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2021/2022 Après une saison précédente compliquée, l'Olympique de Marseille entame un nouveau chapitre. Soumis à un encadrement de sa masse salariale, le club doit une nouvelle fois se montrer inventif sur le marché des transferts. Pablo Longoria multiplie les opérations et parvient, avec Jorge Sampaoli, à attirer plusieurs joueurs sous forme de prêt ou de transfert libre. De la Fuente, Gerson, Pau López, Saliba, Guendouzi, Harit, Under et Milik viennent renforcer un effectif qui veut retrouver les sommets. Dans le sens des départs, Florian Thauvin, Valère Germain, Yohann Pelé, Hiroki Sakai et Nemanja Radonjic quittent Marseille. Le projet de Sampaoli est immédiatement identifiable : une équipe offensive, agressive et portée vers l'avant. La préparation estivale confirme cette impression. En sept rencontres, l'OM reste invaincu avec cinq victoires et deux nuls, pour 18 buts inscrits. Les recrues semblent rapidement s'adapter aux principes de jeu du technicien argentin. Pour la première journée, Marseille se déplace à Montpellier. Le début de rencontre est catastrophique. Menés 2-0 à la pause, les coéquipiers de Dimitri Payet semblent mal embarqués. Mais les Olympiens renversent complètement la situation en seconde période et s'imposent finalement 3-2. Une victoire spectaculaire, mais une nouvelle fois ternie par les incidents en tribunes. La rencontre est interrompue à la 89e minute après des jets de projectiles provenant des supporters montpelliérains. La deuxième journée ressemble étrangement à la première. Face à Bordeaux, l'OM réalise cette fois une première période parfaite et mène 2-0. Mais les Girondins reviennent immédiatement après la pause et arrachent finalement le match nul, 2-2. Puis vient le derby de la Méditerranée. À Nice, le football passe rapidement au second plan. À la 77e minute, Dimitri Payet est pris pour cible par des bouteilles lancées depuis les tribunes. La situation devient incontrôlable lorsque des supporters niçois envahissent la pelouse. Après une interruption de 75 minutes, les joueurs marseillais refusent de reprendre la rencontre. Une nouvelle polémique qui marque profondément le début de saison de l'OM. Sur le terrain, les hommes de Sampaoli tentent néanmoins de poursuivre leur route. Saint-Étienne est battu 3-1, puis Monaco tombe à domicile grâce notamment à un doublé de Bamba Dieng, victoire 2-0. Rennes est ensuite battu 2-0. Avec sept changements dans son onze de départ, Marseille ramène ensuite un point d'Angers. Mais Lens vient mettre fin à la série avec une victoire 3-2 au Vélodrome. Le 3 octobre 2021, Marseille apprend une nouvelle qui dépasse largement le cadre du football. Bernard Tapie décède après une longue maladie. Ancien président emblématique de l'OM, il demeure à jamais associé à la période la plus glorieuse de l'histoire du club, couronnée par la victoire en Ligue des champions en 1993. Avant la rencontre face à Lille, un hommage lui est rendu au stade Pierre-Mauroy. Mais cette soirée sera difficile à vivre pour les Marseillais. Cengiz Under est expulsé et l'OM s'incline 2-0. Après quatre rencontres sans victoire, les Olympiens se reprennent au Vélodrome contre Lorient. Une victoire 4-1 permet à Sampaoli et ses hommes de respirer. Le 24 octobre arrive le premier grand rendez-vous de la saison : le classique face au Paris Saint-Germain. Les deux équipes se voient chacune refuser un but après intervention du VAR. Malgré l'expulsion d'Achraf Hakimi et une domination marseillaise, aucune équipe ne parvient à faire la différence. Score final : 0-0. Une prestation qui laisse entrevoir les possibilités de cette équipe marseillaise. Le match rejoué contre Nice se dispute, lui, dans un contexte totalement différent : le stade est vide, conséquence des sanctions liées aux incidents du premier affrontement. Amine Gouiri ouvre le score, mais Dimitri Payet remet les deux équipes à égalité. Marseille reprend ensuite de la hauteur grâce à sa victoire contre Clermont. Mais contre Metz, malgré une domination nette et une supériorité numérique en seconde période, les Olympiens ne parviennent pas à trouver la faille : 0-0. Le déplacement à Lyon ne dure que deux minutes. Une bouteille est lancée depuis les tribunes en direction de Dimitri Payet, une nouvelle fois pris pour cible. La rencontre est immédiatement interrompue. Un individu est interpellé dans la tribune Nord, d'où le projectile a été lancé. Les incidents à répétition ont désormais de lourdes conséquences : le Vélodrome est à son tour sanctionné d'un huis clos. Dans ce contexte particulier, Marseille reçoit Troyes. Les visiteurs sont venus avant tout pour défendre et compliquent considérablement la tâche des hommes de Sampaoli. Pol Lirola finit cependant par délivrer les siens en seconde période. L'OM s'impose 1-0. À Nantes, Gerson inscrit l'unique but de la rencontre et permet à Marseille d'enchaîner un deuxième succès. L'OM grimpe alors à la deuxième place. Mais cette équipe reste terriblement irrégulière. Alors qu'elle