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Retour - Fiche de la rencontre |
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Cela faisait dix sept ans que les Marseillais attendait ça, dix sept ans de promesses jamais tenues ou les vedettes passées dans rien gagner. Il a suffit que de quatre vingt dix minutes à l'OM pour effacer toutes ces années de disette et de moqueries. Didier Deschamps, vainqueur de la coupe aux grandes oreilles en 1993 en tant que joueur, et vainqueur de la coupe de la Ligue en tant qu'entraineur, en est le symbole. C'est avec son cœur que l'OM a pris le trophée des mains du tenant du titre. |
Les équipes alignées n'avaient rien à voir avec des équipes de coiffeurs. Les deux entraîneurs avaient titularisé leurs meilleurs éléments et voulaient ainsi offrir un trophée à leur club. La finale avait pourtant commencé par beaucoup de gestes qu'on ne devrait plus voir sur les terrains. Bordelais et Marseillais se rendait coup pour coup. L'arbitre de la rencontre distribua quelques cartons, histoire de calmer tout le monde. L'OM maîtrisait son sujet mais sans plus. Les deux équipes jouèrent la prudence lors de la première mi-temps, et on ne vit que très peu d'occasion de but. |
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Mandanda se coucha tranquillement sur une frappe de Gourcuff (22'), Ben Arfa répliqua et obligea Ramé à sauver les siens. Mais la plus belle fut l'œuvre de Brandao. Mamadou Niang hérita du ballon et en parfait coéquipier décala parfaitement Brandao. Sa frappe enroulée du gauche fut un modèle du genre. Malheureusement pour l'OM, Ramé sortit un arrêt magnifique. |
En seconde période, les intentions étaient autres. Peu après la reprise Niang, sur blessure, laissa sa place à Mathieu Valbuena. Comme c'est souvent le cas dans ces match, c'est l'ancien bordelais Souleymane Diawara qui précipita la chute de son ancienne équipe en reprenant victorieusement de la tête un corner parfaitement tiré par Lucho. Bordeaux décida de prendre tous les risques et fit rentrer un attaquant supplémentaire. Mais la machine olympienne était en marche et c'est le plus girondin des Marseillais qui fit exploser les Bordelais. |
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Mathieu Valbuena récupéra à l'entrée de la surface un petit ballon distillé par Ben Arfa, la frappe lumineuse trouva la lucarne de Ramé. L'OM doublait la mise dans un stade de France en délire. Dix minutes plus tard, sur un nouveau coup de pied arrêté de Valbuena, Chalmé déviait le ballon dans ses propres filets. La messe était dite et le public presque tout acquis à la cause marseillaise chanter comme au Vélodrome. La réduction au score de Bordeaux, n'alterna en rien la victoire Marseillais |
Le tour d'honneur entamé par l'ensemble des joueurs réjouissait totalement les supporters fous de bonheur. Dans le rond central du stade de France, un immense portrait de Robert Louis Dreyfus avait pris place. De la haut, il a pu entendre monter la ferveur de tout un peuple, pour son club, auquel il était tant attaché. A Marseille la victoire fut fêtée comme aux plus beaux jours, tard dans la nuit, les chants des supporters se firent entendre. |
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