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Résumé Le Provencal

du 19 février 1973

Au Parc : Un scénario conformiste

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AJACCIO s'est bien battu...

KEITA Et SKOBLAR firent la différence

PARIS - Ah !... cette pelouse des Parc des Princes...

Hier, elle ressemblait, vue du haut des tribunes, à une immense motte de terre étalée sur le terrain.

Tout s'y enlisait, le ballon des pieds d'appuyer joueurs... les meilleures intentions, les passes les plus savantes, les dribbles et plus subtils. Un vrai gâchis et un match gâché.

Dans d'autres conditions, on aurait pu assister à une grande rencontre de coupe. Les Ajacciens avaient bien préparé leur affaire. Ils étaient en forme et très décidés à ne pas se laisser marcher sur les pieds par leurs adversaires.

L'O.M. de son côté, avait pris le match très au sérieux et, durant les 90 minutes, il sut se montrer très vigilant.

Tous les éléments semblaient donc réunis, pour que soit offert à la foule parisienne un petit et passionnant drame sportif. Un scénario auquel n'aurait manqué, ni la couleur, ni l'engagement... ni, peut-être, l'indécision.

JEUX DE MAIN

JEUX DE VILAINS

Il n'en fut rien et l'impression de monotonie éprouvée par les spectateurs tint essentiellement au caractère inachevé de la plupart des actions et au fait, aussi, que sur cette pelouse le jeu court s'imposait.

Le public s'énerva parfois, mais pour des à-côtés du jeu : Décisions bonnes ou mauvaises de l'arbitre, accrochages multipliés de part et d'autre, sans oublier l'apparition épisodique, comme par flambées, des coups irréguliers et souvent dangereux.

M. Uhlen, comme la plupart des arbitres français, doit estimer que le football n'est pas un jeu de manchots. Il toléra, des deux côtés, un nombre considérable d'arrêts avec la main ou le bras, pourtant nettement visibles à une centaine de mètres.

Les footballeurs français, surtout internationaux devraient se méfier, car, avec un arbitre allemand ou britannique, il y aurait eu matière à plusieurs penalties.

LA VICTOIRE

D'ABORD

La victoire olympienne, obtenue à la mi-temps, ne se discute pas. Elle fut celle de l'équipe la plus expérimentée de l'équipe ayant su le mieux s'adapter à l'état de la pelouse... Et cette enfin du tandem Keita et Skoblar qui marquèrent les deux buts, avec une facilité seulement apparente.

Trésor et Bosquier, dont le poids, les tackles et la sûreté défensive pesèrent très lourd dans la balance.

D'une manière plus générale, les Olympiens, s'était rendu compte, que tout football de rêve était interdit, eurent la sagesse de jouer la sécurité, la passe courte et l'efficacité.

Il est bien certain que cette manière prosaïque ne plut pas au public. Il attendait plus de brio collectif d'une équipe doublement titrée.

Mais, en football, à chaque jour suffit sa peine et la tâche de l'O.M., hier consistait à assurer la qualification pour le prochain tour, dans des conditions heureusement inhabituelles.

AJACCIO

A SURPRIS

AGRÉABLEMENT

Si les Olympiens gagnèrent la première mi-temps par K.O., on peut accorder aux Ajacciens le bénéfice de la victoire aux points, au cours de la deuxième période. Avantage seulement platonique, en football.

Il n'en est pas moins vrai, que l'équipe d'Ajaccio mérite un large coup de chapeau, pour sa vaillance et même, parfois, pour son intelligence manoeuvrière.

Elle a fort bien joué le coup et il ne lui a manqué, pour au moins faire trembler l'O.M. qu'un peu de chance.

Tous les joueurs corses se battirent comme des lions (parfois avec excès, n'est-ce pas Buigues ?) et on ne saurait leur adresser le moindre reproche.

Après leur cinglant échec à Sedan, ils surprirent agréablement. Rien n'est encore perdu, en championnat, pour cette équipe, si elle persévère dans ses bonnes intentions.

