignes. Rolland Courbis décide de changer le cours du match et à l'heure de jeu fait rentrer Christophe Dugarry (qu'il avait ménagé après un claquage à la cuisse).

Une minute seulement après son entrée, Laurent Blanc adresse un bon ballon à Dugarry, son centre et repris victorieusement de la tête par Maurice. L'OM vient enfin de marquer. Les Olympiens ont décidé de prendre le taureau par les cornes, et 3 minutes plus tard, Dugarry est récompensé de ses efforts en inscrivant de la tête le 2ème but phocéen.

Le public recommence à donner de la voix, ce 12ème homme fait retrouver aux joueurs les automatismes qui leurs avaient fait défaut en première mi-temps, et de nouveau de la tête Dugarry marque (71'), l'espoir renaît partout dans le stade. A la 81ème minute, bien servit par Fabrizio Ravanelli, Eric Roy met les deux équipes à égalité en fusillant Martini. Les marseillais son revenu de l'enfer. Le Vélodrome est en ébullition.

A l'ultime minute de la fin de la rencontre, Pires s'enfonce dans la défense de Montpellier, Serredszum. commet une faute irréparable et indiscutable, l'arbitre n'hésite pas une seconde et désigne le point de penalty

Comme en coupe de l'UEFA à Bologne, le "Président" a les nerfs solides et transforme la sentence, donnant ainsi une victoire inespérée à son équipe. Au coup de sifflet final, sur la musique de "I will survive" les supporteurs et les joueurs communient leur joie dans une liesse indescriptible.

Loulou Nicollin n'en croit pas le panneau d'affichage, jamais en France une équipe menée 4 à 0 à la mi-temps n'avait réussi à renverser un telle situation. Ce soir là, Notre Dame de la Garde veillait sur les siens.

Ce qui devait être une simple rencontre de championnat était devenue un match de LEGENDE.

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