mène à la pause, Marseille s'écroule contre Brest au Vélodrome et s'incline 2-1. Sampaoli continue sa politique de rotation. Face à Strasbourg, le onze est une nouvelle fois largement remanié. La première période est pauvre en occasions, mais l'OM finit par s'imposer 2-0. Pour le dernier match de l'année 2021, le technicien argentin effectue encore huit changements. Malgré une domination importante, Marseille ne parvient pas à battre Reims. Dans les toutes dernières secondes, Payet transforme un penalty et arrache le match nul, 1-1. Le 8 janvier 2022 devient une date historique. Après 44 années d'attente, Marseille s'impose enfin sur la pelouse des Girondins de Bordeaux. Cengiz Under inscrit l'unique but de la rencontre. Une victoire symbolique qui permet à l'OM de poursuivre sa course au podium. Face à Lille, les Marseillais profitent ensuite de l'expulsion d'un joueur nordiste dès la 32e minute. Pourtant, les Lillois ouvrent le score. Under finit par égaliser à la 75e minute : 1-1. À Bollaert, l'OM s'impose 2-0 et confirme ses ambitions. En match en retard contre Lyon, Guendouzi ouvre rapidement le score dès la dixième minute. Mais Marseille réalise une deuxième période catastrophique et laisse les Lyonnais retourner complètement la rencontre : défaite 2-1. Quelques jours plus tard, Angers débarque au Vélodrome et frappe deux fois en seulement onze minutes. Milik sonne alors la révolte. L'attaquant polonais inscrit un triplé et participe activement au spectaculaire retournement de situation. Marseille finit par l'emporter 5-2 et récupère la deuxième place. Metz est ensuite battu 2-0 en Lorraine. Mais l'OM est incapable de maintenir une dynamique constante. Clermont vient s'imposer 2-0 au Vélodrome. À Troyes, Marseille semble tenir sa victoire mais concède l'égalisation dans les dernières secondes : 1-1. Puis Monaco s'impose 1-0 au Vélodrome. La colère gronde chez les supporters. L'OM a désormais perdu pas moins de 22 points à domicile. À l'approche de la dernière ligne droite, les Marseillais réagissent. Brest est balayé 4-1. Puis Nice, concurrent direct pour le podium, est battu 2-1. À Saint-Étienne, les Olympiens s'imposent 4-2 et précipitent encore davantage les Verts vers la descente. Montpellier ne résiste pas davantage : 2-0 après seulement 20 minutes de jeu, l'affaire est déjà pliée. Puis arrive le déplacement au Parc des Princes. Comme souvent, la rencontre face au PSG fait polémique. Entre penalty contesté et but refusé, le sentiment d'injustice domine côté marseillais. Le PSG finit par s'imposer 2-1. Au terme d'une rencontre très tendue, Marseille bat Nantes 3-2 et conserve sa deuxième place. Reims est ensuite battu 1-0 grâce à Gerson. Mais Lyon vient une nouvelle fois gâcher la fête. Avec l'aide de la VAR, les Lyonnais corrigent un OM encore fortement remanié : 0-3 au Vélodrome. La victoire à Lorient, 3-0, permet toutefois aux Marseillais de rester dans la course au podium. À Rennes, l'OM joue gros. Les Bretons s'imposent 2-0 et font tomber Marseille à la troisième place. Le podium est désormais menacé. Mais cette saison, le scénario réserve encore un dernier rebondissement. Pour la dernière journée, Marseille reçoit Strasbourg. Les Olympiens ne tremblent pas et s'imposent largement 4-0. Il faut alors attendre le résultat de Monaco. Et le destin va sourire aux Marseillais. Dans les dernières secondes du match de Monaco, Ignatius Ganago marque pour Lens. Le but offre le match nul aux Monégasques. Conséquence : l'OM termine deuxième. Marseille retrouve officiellement la Ligue des champions. Une qualification arrachée au bout du suspense qui déclenche une immense joie dans les tribunes et dans toute la ville. En Coupe de France, Marseille commence son parcours contre Le Cannet-Rocheville. Le club amateur surprend les Olympiens en ouvrant le score après seulement un quart d'heure. Mais l'expulsion de Lheb à la 40e minute change le visage de la rencontre. Arkadiusz Milik inscrit un triplé et permet à Marseille de finalement s'imposer 4-1. En 16es de finale, l'OM ne tremble pas contre Chauvigny, pensionnaire de National 3. Milik, Under et Harit trouvent le chemin des filets et Marseille l'emporte 3-0. En huitièmes, les Olympiens retrouvent Montpellier. Le match est beaucoup plus compliqué que prévu. Milik inscrit une nouvelle fois son nom sur la feuille de match, mais Marseille doit finalement attendre la séance des tirs au but pour obtenir sa qualification. En quarts de finale, le tirage offre une nouvelle confrontation avec Nice. Cette fois, il n'y aura pas de miracle. Bard marque contre son camp dès la troisième minute et semble lancer Marseille vers une nouvelle qualification. Mais Nice réagit brutalement. Les Aiglons renversent complètement la rencontre et infligent un sévère 4-1 aux Marseillais. L'aventure en Coupe de France s'arrête en quarts de finale.