KEITA

ET SKOBLAR

LES BUTEURS

Sur le plan tactique, l'A.C. Ajaccio avait choisi de faire marquer Keita par Courbis et Skoblar par Bodji, Latour jouant en position de libéro.

Par ailleurs, Le Lanier suivait Leclercq ce qui en fit un bon milieu de terrain et Garzito s'occupait de Di Caro.

Mais le marquage individuel a parfois des inconvénients. Nul n'étant chargé de Bosquier, ce dernier put s'avancer tranquillement (10e minute) et servir Keita. Tout passa, y compris le but de Salif, comme dans du beurre.

Le deuxième but olympien, grâce à un tir de Gress par-dessus le mur ajaccien et un "rush" de Skoblar est un classique coup franc.

Pour savoir si Josip était hors jeu, il aurait fallu le suivre, à partir du moment où le ballon été frappé.

Personne n'y pensa. Cependant, arbitre de touche n'hésita pas un dixième de seconde, pour accorder le but. Donc, tout laisse supposer que Skoblar partit en jeu, pour paraître hors jeu au moment ou il frappa le ballon. Voilà tout ce que l'on peut dire d'objectifs, au sujet de cet incident.

Maurice FABREGUETTES

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LOPEZ : rien de grave

À cinq minutes du coup de sifflet final, Jean-Pierre Lopez céda sa place à Le Bodec. Surtout par prudence, puisqu'il s'agissait pour lui d'un match de rentrée sur une pelouse éprouvante.

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Les Olympiens accusent :

la pelouse... et le jeu dur

PARIS - Mario Zatelli quitta le premier le banc de touche, et s'engouffra aux vestiaires en nous lançant en un clin d'oeil : "Bravo, Ajaccio. Il est probable que si les Corses manifestaient contre d'autres adversaires la rigueur qu'ils montrent contre nous, ils ne seraient pas derniers du championnat. Un match de Coupe c'est quelque chose de spécial, alors bravo, Buigues, Courbis et Ajaccio, mais l'O.M. est qualifié".

Le président Gallian commença, lui, par féliciter ses joueurs et commenta l'après-midi en ces termes :

"Ils ont, à mon avis, beaucoup de mérite, tout d'abord pour s'imposer sur un terrain pareil, puis le résultat acquis pour préserver leurs jambes. Tenez, avec un peu de malchance, Buigues pouvait envoyer Josip à la clinique. À cet égard, je dois dire que je renonce à comprendre les arbitres. Sur le plan du jeu, ce n'était évidemment pas terrible, mais pour nous, essentiel était d'atteindre la qualification et les conditions ne se prêtaient guère à une démonstration".

Kurt Linder s'était retiré au fond de la salle de soins, ou il répondit nettement à notre question :

"Ce n'était pas un match, c'était tout simplement du massacre. L'O.M. contre l'O.M., et ce n'était pas beau à voir en seconde mi-temps. Menant 2 à 0, nos hommes ont eu le souci d'éviter les agressions.

Gilbert Gress, qui nettoyait ses verres de contact, approuvé : "Avant le match, Buigues est venu nous voir pour nous dire qui n'était pas content de jouer contre nous. Pourtant, un peu plus tard, il était complètement déchaîné."

Skoblar, lui, été comme beaucoup plus dur dans ses propos : "Pauvre football", nous dit-il. Et de nous montrer son tibia droit maltraité par son ancien coéquipier.

Ange Di Caro, lui, ne comprenait toujours pas pourquoi il avait écopé d'un avertissement : "J'ai joué normalement le ballon, alors que toute la rencontre n'a été qu'une série d'agressions. C'est vraiment injuste".

Outre le carton jaune de M. Uhlen, le Salonais regrettait de n'avoir pas pu convertir en but un joli service de Leclercq. "J'ai tenté une reprise directe, mais la balle à glisser sur mon pied. Quel dommage".

Il y avait aussi ce qui se plaignait de l'état du terrain comme Daniel Leclercq : "Aujourd'hui, il était vraiment impossible de jouer sans contrôle, comme j'aime le faire. Mais le pied d'appui glisse à chaque fois sur un terrain sablonneux. Alors, il fallait assurer le coup, ce qui ralentissait le rythme". Il était approuvé par Bracci qui ajouté : "Le gros problème, pour un défenseur, est d'éviter sur une telle pelouse, d'être pris à contre pied, car il est impossible de se retourner rapidement".

Georges Carnus, lui, avait dû attendre l'ultime minute pour monter son talent :

"Certes, je n'ai pas eu beaucoup de travail, mais il ne faut surtout pas le dire, car ce serait pas gentil pour les camarades en face.

Un véritable gentleman qui après son Oscar, est un candidat tout indiqué pour notre Prix Orange.

GEORGES

BOULOGNE :"UN

BON BRACCI"

Le plus grand souci de Georges Boulogne, dont l'équipe de France affrontera bientôt le Portugal sur ce même terrain du Parc, fut d'interroger les acteurs et d'exprimer la semelle de leurs chaussures et la longueur de leurs crampons. Ceci fait, il nous dit : "Il est vraiment impossible de bien jouer sur cette pelouse ou le pied d'appui est constamment en défaut. Aussi doit-on montrer une certaine indulgence à l'égard des acteurs. Dans l'équipe marseillaise, j'ai aimé la sûreté de Trésor et Bosquier, la présence toujours aussi active de Bonnel, mais j'accorde une mention un peu particulière à Bracci, en très gros progrès".

- Le considérez-vous comme un espoir à ce poste d'arrière ?

- Exactement. Je me propose de le suivre avec intérêt. En revanche, Courbis, que je connais bien, m'a un peu déçu. Il a eu tort de vouloir utiliser des moyens illicites pour arrêter Keita. Il en a oublié de jouer. Mais ne soyons pas trop sévères pour lui et n'oublions pas qu'il s'agissait d'un match très particulier.

"À Ajaccio, j'ai surtout apprécié le travail de Buigues".

Et le tandem Keita - Skoblar ?

Ce sont là des hommes hors du commun, ne croyez-vous pas ?

Deux hommes qui, évidemment, arrangeraient bien les affaires de notre sélectionneur...

Louis DUPIC 

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M. FEDERICCI : "Les Marseillais ne sont pas

des enfants de choeur"

Les vestiaires occupés par les équipes vaincues ressemblent davantage, à l'accoutumée, au mur des lamentations plutôt qu'à un salon littéraire...

Dire qu'après Ajaccio - O.M. le vestiaire ajaccien ressemblait à un salon littéraire serait, certes excessif mais nous avons été heureusement surpris par le ton des commentaires et des critiques.

La mesure était observée lorsque le directeur sportif M. Antoine Federicci nous disait :

"C'est étrange comme certains arbitres ont tendance à favoriser les "vedettes" en voyant les fautes des "petits" sans voir celle des "grands"... Et puis, je vous affirme que le second but, de l'O.M. n'était pas valable, nous sommes certains que Skoblar était hors jeu lorsqu'il a marqué ce but, la télévision prouvera ce que je dis."

Le clan des ex-Marseillais Courbis, Bodji, Buigues et Verdonk se retrouvait d'accord pour constater :

"L'O.M. n'a pas fait un très grand match et nous leur avons tenu la dragée haute, nous n'avons pas à avoir honte d'une défaite dans ces conditions".

L'entraîneur Mori (Marseillais d'origine) commentait :

"La condition physique des Ajacciens était très bonne, c'est pourquoi nous avons pu contrer l'O.M., il nous a manqué, seulement, un peu de sang-froid, une réussite plus grande et un grain de chance".

Lotour, Buigues et Kervarrec s'étonnaient - tout en la déplorant - de la défaite de Bastia :

"Il est dommage qu'après avoir mené à la marque comme ils l'ont fait les Bastiais perdent finalement contre le Paris football club".

René Le Lamer, quant à lui, ne récriminait pas contre le mauvais sort mais contre la... pelouse du parc :

"C'était un véritable bourbier au centre du terrain, j'ai rarement vu un terrain en aussi mauvais état, même sur les ailes ou la pelouse était convenable, il était difficile de jouer, le gazon cédant sous les crampons".