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2022/2023 Le 1er juillet 2022, Jorge Sampaoli quitte l'Olympique de Marseille. Après une saison qui avait permis au club de retrouver la Ligue des champions, l'entraîneur argentin décide de partir. Pour lui succéder, la direction marseillaise choisit Igor Tudor. Comme chaque été à Marseille, l'effectif est profondément remanié. Plusieurs joueurs quittent le club : Kamara, Saliba, Harit, Perrin, Mandanda, Radonjic, Henrique, Peres, Targhalline, Gonzalez, Lirola, De la Fuente, Strootman, Amalvit, Milik et Caleta-Car. Dans le sens inverse, les dirigeants olympiens misent sur une nouvelle génération et recrutent notamment Gigot, Elmaz, Van Neck, Mughe, Touré, Mbemba, Nyakossi, Suarez, Blanco, Clauss, Tavares, Veretout, Sanchez, Bailly, Kaboré et... Harit, finalement de retour à Marseille. Après quelques matchs amicaux, le championnat reprend le 7 août. Pour sa première journée, Marseille reçoit Reims au Vélodrome et livre une prestation quasiment parfaite. Quatre buts inscrits, un seul encaissé : 4-1. À Brest, en revanche, les Olympiens se montrent beaucoup moins dangereux et doivent se contenter du match nul (1-1), avec notamment un but exceptionnel de Lees-Melou. Dans un Vélodrome en ébullition, les hommes de Tudor doivent batailler pour venir à bout de Nantes (2-1). Puis ils se promènent à Nice (0-3) avant de s'imposer difficilement contre Clermont (1-0). Cette victoire permet à l'OM de rester co-leader. A Auxerre, Marseille confirme avec une nouvelle victoire (0-2), même si la rencontre est malheureusement éclipsée par les violences entre supporters avant le coup d'envoi. Puis Lille tombe à son tour au Vélodrome (2-1). Le 10 septembre 2022, après sept journées, l'Olympique de Marseille compte 19 points. Jamais dans son histoire le club n'avait réalisé un aussi bon début de championnat. Pourtant, Rennes va commencer à enrayer la belle mécanique. Mené au score à la suite d'un but contre son camp de Mattéo Guendouzi, Marseille parvient à revenir grâce... à Guendouzi lui-même (1-1). À Angers, l'OM reprend sa marche en avant avec une victoire nette (0-3) et reste invaincu en championnat. Ajaccio devient le premier club à faire tomber Marseille (1-2). Une défaite d'autant plus particulière que Dimitri Payet inscrit ce soir-là son 100e but en Ligue 1. Les Marseillais se créent de belles occasions, mais Paris frappe juste avant la pause. Neymar inscrit l'unique but de la rencontre. Samuel Gigot est expulsé en seconde période. Et la chute continue. Lens, autre prétendant au podium, s'impose au Vélodrome (0-1), sur un nouveau but contre son camp de Balerdi. À Strasbourg, Marseille pense pourtant avoir fait le plus dur. Longtemps devant au score à la Meinau, les Olympiens vont une nouvelle fois faire preuve de fébrilité. Oubliant que les matchs durent 90 minutes, ils craquent en fin de rencontre et encaissent deux buts en seulement quinze minutes (2-2).Mais Marseille va trouver les ressources pour réagir. Lors du derby des Olympiques, pour la 14e journée, les Marseillais arrachent une victoire courte, mais ô combien précieuse. Ce succès stoppe leur chute et relance la machine. Et quelques jours plus tard, l'OM réalise un véritable hold-up à Monaco. Dans les arrêts de jeu, les hommes de Tudor s'imposent 3-2 au terme d'un scénario complètement fou. Mais la soirée est assombrie par une terrible image : après un violent contact, Amine Harit reste longuement au sol avant d'être évacué sur civière.Le football s'arrête pour laisser place à la Coupe du monde au Qatar. Le 29 décembre, la compétition reprend. Toulouse est balayé 6-1 au Vélodrome. Une véritable démonstration qui permet aux Marseillais de remonter à la troisième place. Montpellier tombe à son tour (1-2), puis Troyes (0-2) et Lorient (3-1). La première moitié de saison s'achève. Avec 42 points, l'Olympique de Marseille réalise son meilleur total au XXIe siècle à l'issue des matchs aller. Un point de plus que l'équipe de Marcelo Bielsa en 2014, qui avait pourtant été sacrée championne d'automne.Malgré un nul frustrant contre Monaco au Vélodrome (1-1), les Marseillais conservent leur troisième place. Puis ils repartent de l'avant avec une victoire à Nantes (0-2). Mais le derby de la Méditerranée rappelle brutalement que cette équipe reste fragile. Nice s'impose au Vélodrome (1-3), dans une rencontre où l'on peut se demander si les esprits marseillais n'étaient pas déjà tournés vers le grand rendez-vous qui arrive : la Coupe de France et le PSG. Mais l'OM ne baisse pas les bras. Victoire à Clermont (0-2). Marseille revient alors à cinq points du Paris Saint-Germain. À Toulouse, au terme d'un match spectaculaire, les hommes de Tudor s'imposent 3-2 et confirment leur deuxième place. Cinq points seulement séparent alors les deux frères ennemis du football français. Paris, leader, Marseille, deuxième. Le Vélodrome attend est bouillant. Mais une fois encore, le PSG est impitoyable. Mbappé en sera le bourreau et Paris s'impose 3-0. Cette fois, le message est clair : l'OM ne sera pas champion cette saison. Les Marseillais réagissent pourtant immédiatement à Rennes (0-1). Mais à domicile, les vieux démons réapparaissent. Contre Strasbourg, l'OM concède deux buts en seulement deux minutes et doit se contenter d'un match nul (2-2). Loin du Vélodrome, Marseille continue pourtant d'être redoutable. À Reims, les hommes de Tudor s'imposent (0-1). Mais à domicile, les points continuent de s'envoler. Montpellier repart avec le nul (1-1). Puis Lorient et Marseille se quittent sur un triste 0-0. Cette nouvelle contre-performance permet à Lens de reprendre la deuxième place. Enfin, le Vélodrome retrouve le goût de la victoire contre Troyes (3-1). Puis vient un rendez-vous que tout le peuple marseillais au Groupama Stadium Marseille met fin à seize ans de disette en s'imposant 2-1. L'OM enchaîne ensuite avec une victoire contre Auxerre (2-1). Le 6 mai 2023, Lens reçoit Marseille, un véritable match de gala entre deux prétendants au podium. Mais la rencontre est ternie par des décisions arbitrales particulièrement contestées. Lens s'impose 2-1 et prend une option décisive sur la deuxième place. Marseille tente de réagir contre Angers et s'impose 3-1. Lille va définitivement mettre fin aux espoirs marseillais. L'OM s'incline 2-1 dans une rencontre où la VAR fait une nouvelle fois parler d'elle. Ce match aurait pourtant dû être une grande fête. Les supporters marseillais avaient préparé un hommage aux héros de Munich. Mais la nouvelle génération n'est pas à la hauteur de l'événement. La défaite vient gâcher la soirée. La deuxième place s'éloigne définitivement. Et avec elle, une partie du rêve. Quelques semaines plus tard, le 1er juin 2023, Igor Tudor annonce son départ de l'Olympique de Marseille au terme de la saison, invoquant des " raisons privées et professionnelles ". Le Croate quitte donc le club après seulement une saison. À l'image de Didier Deschamps avant lui, Tudor estime qu'" un an à l'OM, c'est comme deux ou trois ans ailleurs ". Une phrase qui résume finalement assez bien ce qu'est Marseille. Pour sa dernière sur le banc olympien, l'équipe est déjà en roue libre. Et comme pour refermer définitivement cette saison mouvementée, l'OM s'incline une dernière fois à Ajaccio (1-0). Troisième défaite consécutive. L'OM termine troisième. Pour les 32es de finale de la Coupe de France, l'Olympique de Marseille se déplace à Hyères avec une seule ambition : poursuivre son rêve. Mais très vite, le scénario se complique. Dès le premier quart d'heure, Éric Bailly est expulsé. L'OM doit alors jouer à dix pendant une grande partie de la rencontre. Mais les hommes de Tudor ne tremblent pas. Ils résistent, frappent au bon moment et s'imposent finalement 2-0. Le piège est évité. Au tour suivant, c'est Rennes qui se présente sur la route des Olympiens. Une nouvelle fois, le match est fermé, accroché, indécis. Marseille trouve la solution. Mattéo Guendouzi inscrit l'unique but de la rencontre et envoie l'OM en quarts de finale. Mais cette fois, le tirage ne pardonne pas. Face aux Marseillais se dresse le Paris Saint-Germain. Le Classique. Un quart de finale. Le Vélodrome en fusion. Et, derrière cette rencontre, un rêve qui commence à prendre forme : celui d'aller chercher cette Coupe de France et de retrouver enfin le Stade de France. Les Olympiens livrent alors l'un de ces matchs dont Marseille a le secret. Alexis Sanchez ouvre le score et fait chavirer le Vélodrome. Paris vacille. Mais juste avant la pause, Sergio Ramos remet les deux équipes à égalité. Et puis, à la 57e minute, Ruslan Malinovskyi surgit. Une frappe. Un but. Une explosion. Le Vélodrome devient fou. Marseille tient son exploit. Le PSG est éliminé. Et soudain, le chemin vers le Stade de France paraît grand ouvert. Face à Annecy, pensionnaire de Ligue 2, on pense que l'affaire sera vite pliée. Mais, comme d'habitude, l'OM retombe dans ses travers. Il faut attendre les toutes dernières secondes pour voir le jeune Régis Mughe, minot de l'OM entré à la 89e minute, inscrire le but qui permet aux Phocéens d'arracher les tirs au but. Le Vélodrome respire à nouveau. Les tirs au but vont décider du destin de l'OM. Le premier tireur d'Annecy manque sa tentative. Le miracle semble encore possible. Mais quelques instants plus tard, Nuno Tavares l'imite. La séance continue. Les tireurs avancent un par un. Et finalement, vient le tour de Leonardo Balerdi. Huitième tireur marseillais,son tir ne trouve pas le chemin des filets. Annecy poursuit son aventure. Encore une Coupe de France qui semblait à portée de main. Encore un rêve qui s'effondre au pire moment. Encore cette sensation terrible d'être passé tout près de quelque chose d'immense. Pour le peuple marseillais, le coup est terrible. Parce que cette Coupe de France, cette fois, on y croyait vraiment. pour le peuple blanc et bleu, c'est une immense, une terrible désillusion. Il devait être le retour du grand OM sur la scène européenne. Il restera finalement comme l'un des plus gros gâchis de la saison. Pour l'année du trentième anniversaire de son sacre en Ligue des champions, Marseille espérait faire vibrer à nouveau le Vélodrome. Au lieu de cela, les Olympiens quittent l'Europe par la petite porte. À Tottenham, les Olympiens sont réduits à dix dès le début de