Quelques minutes plus tard, M. Federicci rencontrant le président de l'O.M., M. Gallian, celui-ci disait au directeur sportif Corse :

"Vous avez joué très dur, mes joueurs en garde des traces visibles."

M. Federicci répondait alors :

"Attention, vous joueurs ne sont pas des enfants de choeur. Mais sans doute sont-ils le plus habile pour rendre moins visibles les fautes qu'ils commettent".

Tout cela dit sans passion excessive sur le ton d'une conversation animée entre amis. N'est-ce pas mieux ainsi ?

M.S.S.

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CORSE

NICE MATIN

du 19 février 1973

 

AJACCIO N'A JAMAIS AUTANT

REGRETTE L'ABSENCE DE M'PELE

PARIS - Le miracle du parc des Princes n'aura pas eu lieu. Mais Ajaccio quitte la coupe de France avec les honneurs car Marseille a peiné - et de quelle manière - pour se qualifier sur un score flatteur qui ne reflète vraiment pas le déroulement de la partie.

D'ailleurs, au cours de la seconde mi-temps, bien que le score soit acquis, plus de dix mille spectateurs scandaient : "Ajaccio... Ajaccio...", encourageant ainsi les très nombreuses tentatives des hommes d'André Mort.

Et a l'issue de ka rencontre, bon nombre de confrères se demandaient comment cette équipe d'Ajaccio qui avait preuve d'une si grande détermination et d'un tel engagement physique, pouvait occuper la lanterne rouge.

L'absence de M'Pelé

Tous les moyens avaient ét mis en oeuvre depuis que les Ajacciens étaient à Rueil Mal-maison pour que François M'Pelé puisse tenir son poste. Finalement, malgré toute la science du masseur Sereni, M'Pelé dut déclarer forfait, un forfait qui pesa lourdement dans la balance, hier après-midi, sur la pelouse du Parc des Princes.

Chacun se plait à reconnaître qu'avec un élément de la valeur de l'international congolais, la victoire aurait très bien pu changer de camps tant la défense marseillaise se montra faible.

De plus, M'Pelé aurait fixé Bosquier dans son sillage et il est certain que le Marseillais aurait hésité à se lancer dans ce raid qui coûta le premier but aux Ajacciens.

D'ailleurs, avant le match, alors que Bosquier demandait à 'Pelé s'il jouait, il fit la grimace sur la réponse affirmative -secret bien gardé - du joueur ajaccien. C'est tout dire. Ainsi donc, comme le laissait entendre, c'est Verdonk, en petite forme, qui avait été titularisé. Le Hollandais montra qu'il savait se retrouver dans les grands occasions.

Le rôle de challenger.

Lorsque M. Uhlen, qui arbitre le débat d'une façon bien inconstante, libera les deux équipes, un rayon de soleil, sans doute venu de l'Ile de Beauté, troua un ciel bien gris, mais ce ne fut que le temps d'un nuage tandis que sur la pelouse labourée en son centre, les hostilités étaient bien lancées.

Pas de round d'observation. Les Ajacciens qui connaissaient bien l'adversaire, et pour cause, opèrent en challenger, c'est à dire qu'ils jouent leur va-tout d'entrée sans cependant trop se découvrir. Et c'est ainsi que dès la première minute, on note un tir de Verdonk qui frôle le but de Carnus. D'entrée également, les contacts entre joueurs sont sévères et sur une faute de Courbis, Di Caro, à vingt-cinq mètre face au but, Manet doit intervenir sur un tir de Bosquier, le spécialiste marseillais. Les Phocéens ne peuvent pas laisser l'initiative du matchs ayux Ajacciens et Skoblar adresse un centre lifté que Manet détourne difficilement.

But de Keita

Après que Dubreucq a adressé un tir de 25 mètres qui frole la transversale, Marseille va prendre l'avantage au tableau d'affichage. Sur une remise en touche, Bosquier récupère et contre attaque. Une longue montée offensive et une magnifique ouverture pour Keita qui trompe Manet (13e minute).