la deuxième mi-temps et finissent par s'incliner en fin de rencontre, avec un doublé de De Andrade. De retour au Vélodrome, les Marseillais ne font pas mieux. Face à l'Eintracht Francfort, une nouvelle erreur défensive leur coûte cher et l'OM s'incline 0-1. Les Phocéens ne font alors rien pour se montrer dignes de cette campagne de Ligue des champions. La victoire face au Sporting Portugal (4-1), dans un Vélodrome à huis clos, permet toutefois d'entretenir l'espoir d'une qualification. Quelques semaines plus tard, les Olympiens s'imposent de nouveau face au club portugais, ce qui leur permet de rêver encore à une place en huitièmes de finale. Mais en s'inclinant 2-1 sur la pelouse de l'Eintracht Francfort, l'OM n'est désormais plus maître de son destin. Une nouvelle fois, la défense montre ses limites et compromet les ambitions marseillaises. Pour leur dernier match, les Olympiens prennent pourtant les devants juste avant la mi-temps. Ils sont rejoints avant l'heure de jeu, mais ce résultat leur permet encore d'espérer être reversés en Ligue Europa. C'est alors que Tottenham, qui n'avait encore jamais gagné en France, assomme l'OM dans les dernières secondes en inscrivant un deuxième but. Les Spurs éjectent ainsi les Phocéens de toute compétition européenne. Trente ans après avoir écrit l'une des plus belles pages du football français, Marseille devait célébrer son histoire. Il devra finalement méditer sur cet immense rendez-vous manqué. Trop fébrile derrière, trop irrégulier dans le jeu et incapable de saisir les occasions qui se présentaient à lui, l'OM n'aura jamais vraiment donné le sentiment d'être à la hauteur de cette Ligue des champions. Pas de printemps européen pour Marseille. Pas de huitième de finale. Pas même de Ligue Europa. Seulement le goût amer d'un immense fiasco.
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2023/2024 Le 3 juillet 2023, l'Olympique de Marseille reprend l'entraînement avec, une nouvelle fois, un nouvel entraîneur. Après le départ d'Igor Tudor, c'est l'Espagnol Marcelino qui est chargé de prendre les rênes de l'équipe. Durant l'été, l'effectif connaît également de nombreux changements. Kondogbia, Harit, Lodi, Moreira, Aubameyang, Sarr et Blanco rejoignent le club pour compenser notamment les départs de Suarez, Milik, Kolasinac, Strootman, Elmaz, Payet et Radonjic. Après plusieurs matchs amicaux destinés à préparer la nouvelle saison, l'OM débute le championnat par une courte victoire au Vélodrome contre Reims (2-1). Mais rapidement, les premiers doutes apparaissent. Les Marseillais sont accrochés à Metz (2-2), tandis que la victoire contre Brest ne convainc guère les supporters. À Nantes, l'OM bénéficie pourtant d'un énorme avantage avec l'expulsion d'un joueur nantais dès la 9e minute. Malgré cette supériorité numérique, les Olympiens ne parviennent pas à s'imposer et concèdent un nouveau match nul (1-1). Quelques jours plus tard, ils sont encore tenus en échec par Toulouse (0-0). Face à ces résultats décevants et au jeu proposé, la tension monte autour du club. Le 18 septembre, une réunion particulièrement tendue se déroule au centre d'entraînement entre la direction olympienne et les représentants des groupes de supporters. À la suite de cette rencontre, la direction décide de se mettre en retrait. Deux jours plus tard, le 20 septembre 2023, Marcelino et son staff quittent le club. Jacques Abardonado est alors chargé d'assurer l'intérim. Pour le Classique face au Paris Saint-Germain, l'OM connaît un véritable naufrage et s'incline lourdement (4-0). Le 27 septembre, le champion du monde italien Gennaro Gattuso est nommé entraîneur de l'Olympique de Marseille. Pour sa première rencontre sur le banc olympien, les problèmes défensifs persistent et l'OM s'incline à Monaco (3-2). Le 9 octobre, les Marseillais retrouvent enfin le chemin de la victoire en dominant largement Le Havre (3-0). Une bouffée d'oxygène bienvenue après plusieurs semaines compliquées. Mais l'air de la Côte d'Azur ne réussit décidément pas aux Olympiens. Après Monaco, ils s'inclinent à Nice (0-1) au terme d'une rencontre où rien ne leur sourit. Le 29 octobre, la rencontre entre l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lyonnais est reportée après le caillassage du bus de la délégation lyonnaise aux abords du stade Vélodrome. Sur le terrain, l'OM continue de piétiner. Nouveau match nul contre Lille (0-0), puis défaite à Lens (0-1), une nouvelle fois après avoir encaissé un but dans les dernières secondes. À Strasbourg, les Marseillais ne font pas mieux et concèdent encore le nul. Gennaro Gattuso laisse alors éclater sa colère et ne mâche pas ses mots pour qualifier la prestation de son équipe. Puis, enfin, le déclic semble intervenir. L'OM s'impose contre Rennes (2-0), puis domine Lyon (3-0) lors du match en retard. Les Olympiens enchaînent avec une victoire à Lorient (2-4), puis contre Clermont (2-1), revenant ainsi à quatre points du podium. Pour leur dernier match de l'année, les Marseillais sont toutefois accrochés par Montpellier (1-1). En début d'année 2024, les vieux démons ressurgissent. Face à Strasbourg, l'OM concède encore un but en fin de rencontre et laisse échapper deux points (1-1). Contre Monaco, malgré une longue période passée en supériorité numérique, puis même à neuf contre onze, les Olympiens ne parviennent pas à faire la différence et doivent se contenter d'un nouveau nul (2-2). Puis vient le déplacement à Lyon. Affligeant de bout en bout, l'OM s'incline (1-0) et chute à la huitième place du championnat. Le 6 février, les leaders des groupes de supporters participent à une réunion avec les joueurs afin d'évoquer leur mécontentement face aux dernières prestations de l'équipe. Ce rendez-vous intervient au lendemain d'une autre réunion organisée entre la direction marseillaise et les joueurs au centre d'entraînement. Sur le terrain, rien ne s'arrange. L'OM est incapable de prendre le dessus sur Metz et concède le nul (1-1). À Brest, malgré une nouvelle fois une supériorité numérique, les Marseillais encaissent encore un but dans les dernières minutes et s'inclinent (1-0). Le 20 février 2024, l'Olympique de Marseille annonce le départ de Gennaro Gattuso. Pour tenter de sauver une saison qui semble partir à la dérive, Jean-Louis Gasset est nommé entraîneur avec une mission de 100 jours. L'ancien sélectionneur de la Côte d'Ivoire doit immédiatement redresser une équipe en plein doute. Le changement est spectaculaire. Dans le derby contre Montpellier, l'OM retrouve des couleurs et s'impose largement (4-1), avec notamment un nouveau doublé de Pierre-Emerick Aubameyang. Les Marseillais enchaînent avec une impressionnante victoire à Clermont (1-5), puis dominent Nantes (2-0), avec encore un doublé de leur attaquant gabonais. Le 18 mars, Rennes met toutefois fin à cette belle série en s'imposant (2-0). Puis vient une nouvelle désillusion contre le PSG. Même réduits à dix, les Parisiens finissent par s'imposer au Vélodrome (0-2). La défaite à Lille (3-1) éloigne définitivement l'OM de la course à la Ligue des champions. Les Marseillais arrachent ensuite le nul à Toulouse (2-2), puis contre Nice (2-2). La victoire face à Lens (2-1) permet néanmoins de croire encore à une qualification européenne. Contre Lorient, alors englué dans les profondeurs du classement, l'OM s'impose sans véritablement briller (3-1). Mais la défaite à Reims (1-0), la dixième de la saison en championnat, complique sérieusement les ambitions européennes des Marseillais. Il n'y aura finalement pas de miracle. Malgré une victoire au Havre (1-2) lors de la dernière journée, l'Olympique de Marseille termine le championnat à la huitième place. Le 7 janvier 2024, l'OM fait son entrée en Coupe de France. Comme souvent cette saison, Pierre-Emerick Aubameyang joue les sauveurs. Grâce à son but, les Marseillais évitent le piège de Thionville (0-1). Au tour suivant, au Roazhon Park, l'OM retrouve Rennes. La rencontre se termine par une interminable séance de tirs au but, qui tourne finalement à l'avantage des Bretons (9-8). Les Marseillais perdent également deux joueurs sur blessure.Une nouvelle fois, l'OM quitte prématurément la Coupe de France, incapable d'aller au bout d'une compétition qui semblait pourtant accessible. Le 9 août 2023, l'Olympique de Marseille commence sa campagne de qualification pour la Ligue des champions. Le rodage est difficile et les Marseillais s'inclinent sur la pelouse du Panathinaïkos (1-0). Pour le match retour, le Vélodrome affiche complet. Dans une ambiance exceptionnelle, l'OM pense avoir fait le plus dur en inscrivant deux buts, tous deux signés Pierre-Emerick Aubameyang. Mais dans les arrêts de jeu, les Grecs obtiennent un penalty et reviennent au score. La suite, on la connaît : l'OM est éliminé aux tirs au but et reversé en phase de groupes de la Ligue Europa. Pour son premier match de poule, Marseille réalise une belle performance sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam et arrache un bon point au terme d'un match spectaculaire (3-3), avec notamment un doublé d'Aubameyang. Nouvelle déception lors de la réception de Brighton. Après avoir mené 2-0, les Marseillais voient leur avance fondre et la défense craque une nouvelle fois. Les Anglais égalisent en fin de rencontre sur penalty (2-2). Face à l'AEK Athènes, les Olympiens réagissent et s'imposent avec maîtrise (3-1), prenant ainsi la tête de leur groupe. Une rencontre également placée sous le signe de l'amitié entre les supporters des deux équipes. Au match retour, les Marseillais prennent une nouvelle fois le meilleur sur l'AEK Athènes (0-2) et confortent leur première place. Puis vient un nouveau match complètement fou contre l'Ajax. Dans un Vélodrome en fusion, les Olympiens s'imposent (4-3), grâce notamment à un triplé d'Aubameyang, et assurent leur qualification pour la suite de la compétition. La dernière journée de la phase de groupes est cependant plus compliquée. L'OM s'incline à Brighton (1-0), laissant la première place du groupe aux Anglais. Les Bleu et Blanc doivent alors passer par les barrages pour poursuivre leur aventure