Buigues sur le poteau.

Il est dit qu'Ajaccio traverse une période de malchance. La preuve en aura été ce tir de Buigues sur la réaction ajaccienne après le but de Keita. Leroy et Kervarec s'étaient bien infiltrés, déplaçant la défense marseillaise au profit de Buigues, mieux placé. Celui-ci tente sa chance et son tir puissant vient s'écraser à l'intérieur de l'angle des poteaux de but de Carnus, battu. Le cuir revient en jeu et est facilement dégagé par Trésor.

Nullement découragés, les joueurs ajacciens continuent leur pression , mais ni Kervarec, ni verdonk ni même Leroy ne parviennent à trouver le chemin des filets malgré de nombreuses tentatives, ou leurs tirs sont mals dirigés, ou ils trouvent Trésor ou Bosquier sur leur chemin.

But de Skoblar hors-jeu

Une faute de Buigues sur Skoblar - les deux hommes ne se ménagent pas - va coûter le second but, malgré un hors-jeu que seul M. Uhlen semble ne pas voir. Gress feinte la passe à Bosquier mais lobe le mur Ajaccien pour servir Skoblar nettement hors-jeu. Manet ne peut rien contre le tir du Yougoslave.

Les Ajacciens protestent auprès de M. Uhlen mais cela ne leur vaut que deux avertissement (Buigues et Kervarec).

Les hommes de Mori ne se découragent pas et Carnus doit plonger dans les toutes dernières minutes dans les pieds de Verdonk.

La seconde période verra Ajaccio forcer encore l'allure mais sans résultat positif. Attaquant sans arrêt, parfois s découvrant et prenant des risques, les Ajacciens mirent la défense marseillaise à rude épreuve. Pourtant, ce fut Marseille qui faillit aggraver le score (80e minute, manet sauvant son cap en repoussant par deux fois des tirs à bout portant.

Mario Zatelli fit intervenir le Boedec, son douzième homme, à l place de Lopez, mais cela n'empêche pas Buigues de réussire une magnifique tête plongeante qui frôla la cage de Carnus surpris par l'action. Auparavant l'ex-Marseillais avait été cravaté par Le Boedec dans la surface sans que M. Uhlen - pourtant bien placé - intervienne. Il accorda simplement un corner aux Ajacciens qui réclamaient un penalty. Il était dit qu'Ajaccio ne sauverait pas l'honneur, mais c'est la tête haute qu'il quitte aujourd'hui la coupe de France.

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LES REGRETS DE MORI

Dans le vestiaire ajaccien il y avait beaucoup de monde entourant les joueurs qui avaient conscience de s'être battus "comme des lions" mais hélas sans résultat positif.

L'entraîneur André Mori réconfortait ses hommes : "Ils se sont battus jusqu'à la limite de leurs forces mais une fois encore la malchance est avec nous. D'abord la blessure de M'Pelé, ensuite ce poteau qui renvoie le tir de Buigues. C'était l'égalisation et à un partout la physionomie du match pouvait changer. Ah si M'Pelé avait pu être là ! Mais maintenant pensons au championnat. Qu'ils se battent comme aujourd'hui et je pense que nous abandonnerons bien vite la queue du peloton"

Antoine Fédérici, le directeur technique ajaccien, était déçu certes du résultat mais pas du comportement de ses joueurs :"Quelle différence avec le match de la semaine dernière à Sedan. Aujourd'hui ils ont joué avec cet engagement physique, ce courage qui font plaisir. Nous avons perdu mais avec les honneurs. Vous voyez on sable même le champagne."

Dans le vestiaire de Marseille, on ne pavoisait pas. "Le seul but était de se qualifier, nous y sommes parvenus. Alors c'est l'essentiel", nous a dit Mario Zatelli.

Le mot de la fin nous le laisserons à François M'Pelé, le grand absent de cette rencontre :"Si l'équipe avait été complète aujourd'hui, c'est nous qui serions qualifiés."

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(Photo : Collection personnelle Pierre Lanfranchi)

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  (Photo : collection Jacques Fonteneau)

 

 

 

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