européenne. En déplacement au Volksparkstadion de Hambourg pour affronter le Chakhtar Donetsk, les Olympiens se tirent encore une fois une balle dans le pied. Menant à deux reprises au score, ils concèdent l'égalisation dans les dernières secondes (2-2). Cette fois, l'OM relève la tête. Incapables de gagner depuis 46 jours, les Marseillais retrouvent enfin le goût du succès et surtout un état d'esprit conquérant. Ils s'imposent (3-1) et décrochent leur qualification. Confirmant leurs bonnes prestations, les hommes de Jean-Louis Gasset réalisent ensuite une magnifique performance contre Villarreal. Portés une nouvelle fois par un Aubameyang en grande forme, ils s'imposent largement (4-0). Le match retour est beaucoup plus compliqué. Alors qu'ils sont menés 3-0 à partir de la 86e minute, les Marseillais semblent proches de tout perdre. Mais dans le temps additionnel, Jonathan Clauss inscrit un but salvateur qui permet à l'OM d'assurer sa qualification pour les quarts de finale. En quarts, les Olympiens affrontent le Benfica Lisbonne. Malgré une défaite au match aller (2-1), tout reste possible grâce au précieux but inscrit par Aubameyang. Au retour, le Vélodrome est en ébullition. Dans une ambiance extraordinaire, les hommes de Jean-Louis Gasset parviennent à renverser la situation. Cette fois, la séance de tirs au but tourne du bon côté. Pau Lopez se montre décisif et permet à l'OM de décrocher sa qualification pour les demi-finales. Le rêve continue. Le 2 mai, l'Olympique de Marseille reçoit l'Atalanta Bergame en demi-finale aller. Malgré une domination marseillaise par séquences et une prestation globalement supérieure à celle de son adversaire, l'OM ne peut faire mieux qu'un match nul (1-1). Le match retour tourne malheureusement au cauchemar. Face à une défense marseillaise en grande difficulté, les attaquants lombards se montrent particulièrement inspirés et l'Atalanta finit par éliminer l'OM. Cette fois encore, Marseille échoue à la dernière marche.
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2024/2025 Après une saison précédente décevante et sans qualification européenne, l'Olympique de Marseille décide de repartir sur de nouvelles bases. Pour combler ce manque et relancer un projet sportif ambitieux, le club phocéen remanie une nouvelle fois une grande partie de son effectif. Sur le banc, Roberto De Zerbi devient le nouvel entraîneur et incarne ce nouveau cycle. L'été est particulièrement animé sur la Canebière. Carboni, Bennacer, Koné, Meïté, Rabiot, Rulli, De Lange, Cornelius, Højbjerg, Greenwood, Brassier, Wahi et Maupay, prêté, arrivent. Rowe rejoint également l'OM sous forme de prêt. Une véritable révolution est opérée dans l'effectif marseillais. Pour la première journée, l'OM se déplace à Brest avec l'ambition de frapper fort. Les Marseillais ne tardent pas à se mettre en évidence : dès la troisième minute, Mason Greenwood ouvre le score. Les hommes de De Zerbi ne relâchent jamais leur pression et s'imposent finalement 5-1. Le deuxième rendez-vous au Vélodrome est beaucoup plus compliqué. Face à Reims, les Olympiens concèdent un nul spectaculaire, 2-2. Ils réagissent immédiatement à Toulouse avec une victoire convaincante, 3-1. Greenwood se distingue une nouvelle fois avec un doublé. Puis vient une soirée particulière au Vélodrome. Pour les 125 ans de l'Olympique de Marseille, les 40 ans des Ultras et les 30 ans des MTP, les joueurs de De Zerbi s'offrent le derby de la Méditerranée face à Nice. Une victoire 2-0 vient couronner cette soirée anniversaire.À Lyon, la rencontre bascule dès la cinquième minute lorsque Leonardo Balerdi quitte ses partenaires après avoir été expulsé. Malgré cette infériorité numérique, l'OM refuse de céder. Gerónimo Rulli devient le héros de la soirée en stoppant un penalty de Lacazette. Dans les dernières secondes, Jonathan Rowe délivre finalement les siens et offre une victoire incroyable aux Marseillais, 3-2. Mais cette belle dynamique ne dure pas. Strasbourg marque un premier coup d'arrêt. Les Olympiens restent néanmoins au contact du sommet, à seulement trois points du duo de tête composé du PSG et de Monaco. Une nouvelle contre-performance intervient au Vélodrome contre Angers, avec un nul 1-1. Quelques jours plus tard, les Marseillais se rassurent de la plus belle des manières à Montpellier. Il ne faut que 48 secondes à Elye Wahi pour lancer le festival offensif. L'OM s'impose finalement 5-0. Le 27 octobre restera comme l'une des soirées les plus noires de la saison. Le Vélodrome affiche complet : 66 115 supporters sont présents pour le choc face au Paris Saint-Germain. Mais le scénario tourne rapidement au cauchemar. João Neves ouvre le score dès la septième minute. Onze minutes plus tard, Amine Harit est expulsé, laissant ses partenaires à dix. Le match devient alors pratiquement impossible pour les Marseillais. Balerdi marque contre son camp à la 29e minute, avant que Bradley Barcola ne porte le score à 3-0 à la 40e. L'OM est inexistant et rejoint les vestiaires avec trois buts de retard. Une humiliation qui laisse des traces. Les Olympiens réagissent néanmoins en s'imposant à Nantes, 2-1, ce qui leur permet de récupérer la deuxième place. Mais une nouvelle catastrophe les attend au Vélodrome. Face au promu Auxerre, Marseille vit une première période cauchemardesque. En seulement 45 minutes, les Bourguignons donnent une véritable leçon aux joueurs marseillais. La défaite est lourde et l'entraîneur italien explose. Roberto De Zerbi, particulièrement remonté, va jusqu'à menacer de quitter le club. Le message semble cependant avoir été entendu. Les Marseillais se ressaisissent et enchaînent une série particulièrement convaincante : victoire contre Lens (3-1), succès face à Monaco (2-1), victoire à Saint-Étienne (0-2), nul contre Lille (1-1), carton face au Havre (5-1) et succès à Rennes (1-2). Cette série permet à l'OM de consolider sa deuxième place et de revenir à quatre points du PSG. Mais l'OM version De Zerbi reste fidèle à lui-même : capable du meilleur comme du pire. Strasbourg tient les Marseillais en échec (1-1), avant que Nice ne s'impose 2-0. Les Olympiens se reprennent contre Lyon, avec une victoire 3-2, puis battent Angers 2-0. Saint-Étienne est ensuite balayé 5-1. Mais Auxerre devient véritablement la bête noire de la saison. Les Bourguignons corrigent une nouvelle fois les Marseillais, cette fois sur le score de 3-0, profitant notamment des énormes défaillances de la défense olympienne. L'OM se reprend contre Nantes avec une victoire 2-0. Puis arrive un nouveau rendez-vous important. Pour son deuxième match à domicile, à une semaine du " clasico " au Parc des Princes, Marseille reçoit un adversaire qu'il ne parvient pas à battre. Au terme d'une rencontre particulièrement décevante, les Olympiens s'inclinent 1-0 dans les dernières secondes du temps réglementaire. Une défaite qui laisse le sentiment que les esprits sont déjà tournés vers Paris. Au Parc des Princes, malgré une prestation solide, il n'y aura pas de miracle. Le PSG s'impose 3-1. La crise couve à nouveau. Reims, pourtant candidat au maintien et muet depuis sept rencontres, vient alors humilier les Marseillais. L'OM s'incline 3-1 et voit ressurgir les vieux démons à l'approche du sprint final. Alors que la pression devient de plus en plus forte, Adrien Rabiot prend ses responsabilités. Grâce notamment à son influence, Marseille s'impose 3-2 contre Toulouse et se donne un peu d'air. Mais une nouvelle gifle intervient immédiatement. Monaco, concurrent direct, vient s'imposer 3-0. Les Marseillais perdent leur deuxième place et voient leur qualification en Ligue des champions sérieusement menacée. Le sprint final est lancé. Cette fois, les joueurs de De Zerbi répondent présents. Montpellier est battu 5-1, puis Brest tombe à son tour, 4-1. Entre les deux, Marseille concède un nul 1-1 à Lille, autre candidat au podium. Ces résultats permettent aux Olympiens de rester deuxièmes. Puis vient le déplacement au Havre. Marseille s'impose 3-1 et valide officiellement son retour en Ligue des champions. Mais la rencontre est marquée par de graves incidents en tribunes. La situation devient suffisamment tendue pour que des supporters des deux équipes, y compris des enfants, pénètrent sur la pelouse afin de se protéger. Une soirée chaotique pour une qualification pourtant essentielle. Pour conclure cette saison mouvementée, l'OM reçoit Rennes au Vélodrome. Et pour une dernière fois, les Marseillais offrent un véritable spectacle à leur public. Victoire 4-2, avec des doublés d'Adrien Rabiot et de Mason Greenwood. L'attaquant anglais termine la saison comme meilleur buteur de Ligue 1 avec 21 réalisations, à égalité avec Ousmane Dembélé du PSG. Mais cette dernière soirée est également celle des adieux. Steve Mandanda dispute son dernier match et reçoit une immense ovation du Vélodrome. Les supporters marseillais n'ont pas oublié ses 613 apparitions sous le maillot blanc. Une page se tourne. Cette saison aura finalement parfaitement résumé l'OM : spectaculaire, imprévisible, passionnel et profondément irrégulier. Malgré toutes ces turbulences, les Marseillais atteignent leur objectif principal : retrouver la Ligue des champions. Le 23 décembre, l'OM fait son entrée en Coupe de France en 32es de finale avec un déplacement à Geoffroy-Guichard. Face à Saint-Étienne, les Marseillais ne tremblent pas. Ils s'imposent largement 4-0 dans un stade mythique. Les Verts vont pourtant offrir un sérieux coup de pouce à leurs adversaires. Ibrahim Sissoko est expulsé dès la 21e minute après une altercation avec Balerdi, laissant Saint-Étienne terminer la rencontre à dix. Au tour suivant, l'affiche est beaucoup plus relevée : Lille se présente au Vélodrome, archi-comble. Les Nordistes prennent rapidement l'avantage grâce à Haraldsson. Marseille pousse et croit finalement arracher la prolongation lorsque Luis Henrique égalise dans les toutes dernières secondes. Mais le rêve s'arrête lors de la séance de tirs au but. Lille s'impose 5-3 et élimine l'OM. Une saison à l'image de Marseille.
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